Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

24 décembre 2011

Joyeux Noël La guerre est finie John Lenon

 Happy Christmas War is Over 

John Lenon


Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil

Joyeux Noël Merry Christmas

Happy New Year Bonne Année 2012

 

 

John Lenon Happy Christmas War is Over

.....Et moi j'avais 10 ans, le coeur plein d'espoir !!

04 mai 2010

Malgré-Nous le Bonheur

Malgré-Nous


Front Russe

Un berger dans la ville 11

Seconde Guerre Mondiale


Nicolas se retournait, le soleil brûlant balayait son visage à travers cette fenêtre close, il voulait jouir de ce moment, en profiter, par instant il n'avait pas la certitude de vivre la réalité, effacer tous ces démons était irréalisable mais comme ce lit était agréable et Louise si proche...

En ce début de l'automne 1943 Nicolas avait dix-neuf ans, il venait de se marier à la fin du mois de septembre, il était père, sa jambe était guérie, un long voyage et le voilà à nouveau, dans la froidure, en Russie.

Il souhaitait rentrer pour Noël, infaisable ! Ce début d'année 1944 était glacé, beaucoup de soldats mouraient de maladies, de blessures, mais aussi de faim, la rigueur de l'hiver sibérien affaiblissait l'armée allemande jusqu'à la détruire.

Nicolas avait de la chance il avait retrouvé un ami bavarois, Andreas, mais aussi un alsacien qui avait devancé son enrôlement dans cette Wehrmacht, ils l'appelaient Gaston, cet homme était heureux de servir l'Allemagne, ce n'était pas l'ami ni de Klauss, ni de Andréas.

Des morts, des blessés, des désertions, une vie impensable, inimaginable, mon père parlait de Napoléon Bonaparte à ses alter ego, il expliqua comment s'était terminée « la retraite de Russie », cent cinquante ans plus tôt, les soldats allemands croyaient Nicolas car eux aussi ne supportaient plus le climat de cette région.

Après la chaleur de l'été 1944, mais aussi des pluies torrentielles, ils avaient la « satisfaction » de quitter le front, avec trois autres soldats allemands et un cosaque...Ils allaient survivre dans une ferme, attendre un officier qu'il faudra protéger, un noble allemand blessé, accompagné par deux sous-officiers.

......

En 1945 la fuite continuait, une nuit le petit groupe avait trouvé refuge dans un bunker allemand, abandonné depuis peu, avant le levé du jour cet abri bétonné était en partie éclaté par une charge de dynamite...

Ce bunker devait être vide, dans l'explosion, l'un des sous-officiers et l'un des soldats allemands étaient ensevelis dans une masse de béton et l'entrée entièrement obstruée...

17 février 1945, huit hommes, un officier, deux sous-officiers (dont Gaston), cinq soldats (dont le cosaque, Andreas et Nicolas) étaient prisonniers, mais aussi enterrés vivants quelque part en Pologne, personne ne s'en doutait.

Nicolas se bougeait à nouveau, il tentait de se lever sans y parvenir, la camisole était coriace, Louise avait rendez-vous à la Cité Administrative de Strasbourg, une surprise énorme, démesurée et effective...

Le Canada offrait à la ville de Strasbourg quelques dizaines de maisons préfabriquées neuves, en bois avec tout le confort, sanitaires, chauffage, eau chaude...implanté dans un quartier de la ville avec un  jardin, Nicolas et Louise allaient pouvoir y habiter, ils avaient une maison à eux.

Le bonheur !

Un berger dans la ville ...à suivre !

