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01 avril 2010

Taxe Carbone classe politique décrédibilisée

Hervé Nifenecker


Taxe carbone

C'est toute la classe politique qui s'est décrédibilisée



jeudi 01 avril 2010


Nicolas Sarkozy comparait la création de la taxe carbone à l'abolition de la peine de mort, avant de reporter, sine die, son entrée en vigueur. Comment expliquer ce changement de cap? Les explications d'Hervé Nifenecker.

Le gouvernement a annoncé qu'il renonçait à la mise en oeuvre de la taxe carbone en attendant que les autres états européens décident de la mettre en application, et que soit instituée une taxe carbone à la frontière. En fait, ces conditions n'ont pratiquement aucune chance d'être remplies.

L'instauration d'une taxe Carbone à la frontière européenne serait sans doute re-toquée par l'OMC.


De plus, sur quel critère l'établir?

Le plus juste serait sans doute la quantité de CO2 émis par habitant. D'après l'AIE (Agence Internationale de l'Energie), les émissions sont de 10,97 tonnes de CO2 par habitant pour l'ensemble des pays de l'OCDE (5,81 pour la France, 9,71 pour l'Allemagne, 9,68 pour le Japon, 19,10 pour les USA) mais seulement de 4,56 pour la Chine. Il serait donc légitime que ce soit la Chine qui ait le droit de prélever une taxe à ses frontières sur les pays de l'OCDE. S'il s'agit pour les 27 Etats de l'Union de se mettre d'accord sur un montant de taxe commune, on peut craindre que l'unanimité nécessaire en matière de fiscalité ne soit jamais atteinte.


Il s'agit donc bien d'une décision de renoncement pure et simple, sans analyse sérieuse et dans la précipitation, pour des raisons de politique politicienne. A juste titre, Michel Rocard considère que le gouvernement aurait pu conditionner la mise en place de la taxe carbone à une accélération de la mise aux enchères des quotas au niveau européen. On doit saluer, au passage, la prise de position très claire et pédagogique de l'ancien Premier Ministre faite sur France Inter (le 24 mars) et dans « Le Monde ».  De même, on apprécie à sa juste valeur le courage de Madame Jouanno, qui a regretté la prise de position du gouvernement en termes particulièrement sentis.

Dans cette affaire, le gouvernement n'est pas le seul à s'être décrédibilisé :

  • Le Parti Socialiste s'est opposé dès le départ à la taxe carbone en lui reprochant d'être socialement injuste, mais en « oubliant » que la redistribution intégrale du produit de la taxe prélevée sur les particuliers sous forme de chèques « verts » la transformait, en réalité, en système de bonus-malus à somme nulle et lui donnait un rôle plutôt re-distributeur dans la mesure où, en moyenne, les forts revenus consomment plus de combustibles fossiles que les faibles. Rien n'empêchait le PS de chercher à améliorer les décrets d'application. La politique "politicienne" a pris le dessus et on ne peut que le regretter.
  • Les Verts et Europe Ecologie ont fait la fine bouche en exigeant une taxe plus lourde et en dénonçant la non-taxation de l'électricité et les diverses dérogations. Comme on pouvait s'y attendre, cette surenchère joua le rôle du pavé de l'ours. Pourquoi ne pas avoir soutenu la taxe en la considérant comme une première étape ? Plus pur que nous tu meurs....
  • Le MEDEF fit preuve, en cette occasion, d'un aveuglement coupable. En effet, si le montant de la taxe prélevée sur les entreprises hors quota avait été remboursé sous forme d'allègement de charges sociales leur compétitivité, loin d'en être menacée, eut été améliorée !
  • Plutôt que de se mettre vent debout contre la taxe, les agriculteurs et les pêcheurs auraient pu demander que les agro-carburants leur soient réservés, ce qui les aurait mis à l'abri des fluctuations du prix du gazole.

Il est clair que, après les déclarations péremptoires du Président de la République comparant l'institution de la taxe carbone à l'abolition de la peine de mort, l'abandon de la taxe ôtera beaucoup de leur poids aux interventions de la France dans les discussions climatiques.

