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07 juin 2011

L'image de l'histoire américaine de DSK

DNA

 

DSK

Olivier Picard

 

Ce n'est pas la 1ère fois que ce blog rapporte une tribune d'Olivier Picard parue dans les Dernières Nouvelles d'Alsace. Je ne suis pas en accord à 100% avec lui, mais il est certain qu'il s'agit là d'un énorme gâchis, attendons la suite et le 18 juillet.

 

"Une histoire américaine

Ce fut un moment triste. L’instantané amer d’un destin brisé. Pendant une vingtaine de secondes, les éléments de l’affaire judiciaire, maintes fois tournés et retournés, s’effacèrent brusquement. Il n’y eut plus que la marche pathétique de ce couple gravissant sous les huées les marches du palais de justice de South Manhattan quand il rêvait de monter sous les vivats celles du palais de l’Élysée.

Il n’y eut plus que ces deux personnages marqués par une épreuve rédhibitoire, cassés, défaits, et leurs mâchoires crispées qui tentaient maladroitement de sourire sans vraiment y parvenir. Comme si, par quelque sortilège maudit, ces antihéros avaient vieilli de dix ans en un mois.

Ce fut une séquence hollywoodienne où la vie est plus sombre que le cinéma. Ici, la lumière ne se rallumera pas : le réel n’offre pas de sursis. On quitte l’audience mais la séance, illimitée, continue avec cet inimaginable scénario d’un ex-directeur du FMI poursuivi pour viol.

Et une immense impression de gâchis qui assaillent les spectateurs. Pour l’agresseur présumé, qui a tout perdu. Et pour sa victime présumée, irrémédiablement abîmée par ce 14 mai tragique où une violence inattendue a ravagé sa confiance dans l’existence. La suite de la procédure n’y changera rien : il n’y aura pas de gagnant dans ce procès.

Ce fut le début d’une histoire américaine dont les protagonistes vont s’affronter dans un combat de prétoire où, rituellement, le pays règle ses comptes avec lui-même.

Peu importe que Dominique Strauss-Kahn soit français et favori pour la présidentielle. Ce qu’il incarne désormais c’est le pouvoir, l’argent, la puissance quand son accusatrice, guinéenne, représente, elle, la pauvreté du Bronx, l’effort, et la promesse de l’Amérique.

Ce fut le premier round d’un choc dont les coups échappent aux deux acteurs principaux. Un match de juristes où le droit, exigeant et pointilleux, se retrouve parfois en adversaire de la justice à force d’éviter l’injustice.

Aux États-Unis, l’image, pour le meilleur et pour le pire, est souvent une arbitre de la conscience des douze jurés, surtout dans un dossier où rôdera le doute juridique puisque l’absence de consentement de la plaignante, avancé par un camp, sera aussi difficile à prouver que son consentement, plaidé par l’autre.

Ce fut le premier point d’une partie imprévisible, marqué par l’inconnue femme de chambre guinéenne. Par impact visuel.

D’un côté, un duo de défenseurs masculins, sûr de lui, dont on sait qu’à coup de millions de dollars, il fera tout pour discréditer le témoignage de l’accusation.

De l’autre, un avocat, noir, qui ramène les faits à leur évocation la plus simple, et le tandem mixte du procureur appuyé par les « shame on you » lancés à DSK sous des centaines de caméras par des femmes de chambre solidaires de leur collègue. Une efficacité médiatique dévastatrice.

Olivier Picard"

01 avril 2011

François Hollande candidat à la candidature

François Hollande


Futur Président ?

La voie corrézienne


Ce matin pas de Dernières Nouvelles d'Alsace dans la BAL...Un mouvement de grève en cours !

Sur le site des DNA, tout le journal du jour et un bel éditorial d'Olivier Picard, je vous le propose.