 

Lien d'une réalité

malgre-nous.html

 

à venir

Les notes concernant "Un berger dans la ville"

de 1 à 10

soldats-allemands.html

maman-papa-retour.html

louise-nicolas.html

la-camisole-de-nicolas.html

louise-en-dordogne.html

nicolas-et-moi.html

travail-obligatoire-camp-disciplinaire.html

stupefaction-a-la-fin-de-l-ete-42.html

incorpore-de-force-en-19421.html

helene.html



 

29 avril 2010

Hélène

Hélène née Doderer


Maman de Nicolas

Un berger dans la ville 10

Seconde Guerre Mondiale


Enfermé dans sa camisole, prisonnier dans cette chambre, Nicolas savait qu'il était libre, il n'était plus, séquestré malgré lui, dans cet abri bétonné.

Nicolas jouissait de cette délivrance,  paradoxe, il pensait inlassablement au décès accidentel de sa fille [lien : la-camisole-de-nicolas.html ], il gambergeait pareillement en évoquant le départ, sept mois plus tôt, de sa mère, en décembre 1949.
Hélène et Nicolas s'était embrouillés lors de son retour du front russe en 1943, contrainte, elle était venue au mariage de son Nicolas.

Veuve de guerre, avec une fille [* tante Marguerite], conséquence de la 1ère guerre mondiale, Hélène épousa en seconde noces le père de Nicolas, Auguste. Ce dernier, invalide de guerre, jambe raide, était lui aussi parti très vite.

Hélène était contre cette union,  elle qui faisait parti de la famille des cheminots français, elle habitait près de la gare de Strasbourg avant la seconde guerre mondiale, rêvait pour son fils d'un tout autre mariage.

Les parents de Louise, l'une mosellane, l'autre italien, de nombreux enfants, un métier d'électricien trop moderne pour Hélène, Luisa était de trois ans l'ainée de son fils...

Et malgré Laura, elle était mécontente ! Des années plus tard Louise, ma maman, me disait que ma grand-mère était dure et jalouse.

Nicolas avait salué sa mère avant de repartir au front, mais Hélène, irritée, l'avait congédié, Hélène ne se doutait pas qu'elle n'allait plus revoir son gamin.

A ce moment là, Nicolas pensait cette séparation mal vécue, insignifiante...

Ne sachant comment gérer cet état, Nicolas se dit en souriant, même à sa mort sa mère l'empêcherait de faire la fête les 31 décembre suivants, il se retourna, sa couche était confortable, il fixa la fenêtre à barreaux.

La veille, Nicolas s'était entretenu avec un médecin, mon père savait aujourd'hui comment avait évolué le quotidien, en Alsace, les années après le 11 septembre 1943.

Nicolas était parti vers le front, il y revenait en homme expérimenté et responsable, il avait 19 ans, portait l'uniforme des autres, de l'ennemi et cependant il voulait vivre et traverser cette guerre, il avait décidé de ne plus être blessé.

Il repensait à ces sept longues et interminables années loin de chez lui...

 

soldats-allemands.html

maman-papa-retour.html

louise-nicolas.html

la-camisole-de-nicolas.html

louise-en-dordogne.html

nicolas-et-moi.html

travail-obligatoire-camp-disciplinaire.html

stupefaction-a-la-fin-de-l-ete-42.html

incorpore-de-force-en-19421.html


 

Un berger dans la ville...à suivre

27 avril 2010

Incorporé de force en 1942

Incorporé de force


Malgré-Nous

Un berger dans la ville 9

Front russe

Seconde Guerre Mondiale


Un matin d'octobre 1942...

Tout se déroula dans un logique rigoureuse et implacable, lors d'une permission Nicolas relata que ses envies d'évasion étaient immédiatement étouffées dès les premières heures, les jeunes alsaciens étaient avertis qu'une loi martiale était appliquée, la peine de mort pour les déserteurs, une déportation des membres de la famille...Non ce n'était pas des rumeurs, ni des racontars.

Nicolas était devenu Klauss, il parlait parfaitement la langue de Goethe, mais nous étions dans un tout autre contexte, il tenta de se débrouiller pour gérer son sort mais comme tous les alsaciens, tous les mosellans, il ne pu éviter un départ vers le front de l'est, dans le train, Nicolas se souvenait de cette première évasion avec Louise, quasi deux ans plus tôt, les camps, l'amour...Et maintenant cette nouvelle séparation et toujours cette guerre.