Ceci est d'autant plus regrettable que, de par son mix électrique peu émetteur de CO2 (90% de notre électricité est produite sans émission de CO2), l'efficacité d'une taxe carbone aurait été particulièrement grande dans notre pays. Par exemple, le développement d'un parc de voitures électriques aurait un impact immédiat sur nos émissions de CO2, au contraire de ce qui pourrait se passer dans des pays comme l'Allemagne, où l'électricité est essentiellement produite par des centrales à charbon. La même chose peut être dite d'un passage du chauffage au fioul et au gaz au chauffage électrique (autant que possible avec pompe à chaleur).

En fin de compte, comme l'a dit Michel Rocard, une augmentation du prix des combustibles fossiles est inéluctable.

Renoncer à la taxe carbone, c'est reculer pour mieux sauter.

 

30 mars 2010

Pacte écologique Nicolas Hulot

Pacte écologique


Taxe carbone


Notre terre, notre planète


Ce matin dans ma boîte aux lettres, un mail....Je propose à mes visiteurs de le lire !



"Cher-e-s ami-e-s,

En 2007, vous avez signé, comme 750 000 Français le Pacte écologique porté par la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme. Votre mobilisation sans précédent a permis d'obtenir l'engagement de Nicolas Sarkozy, de 9 autres candidats à la présidentielle, et de plus de 400 députés et sénateurs de faire de l'environnement une priorité de l'action publique. Des avancées concrètes ont été obtenues : création d'un n°2 du gouvernement en charge du développement durable, les conclusions du Grenelle de l'Environnement et le vote à l'unanimité de la loi Grenelle I... qui ont suscité beaucoup d'espoir.
Le Pacte Ecologique n'est plus respecté

Avec le Grenelle de l'Environnement, nous pensions le constat partagé, nous pensions pouvoir nous concentrer sur la recherche de solution, il n'en est rien. Les mots clefs des années à venir sont désormais exclusivement la compétitivité, l'emploi, la santé comme si toutes ces problématiques ne dépendaient pas profondément de l'état de notre environnement. Le développement durable n'est décidément pas l'axe structurant de l'ensemble des politiques publiques. C'est au mieux un axe parmi d'autres : l'économie, le social, l'agriculture, la culture. Au pire, un axe opposé aux autres. Le discours dominant redevient celui d'il y a plusieurs années : la réponse aux défis écologiques est de nouveau systématiquement opposée à la compétitivité économique et à la protection des emplois. L'environnement redevient un simple enjeu électoral, une variable d'ajustement. Ce n'est pas l'esprit du Pacte écologique.

Il nous faut changer de modèle économique, poser les bases d'une croissance sélective, ancrées sur la préservation et un meilleur partage des ressources naturelles. Les emplois, la compétitivité des entreprises, sont menacés par les crises environnementales. La raréfaction des ressources énergétiques, la destruction des écosystèmes vont accentuer la vulnérabilité des plus faibles d'entre nous, fragiliser nos économies et nos démocraties et générer de nouvelles sources d'affrontements. C'est ce que n'ont pas compris la plupart des responsables politiques et économiques.
Une suspension nécessaire pour plus d'efficacité

C'est pourquoi, la Fondation Nicolas Hulot décide de suspendre sa participation aux groupes de travail mis en place par le gouvernement jusqu'à ce que des décisions fortes remettent le développement durable au cœur des politiques publiques. Depuis 3 ans, nous participons activement à de nombreux groupes de travail du gouvernement, notamment issus des Grenelle de l'Environnement et de la Mer, afin de faire émerger des solutions concrètes. Or, les récentes déclarations des responsables politiques montrent que l'engagement des parties prenantes aux groupes de travail gouvernementaux est de moins en moins suivi d'effets. Il nous apparaît donc absolument nécessaire d'analyser les raisons du recul que nous vivons et d'évaluer nos modes d'actions pour nous tourner vers plus d'efficacité, pour concentrer nos forces là où elles sont utiles et pour nous préparer aux échéances où nous pourrons faire la différence.

Nous sommes convaincus que la mutation environnementale ne se fera que dans le dialogue et dans le débat. Cependant, l'annonce surprise au lendemain des élections régionales de l'abandon du projet de loi sur la taxe carbone, sans la moindre concertation des parties prenantes, marque non seulement une rupture des ambitions françaises en matière de protection de l'environnement, mais aussi un renoncement au débat tel qu'il a été mis en place avec le Grenelle de l'Environnement. La levée de boucliers de tous bords et la cacophonie qui en a résulté ont largement contribué à ce résultat.
L'écologie ne doit pas être un choix opportuniste