Ce n’est encore qu’une candidature à la candidature. Mais elle a le poids d’une candidature tout court. Elle est plus lourde, bien plus lourde de conséquences, que celles, plus impatientes, de Ségolène Royal, d’Arnaud Montebourg, ou de Manuel Valls. Sans doute parce qu’elle est plus dense, plus ferme, plus ronde, même si celui qui la porte a perdu dix kilos pour mieux endosser le costume de présidentiable.

Hier, François Hollande a fait simple, fidèle à son personnage et à son style. Mais il y a eu une forme de solennité cachée dans un acte qui ne peut être simplement politique. Cette façon de dire «je suis prêt» comme on décide de l’être, après une profonde inspiration, pour un grand rendez-vous. Celui-là, c’est avec la France. Et puis Tulle, la Corrèze... Ce côté terrien, enraciné, voire rural, qu’a voulu donner cet énarque, diplômé d’HEC plus amateur de bons mots encore que de bonne chère, dont le brio pourrait sembler signer une identité plus urbaine que campagnarde. Il y a là une geste à la fois pompidolienne, chiraquienne et bien évidemment mitterrandienne. L’unique président socialiste de la V ème République, dont il fut le conseiller à l’Élysée, était un provincial définitif, persuadé que la légitimité pour occuper les plus hautes fonctions de l’État se cultivait sur un territoire. Lui aussi avait choisi un département âpre, la Nièvre, pour partir à la conquête du pays tout entier.

Tout l’imaginaire qui enveloppe le président de Conseil général réélu et adoubé par Bernadette Chirac le distingue de celui qu’il défie. C’est le pari de la tortue contre le lièvre incarné par Dominique Strauss-Kahn, flamboyant directeur d’un organisme international parcourant le monde, condamné à jouer jusqu’au bout du teasing médiatique pour mieux se faire désirer.

François Hollande, lui, est parti de très loin, et de très bas, dans une course qu’il a toujours rêvé de remporter. On a souvent reproché à l’ancien premier secrétaire du PS, qu’il fut pendant 11 ans, d’avoir laissé passer sa chance en 2007. Mais après tout, cette sagesse n’était pas si frileuse. Elle lui préconisait simplement de laisser passer son tour.

La patience hollandienne est une de ces vertus qui contraste avec l’avidité des ambitions socialistes pour 2012. La promesse d’une présidence plus modeste tranche aussi avec la pratique de l’actuel occupant du poste.

Elle est trempée dans une détermination peu spectaculaire certes, mais très efficace, sans laquelle Hollande ne serait pas arrivé là où il en est aujourd’hui. Car le bonhomme sait tuer (politiquement) avec drôlerie. Il sait compter aussi, comme le patron du FMI. Le déficit de popularité qu’il accuse dans les enquêtes d’opinion ? Les pourcentages actuels des instituts de sondage ne sont pas l’unité de compte qui décidera de l’issue des primaires, ni de la suite.

Olivier Picard

21 janvier 2010

Proglio EDF Véolia double rémunération

Proglio Henri


double rémunération

EDF Véolia


Depuis hier cette polémique justifiée me trotte dans la tête, ce matin en ouvrant le journal régional, Dernières Nouvelles d'Alsace, Olivier Picard nous livrait un bel écrit.....


"Un zèle cynique ou inconscient ?

L'économie ne se fait pas avec de bons sentiments et les grands patrons ne seraient sans doute pas de grands patrons s'ils étaient des philanthropes. Le capitalisme n'est ni moral, ni immoral, simplement amoral. Etc, etc. La cause est entendue, n'en parlons plus. Mais ce qu'on appelle depuis hier « la polémique Proglio » est révélatrice d'une résistance à la française contre un cynisme libéral qui croit pouvoir s'exonérer d'un minimum de décence au nom de l'efficacité. Avec un peu de mauvais esprit, on pourrait parler de la manifestation d'une identité nationale irréductible qui refuse la loi de l'argent quand elle insulte le peuple.