Difficile de s'échapper de l'Allemagne nazie à ce moment là, cantonnés à des centaines de kilomètres de la France, en cette fin d'année ils se retrouvaient en Russie, trois alsaciens, l'un de la Robertsau et un autre de Soufflenheim, personne de la Moselle.

C'était l'hiver, par des températures de - 30 voir - 40°, il était impossible de vivre, la nuit le thermomètre pouvait atteindre - 50° ! Une guerre hivernale mais les habits des soldats n'étaient pas appropriés, aucune habitude, pas d'expérience de ces grands froids.

Nicolas avait rapporté quelques anecdotes, certains hommes portaient des uniformes d'été, du givre se formait autour d'un bol de soupe chaude, par peur de ne pas profiter du peu de repas chaud, des soldats se brûlaient la bouche car la soupe était bouillante, la même action pour le quart de marc de café.

Nicolas racontait avec humour que lorsqu'il urinait, l'urine était gelée dès qu'elle touchait terre, il avait froid tout le temps, la nuit ils dormaient à deux ou à trois pour se réchauffer (toujours avec cette pointe d'ironie qui le caractérisait), les hommes, mais aussi les chevaux, les moteurs des tanks....gelaient.

Un peu plus sérieusement, dans un cercle restreint, il expliquait qu'il avait honte d'être un tel soldat, qu'il n'avait pas osé se sauver !

Toujours sur le ton de la vantardise, Nicolas disait que les soldats ne devaient pas lever les jambes lorsqu'ils se mettaient à terre, lors d'assauts....il insistait avoir recherché cette blessure, cet éclat d'obus dans le mollet qui lui permettait ce rapatriement sanitaire, ce retour vers l'Alsace en été 1943.

 

Laura (dans la poussette), Louise & Nicolas le 12 juillet 1943

IMG.jpg

Il était à Irmstett, il n'avait pas 19 ans, il était papa depuis quelques jours, Laura, Monique était née en juin dernier !

A la fin du mois d'octobre 42, Louise savait qu'elle attendait un bébé, Nicolas avait réceptionné deux lettres mais elle n'avait pas voulu écrire qu'elle attendait un enfant.

Durant cette convalescence, cette permission, ils se marièrent, les voilà le jour de l'aniversaire de Nicolas.

 

Laura dans les bras de sa maman et de son papa qui fête ses 19 ans.

Été 1943 à Irmstett (Alsace)

IMG_0001.jpg

Le jour de cette photo, Nicolas se maintenait avec une chaise avec sa main gauche, afin de poser sans béquilles.

Des informations de plus en plus précises parvenaient aux habitants des zones occupées concernant les horreurs et les crimes qui allaient crescendo dans les mois à venir...Louise et Nicolas, bientôt la séparation !

 

 

soldats-allemands.html

maman-papa-retour.html

louise-nicolas.html

la-camisole-de-nicolas.html

louise-en-dordogne.html

nicolas-et-moi.html

travail-obligatoire-camp-disciplinaire.html

stupefaction-a-la-fin-de-l-ete-42.html

 

Un berger dans la ville...à suivre

 

24 avril 2010

Stupéfaction à la fin de l'été 42

Stupéfaction à la fin de l'été 42


Alsace occupation allemande

Un berger dans la ville 8

Seconde guerre mondiale


Par cette belle soirée de 1950, Louise quittait la chapelle et retourna au village, son père venait de décéder, l'un de ses frères, le plus jeune, né en 1930, était en Indochine, cette autre drôle de guerre.