à gauche comme à droite, certains sont convaincus de la nécessité de changement. La Fondation Nicolas Hulot salue ainsi l'action du ministre du développement durable, Jean-Louis Borloo, et de sa secrétaire d'Etat, Chantal Jouanno. Mais dans ce gouvernement comme dans d'autres partis politiques, la conversion à l'écologie n'est trop souvent qu'opportuniste. Cela crée des dégâts importants. Aujourd'hui, les signaux envoyés risquent de briser net l'élan du changement. Dans les entreprises, les collectivités territoriales, les syndicats, les associations et dans votre quotidien vous êtes nombreux à vous être mobilisés, à agir. Cela doit continuer, même si les messages négatifs ou le climato-scepticisme renforcent les résistances.
Nous concentrer sur de nouvelles formes d'actions

Au moment du Pacte écologique, Nicolas Hulot a créé au sein de sa Fondation l'observatoire du Pacte écologique. En 3 ans, nous avons suivi de près l'avancée de nos propositions. Le premier bilan est clairement insuffisant. Il est temps d'inventer de nouvelles formes d'actions, plus proches des acteurs du changement.
La Fondation Nicolas Hulot souhaite poursuivre le dialogue avec l'ensemble des acteurs sociaux économiques, mais aussi politiques qui acceptent de réfléchir sur les solutions du long terme pour préparer l'avenir.

Nous devons analyser les raisons pour lesquelles nos propositions et notre approche n'ont pas été comprises. Nous portons sans doute une part de responsabilité. Nous n'avons pas su expliquer et convaincre de la nécessité d'anticiper les modifications inéluctables du monde du travail, de faire basculer notre fiscalité pour libérer l'emploi et réduire l'utilisation des ressources naturelles.

Avec vous, citoyens signataires du Pacte écologique, nous allons développer le dialogue et l'échange. Nous avons besoin de vos points de vue, de vos analyses, pour être plus efficaces. Tout au long de l'année 2010, la Fondation sera à vos côtés, vous proposant des outils, des actions dans le domaine de la protection de la biodiversité, d'une alimentation plus responsable et de la lutte contre le changement climatique. Prochainement, nous reviendrons vers vous pour connaître vos avis sur les modes d'actions que nous allons mettre en place. Car c'est aussi et surtout par votre engagement que nous répondrons au défi de la crise écologique et climatique pour construire ensemble une société sobre et désirable.
signature

Cécile Ostria
Directrice générale de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l'homme"

30 décembre 2009

Taxe carbone annulée

Conseil Constitutionnel


Taxe carbone

annulation....

Le Conseil Constitutionnel a invalidé la taxe carbone quelques jours avant son entrée en vigueur...

Après le fiasco de Copenhague, je me retire de toutes déclarations concernant notre planète, le temps de me ressourcer.


taxe-carbone-17-euros.html

pacte-ecologique-taxe-carbone.html

30 août 2009

Pacte écologique : taxe carbone

Pacte écologique


Taxe carbone

Ségolène Royal

La Rochelle, université d'été du Parti Socialiste Ségolène Royal s'est exprimée "solennellement" concernant la taxe carbone, elle insiste nous annonçant un "impôt injuste, insupportable, absurde, historiquement décalé dans le temps", Madame Royal juge que cet écotaxe va assommer d'impôts les les familles n'ayant pas le libre choix de rouler propre...

A bien relire son "discours" elle réduit la taxe carbone à la seule utilisation ou non d'une voiture "propre", pour elle des voitures électriques.

Visiblement elle ne sait rien de l'autonomie d'une voiture électrique, par contre elle oublie l'objet de son implication, de sa signature officielle et médiatisée du Pacte écologique de Nicolas Hulot, et le contenu des travaux du Grenelle de l'environnement, s'agit-il de sa part d'une mauvaise régènération, de l'habitude ou de l'ambition personnelle ?

Veut elle faire "bouger les lignes" d'une manière sobre et durable, pour notre pays mais aussi notre planète ? Ou pense-t-elle continuer de mettre en avant des propositions, des excuses, des critiques....ridicules.

Daniel Cohn-Benditt juge par ailleurs les propos de Ségolène Royal de "ridicules", "d'aberrants"...

A titre personnel je suis en parfait accord avec l'idée que ce ne sont pas les plus pauvres qui doivent être les plus pénalisés par une taxe carbone, mais je souhaite aussi que "l'éducation" se poursuive auprès de nous tous, terriens.