Non, décidément, elle ne passe pas la double rémunération d'Henri Proglio à la tête d'EDF et de Véolia. Que ce proche de Nicolas Sarkozy ait pu avoir le culot de demander, et d'obtenir, une augmentation de son traitement pour gérer la plus grande entreprise publique française, rien d'étonnant, pourtant. Cette absence totale de complexes est représentative d'élites qui n'ont aucun vécu de la crise et continuent de se fier, comme avant, à un seul dogme, simple : celui du mérite. La compétence se paie, et tout le reste n'est que bavardage.


En plaidant sans discernement pour cette logique cynique, propre au secteur privé, le gouvernement, en revanche, a choqué jusque dans les rangs de sa propre majorité. Cela valait vraiment la peine de condamner les appétits indécents des capitaines de l'assurance et de la haute finance pour en arriver là...


Les conditions de M. Proglio, ami du régime, seraient-elles si légitimes pour qu'on les satisfasse avec autant d'aplomb ? Ses qualités seraient-elles à ce point exceptionnelles qu'il faudrait céder à toutes ses exigences pour retenir un aussi prodigieux talent ? La France serait-elle à ce point dépourvue de grands chefs d'entreprises pour qu'il soit le seul capable de prendre les rênes de la symbolique EDF ?
Pour une majorité de députés, de gauche comme de droite - qui devinent parfaitement la réaction du terrain - la réponse est manifestement non et elle l'a signifié bruyamment à Christine Lagarde à l'Assemblée nationale. Ce fut le choc frontal de la représentation nationale contre une ministre de l'économie et des finances étrangement égarée dans sa bulle.


Les étincelles ne seront pas sans conséquences. Soucieux de ne pas contrarier le protégé de l'exécutif, les ministres qui ont justifié l'injustifiable ont écorné leur propre crédibilité. Comment le pouvoir pourra-t-il appeler les Français à l'effort et attendre de l'État qu'il réduise son train de vie, s'il n'est pas capable de résister au caprice d'un seul homme estimant valoir bien plus de 1,1 millions d'euros par an pour diriger Électricité de France ? Un aveuglement politique aussi désespérant - ravages assurés dans l'opinion ! - est aussi surprenant qu'inquiétant."

Édition du Jeu 21 jan. 2010
DNA
Olivier Picard

21 décembre 2008

DNA - Dernières Nouvelles d'Alsace

Dernières Nouvelles d’Alsace - Dna

 

 

Ce quatrième dimanche de l’avent, à la veille de Noël, un fait divers à la « Une » : « Orangerie, la chevalière du patient disparaît. »

 

« Orangerie patient »…il ne pouvait s’agir que de la clinique, dans le dernier cahier dans les informations locales, le journal relate une disparition de cette chevalière …après la « Une », un véritable article.

 

Comment peut-on comprendre qu’un tel fait puisse être édité sur la première page des Dernières Nouvelles d’Alsace (Dna), sous forme de proposition de la lecture dans le quatrième cahier de notre journal régional.

 

Pour une opération bien préparée, les bijoux laissons les à la maison ; la procédure de sécurité à la Clinique de l’Orangerie est parfaite, le coffre se gère simplement…mais de là à porter une double plainte et se débrouiller pour une parution un dimanche dans le journal principal de la région, il y a de la place….

 

Mais pourquoi la direction du journal a-t-elle permis cette édition ?, avec une telle visibilité ?, avec une photografie ?

 

Nous pouvons comprendre la souffrance liée à la perte d’un objet ayant une valeur sentimentale, sans omettre la mort subite de son propriétaire qui représente une grande peine...

 

Mais…

 

 

Anecdotes :

 

Le Nouvel Hôpital Civil (Nhc) est ouvert depuis le mois d’avril, le panneau « Urgences » de l’ancienne « Chir A, sans patients » s’allume tous les soirs automatiquement, et…

23 juin 2008

Jardin

Cela fait 6 jours que je suis dans le jardin, c'est le meilleur moment....journées les plus longues, fêtes de juin, beau temps, fruits, framboises, groseilles, fraises [la fin], demain les cerises, les barbecues, couper le gazon, lire échos & dna....