Jean-Pierre allait lui aussi créer une surprise en 1952, un supérieur lui ordonna de le remplacer dans un avion, alors qu'il devait voler dans le second, ce deuxième appareil se scratcha, le frère de Louise était porté disparu durant une dizaine de jours, un second miracle dans la famille, Jean-Pierre n'était pas mort.

Sa mère et sa dernière sœur allait bientôt retourner à Strasbourg, quitter Irmstett et surtout Nicolas allait revenir, il était vivant...Un revenant qui se faisait soigner dans cette clinique de l'autre côté du Rhin, il allait revenir dans quelques jours...

Elle revoyait ces quelques mois en 1942, danser, chanter, aimer, sous l'occupation allemande



Mon amant de Jean Lucienne Delyle....




Mais surtout des ballades allemandes, au bal  Nicolas faisant le pitre en singeant des danses cosaques, les soldats allemands en permission participaient aussi aux fêtes, la dextérité de son amour pour la danse russe mettait tout le monde d'accord.
Il y avait aussi des « marches germaniques", mais ces danses sont, dans la mémoire de Louise, de Nicolas, de toute une population, du domaine de l'ignoble et du détestable.

L'Alsace était occupée, des informations effrayantes circulées, l'insouciance, la résignation, la bêtise, la peur.....Préféraient évoquer des rumeurs !

Mais vers la fin du mois d'août de ce bel été 42 , la classe 1924 savait qu'elle devait servir la nation allemande, Nicolas allait devenir un incorporé de force dans l'armée allemande dès le mois d'octobre, malgré lui il allait se prénommer Klauss et partir loin au front, du "mauvais côté".

Au début de cet automne, Nicolas 18 ans, ne savait pas que Louise était enceinte...C'était un révolté alsacien qui s'en allait, avec des pensées d'évasion.!

 

soldats-allemands.html

maman-papa-retour.html

louise-nicolas.html

la-camisole-de-nicolas.html

louise-en-dordogne.html

nicolas-et-moi.html

travail-obligatoire-camp-disciplinaire.html

 

Un berger dans la ville...à suivre !

22 avril 2010

Travail obligatoire Camp disciplinaire

Travail obligatoire


Camp disciplinaire

Un berger dans la ville 7

Seconde Guerre Mondiale

 

soldats-allemands.html

maman-papa-retour.html

louise-nicolas.html

la-camisole-de-nicolas.html

louise-en-dordogne.html

nicolas-et-moi.html



Louise partait en train vers l'Allemagne, citoyenne d'une région annexée par le Reich, elle devait montrer à la belle Allemagne son patriotisme et sa reconnaissance.

La première fois, alors qu'elle était avec sa famille alsacienne évacuée dans le sud-ouest de la France, elle était heureuse d'obéir aux exigences des allemands et revenir vers Strasbourg pour retrouver ses amis et Nicolas.

Mais l'obligation de repartir pendant six mois en Allemagne n'était pas encourageante, en plus les informations du camp disciplinaire, où était enfermé Nicolas, étaient nulles. Louise savait qu'au  ReichArbeitsDienst (RAD) elle allait apprendre à taper à la machine à écrire, sur place elle fit connaissance du télex, de son utilisation, Louise était dans les transmissions [Nachrichtenhelferinnen] !

Les informations provenant de la « machine » s'éditaient en continue sur des bandelettes de un centimètre de haut, elle devait couper, glisser ces rubans sur une éponge enduit de colle, puis encoller les écrits sur des feuilles cartonnées et ainsi les données pouvaient se lire comme sur une page de papier, un cahier ou un livre( les rubans étaient débités durant des heures, très rapidement des tonnes de documents).

Elle apprit aussi à transmettre des textes et nouvelles qu'elle recopiait au clavier.
Plus tard, cette formation, cette technique lui permettra de trouver facilement du travail en France....Une application rigoureuse de la technique du télex; c'était une pionnière.

Louise y resta un peu plus de cinq mois, dans sa chambre des alsaciennes, des allemandes, des autrichiennes....Quelques filles étaient de véritables nazis.

Le matin, levée des couleurs (drapeau hitlérien), un uniforme, une nourriture décente...Les alsaciennes détournaient le règlement pour parler discrètement le dialecte entre elles, c'était strictement défendu.
De la solidarité mais pas de véritables amitiés !!

Elle pu revenir en France, le service de travail obligatoire semblait exceptionnellement terminé, sans mission ou devoirs complémentaires.
....

Nicolas était resté au camp disciplinaire de Schirmeck durant quelques mois, sans véritables conséquences. Etant donné son jeune âge en ce début de Seconde Guerre Mondiale, c'était une espèce de camp de redressement, de petites punitions, se déplacer à genoux les mains sur la tête...Etc...Mais pas de véritables corrections ou châtiments.

Il passa Noël 1941 à la maison, Louise n'était pas revenue, une lettre informait d'un retour avant la fin de l'hiver.
Quelques jours plus tard, Louise et Nicolas étaient réunis pour quelques mois de vrais et grands bonheurs.

Les parents de Louise devaient quitter Strasbourg et toute la famille se posa dans un petit village, Irmstett. Les deux amoureux, insoucieux et légers, sans se préoccuper de l'occupation allemande, vivaient un authentique bonheur, en 1942, en Alsace, entre la ville et la campagne.


Louise & Nicolas, près de la Place de la Bourse ! 1942

IMG_0001.jpg

IMG_0002.jpg

Nicolas...sur le pont ! à Strasbourg 1942

17 avril 2010

La camisole de Nicolas

La camisole de Nicolas


Laura

Un berger dans la ville 4

Va falloir s'évader....


soldats-allemands.html

maman-papa-retour.html

louise-nicolas.html



L'instinct, mais surtout l'espoir, le rêve de revoir Louise mais aussi Laura, son bébé qui grandissait sans lui, l'avait motivé.

Mais un médecin expliquait à Nicolas que la petite fille, tel un ange, était partie ; insoutenable, incompréhensible, inimaginable...des émotions incommensurables, mon père devenait méchant, agressif et violent.

Le contenu de la pièce vola par la fenêtre, les portes démontées et brisées, le personnel médical agressé et même meurtri, des dents et des nez cassés, du sang et des regrets.

Il ne supportait pas cette vérité, des éléments chimiques dans les veines et habillait d'une camisole de force, ils avaient su le dompter.

L'été 1950 était caniculaire, il était comme ligoté sur une couche, il avait soif, il ne supportait pas l'eau à la petite cuillère, peut-être aussi un manque d'alcool. Un peu plus calme, il se souvenait....

De ces douze années de lutte, d'arrestation, de séparations, de blessures, de camps, de « belles », de guerre, de froid, d'une vie sans réelle issue dans un trou....Et maintenant cette mort supplémentaire, celle de sa petite fille Laura.

Seul dans ce local, Nicolas savait qu'il devait réagir, qu'il allait revenir pour vivre !

Dehors, la solidarité était en place, l'effort d'après guerre allait en partie survenir du Canada....La communauté internationale allait aider Louise et Nicolas.


Un berger dans la ville à suivre...

13 avril 2010

Maman Papa Retour

Maman


Papa

"Un berger dans la ville 2"


...Retour ?


soldats-allemands.html


Maman était veuve de guerre, elle ne s'était pas remariée, elle venait de subir plusieurs deuils, avant tout la mort de sa petite fille décédée d'une maladie infantile à la Libération, l'enfant avait deux ans.

Elle venait aussi de perdre son père en 1949, et comment expliquer à son mari qui allait revenir d'une « caverne blindée »,  non seulement le départ de sa propre mère (31 décembre 1949) mais surtout la montée aux cieux de son petit ange qu'il n'avait vu qu'une fois, ma grande sœur.

Et comment était-il ? Physiquement, moralement....Quel homme était-il après ces six années ? Son épouse, à la fois veuve, mais aussi jeune et belle, une histoire folle, sans limite, que vont-ils devenir ?

En attendant mon père était dans une clinique affiliée à l'armée française, il y passait des examens, disait-on!
Cette nouvelle est arrivée comme l'un des plus grands bonheurs, mais aussi comme une bombe qui n'éclatait que six années après la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

Mais mon père n'était toujours pas auprès de ma mère...

Et toujours le mystère concernant ma mère, comment a-t-elle géré les 10 mois passés dans le RAD (Reichsarbeitsdienst) ou ailleurs en Allemagne ou Autriche ?

 

Un berger dans la ville....à suivre

11 avril 2010

Soldats allemands

Seconde guerre mondiale


    Soldats Wehrmacht

    "Un berger dans la ville 1"

    Eté 1950, un Matin....dans les journaux !


    "Des ouvriers polonais ou russes qui travaillaient à Chylonia (Pologne), ont failli tomber à la renverse en voyant apparaître sur leur chantier un homme  immense dont la barbe et les cheveux descendaient jusqu'à la taille.

    Ce "sauvage" sortait des ruines d'un abri bétonné de la dernière guerre mondiale.

    Il fut bientôt suivi d'un second personnage non moins ébouriffé et hagard, qui fit quelques pas en chancelant, aveuglé par la lumière du jour, puis s'abattit, terrassé, certainement par une crise cardiaque, il était mort.

    Ces deux hommes étaient les seuls survivants d'un groupe de huit soldats de la Wehrmacht, enfermés dans un magasin souterrain de vivres et d'habillement depuis le début de 1945.

    En fait, traqués par les armées soviétiques les Allemands avaient alors fait sauter de nombreux ouvrages fortifiés, bloquant les issues de plus d'un "bunker"".

    Le survivant, c'était mon père....

     

    " Un berger dans la ville" à suivre....

     

    18 février 2010

    M.A.S.H. Mobile Army Surgical Hospital

    M.A.S.H.


    Film

    Robert Altman


    Alors que j'écoutais pousser mes cheveux, sans vraiment crier "Paix au Vietman"....Un film de Robert Altman, se déroulant pendant la guerre de Corée sortait sur les écrans.

    L'absurdité et la connerie de la guerre en se marrant ! Sans en omettre l'inconséquence....

    Souvenons nous de la partie de golf ou de " Lèvres en feu" sous la douche de campagne ou ailleurs !

     

    ciné mash.jpg

    Attention il ne s'agit pas de Lindsey Vonn la médaille d'or de la descente des JO
    par contre en "après ski", elle est là, lien :

    03 décembre 2009

    Obama espoir mirage Afghanistan

    Obama


    Espoir

    Afghanistan

    Mirage

    Depuis hier matin une nouvelle me déstabilise, ces 30 000 soldats américains supplémentaires qui partiront en Afghanistan...Et pourtant Obama avait promis le retrait des troupes, la fin d'une "guerre" de trente ans.

    Les anglais, les italiens approuvent et concrétisent en commettant la même décision d'envoyer quelques milliers de militaires, la France détournerait et mobilisera certainement des conseillers...

    Chirac, de Villepin et Sarkozy avaient dit "Non", le France était devenu pour beaucoup un exemple, pacifistes ou simples citoyens, et maintenant que ferons nous ?

    Concernant Barack Obama, de la tristesse, un revirement...un espoir désenchanté, la guerre va continuer pour notre "paix" chez nous. Et pourtant l'ami Bush n'est plus au pouvoir et les contingents vont continuer de squatter l'Afghanistan, pour sauver, pour défendre quoi ?

    02 septembre 2009

    Malgré-Nous Nuit Brouillard

    Malgré-Nous

     

    Malgré-Elles

    Ces derniers jours des visites vers cet article, des questions précises....mais toujours pas de réponses complémentaires.

     

    Dans d'autres notes, "Orphelin de guerre", "Pupille de la Nation", j'ai précisé que mes 2 parents étaient victimes des "décisions ludiques" de l'ennemi durant la Seconde Guerre Mondiale.

    Les parents sont toujours restés discrets et les informations ne me sont parvenues que par bribes, mis à part mon père, tel oncle était aussi en Russie, l'autre plus jeune était en 1945 en Pologne alors qu'il n'avait que 17 ans....Tous enrôlés de force dans la Wehrmacht, l'armée allemande, ils étaient alsaciens.

    Mon père était prisonnier en Russie, malgré une évasion, malgré une grave blessure [il laissait ses pieds en l'air !], malgré les documents en ma possession [André = Andreas], livret militaire....Je ne sais pas s'il existe des archives qui pourraient permettre de retracer un peu le cheminement des "loisirs" de mes parents alors qu'ils avaient "20 ans".

    Ma mère prisonnière près de Schirmeck gagna l'Allemagne et sera formée dans les transmissions....

    Si vous avez des sources dites moi vers ou chercher. Merci.

    Mon père est parti rapidement, ma mère aussi, je n'ai pas su ou pu poser les bonnes questions; j'ai bien entendu étudié cette partie de notre histoire, j'ai visité, lu, visionné, le tout globalement mais je ne voulais pas que mes parents soient acteurs.

    A ma naissance, je n'ai parlé que le français, le dialecte alsacien je l'ai appris à "l'école" (Au début du CP, je devais être le seul à savoir parler correctement le français ! Dans mon village pas de maternelle...), plus tard, la langue allemande au lycée.

    La volonté des miens, des alsaciens,  était d'appartenir à la France.

    Vous savez l'Alsace et ses alsaciens sont un peu des naufragés, mais heureux d'être enfin à port.

    Lien : pupille-de-la-nation.html


    Pour d'autres c'était pire, ils ne sont jamais revenus, je vous propose de réécouter ou découvrir Jean Ferrat dans:

    Nuit et brouillard [soyez patient merci]


    Les paroles pour ceux qui veulent....

    Nuit et brouillard Paroles et Musique: Jean Ferrat 1963

    Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
    Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
    Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
    Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent

    Ils se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres
    Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
    Dès que la main retombe il ne reste qu'une ombre
    Ils ne devaient jamais plus revoir un été

    La fuite monotone et sans hâte du temps
    Survivre encore un jour, une heure, obstinément
    Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs
    Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir

    Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
    Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou
    D'autres ne priaient pas, mais qu'importe le ciel
    Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux

    Ils n'arrivaient pas tous à la fin du voyage
    Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux
    Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge
    Les veines de leurs bras soient devenues si bleues

    Les Allemands guettaient du haut des miradors
    La lune se taisait comme vous vous taisiez
    En regardant au loin, en regardant dehors
    Votre chair était tendre à leurs chiens policiers

    On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours
    Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour
    Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire
    Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare

    Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter ?
    L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été
    Je twisterais les mots s'il fallait les twister
    Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez

    Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers
    Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
    Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants
    Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent

    Merci à Youtube & Hautetfort qui permettent ces éditions

    25 mars 2008

    Appel 18 juin 1940

    Certaines personnes me demandent de proposer la version son de l’appel du général de Gaulle, je suis désolé mais cet appel n’a pas été enregistré, est souvent proposé, dans les médias,  celui du 22 juin qui n’est pas historique.

    Voilà « l’écrit » de l’appel du 18 juin 1940 ; pour ceux qui veulent.

    L'Appel du 18 juin 1940

    Discours du Général de Gaulle prononcé à la radio de Londres le 18 juin 1940. Cet appel n'a pas été enregistré.

    Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.

    Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.

    Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer.

    Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.

    Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

    Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

    Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte.

    Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.

    Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale.

    Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis.

    Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

    Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

    Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.

    Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres