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23 avril 2012

Oasis Oasis....Loin des mirages

Oasis Oasis


domidoume

Raconte....

 

Oasis Oasis....5 ou 6 publicités différentes...Soif et lecture, à suivre Merci Carlos


 Merci yularude


Allez aussi voir et lire  "Tranche de vie" :

http://domidoume.wordpress.com/2012/04/16/rosalie-la-vie-...

16 mars 2012

Les piliers de la terre france 3 dimanche

Les piliers de la terre


Roman historique Ken Follet

Les 3 premiers épisodes Dimanche soir sur France 3

 

Construction d'une cathédrale au 12ème siècle en Angleterre à Kingsbridge...(ville imaginaire)

Tom le bâtisseur, le Prieur Philip, Ellen, Aliena...

Je ne sais pas si la version télévisée vaut le livre, mais je vous conseille de regarder, malgré un premier épisode difficile à situer; dans la foulée deux autres épisodes puis le dimanche suivant 3 autres ....à regarder comme une mini-série.

Le bouquin, selon les éditions, fait entre 1200 et 1500 pages.

Ken Follet a écrit une suite aux "Piliers de la terre", "Un monde sans fin", les deux livres peuvent se lire indépendemment, j'avais d'ailleurs commencé par le second.

Rôles principaux: Ian McShane, Rufus Sewel, Hayley Atwell.....

 

Donald Sutherland

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10 novembre 2011

Femina Jayne Mansfield Liberati Lignes de faille....

Prix Femina


Simon Liberati Jayne Mansfield

Nancy Huston Lignes de faille 

 

Lorsque  Simon Liberati présenta son bouquin chez Ruquier (On n'est pas couché) au début du mois de septembre dernier, "Jayne Mansfield 1967”, je pensais à “New York Unité Spéciale”, la série qui reprenait l’affaire DSK.- mon réflexe "people"-.

Fine du mois d’octobre je lisais “Lignes de faille”, je m’apercevais que Nancy Huston avait obtenu le prix Fémina en 2006, je pensais à “la passeuse de blog” qui était toujours très critique envers les prix de la rentrée littéraire.

Samedi dernier je zappais vers un épisode avec Mariska Hargitay, je repensais à cette femme morte quasi décapitée en présence de l'un de ses enfants, hier ou avant hier je lisais que Simon Liberati recevait le prix Femina….

Depuis quelques jours en me promenant sur les blogs je lisais les critiques envers les prix littéraires, j'entendais aussi que la TVA sur les livres passait à 7%, que Hollande....ETC

.....

Toutes les semaines, le jeudi matin à 6 heures mon épouse reçoit un "Femina" directement dans la BAL avec les DNA.


 

21 septembre 2010

Roms Tziganes

Tziganes


Roms

Gadjés

 

Assis confortablement au soleil devant ma petite cabane en bois je démarre la lecture d'un nouveau roman sur l'alsace, l'amérique...

L'histoire commence en 1820, à la campagne, au bas d'une montagne vosgienne et dès le début je lis : "... Milo est sa chevelure noire hirsute, Milo et sa peau mate - on ignorait si c'était la couleur naturelle de sa race ou alors la crasse accumulée qui la rendait si sombre - Milo et ses yeux....", c'est une enfant qui s'exprime mais l'écrivain est adulte, le livre date de quelques années.

Du coup je me souviens de Milo qui jouait avec moi, en cachette dans notre jardin, j'avais 3 ou 4 ans, lui nettement plus...J'avais 12 ou 13 ans lorsque je croisais à nouveau Milo à Saverne, lui près de 16 ans et toujours  "...ses yeux de charbon...sa voix rocailleuse", c'était au bord du canal, il voulait me casser la gueule, la chance je le reconnaissais, je lui rappelais la peluche qu'il m'avait taxé.

Trois ou quatre plus tard, il faisait des travaux ménagers dans un camp d'adolescents à Sumène dans le Gard, il faisait la vaisselle, les commissions, il s'amusait aussi à plaire aux filles du camp, tous les deux nous marchions sans chaussures, pieds nus...Un gitan et un alsacien pour la même fille, comme pour le petit ours il la capta ( Simone si tu te pointes ici, tu devrais te souvenir...).

Dans notre éducation judéo-chrétienne nous avions tous "l'interdit parental" de jouer avec ou de fréquenter les vagabonds, étrangers ou bohémiens.

Tiens pas moi ou du moins je ne me souviens pas, Simone certainement aussi...Et maintenant, en août 2010 soit nous nous donnons bonne conscience ou nous sommes sincères caravane.htmlou tout simplement nous approuvons les exclusions des Roms roms-rats.html

Lorsque j'aurais lu les 400 pages à venir je vous direz si nous avons évolué en mieux ou en pire, mais dans la phrase précitée dans le livre, j'ai cru reconnaître les mêmes instincts.

Ce soir "Prophète" sur Canal, "gratis" durant ce mois de septembre.

04 mai 2010

Malgré-Nous le Bonheur

Malgré-Nous


Front Russe

Un berger dans la ville 11

Seconde Guerre Mondiale


Nicolas se retournait, le soleil brûlant balayait son visage à travers cette fenêtre close, il voulait jouir de ce moment, en profiter, par instant il n'avait pas la certitude de vivre la réalité, effacer tous ces démons était irréalisable mais comme ce lit était agréable et Louise si proche...

En ce début de l'automne 1943 Nicolas avait dix-neuf ans, il venait de se marier à la fin du mois de septembre, il était père, sa jambe était guérie, un long voyage et le voilà à nouveau, dans la froidure, en Russie.

Il souhaitait rentrer pour Noël, infaisable ! Ce début d'année 1944 était glacé, beaucoup de soldats mouraient de maladies, de blessures, mais aussi de faim, la rigueur de l'hiver sibérien affaiblissait l'armée allemande jusqu'à la détruire.

Nicolas avait de la chance il avait retrouvé un ami bavarois, Andreas, mais aussi un alsacien qui avait devancé son enrôlement dans cette Wehrmacht, ils l'appelaient Gaston, cet homme était heureux de servir l'Allemagne, ce n'était pas l'ami ni de Klauss, ni de Andréas.

Des morts, des blessés, des désertions, une vie impensable, inimaginable, mon père parlait de Napoléon Bonaparte à ses alter ego, il expliqua comment s'était terminée « la retraite de Russie », cent cinquante ans plus tôt, les soldats allemands croyaient Nicolas car eux aussi ne supportaient plus le climat de cette région.

Après la chaleur de l'été 1944, mais aussi des pluies torrentielles, ils avaient la « satisfaction » de quitter le front, avec trois autres soldats allemands et un cosaque...Ils allaient survivre dans une ferme, attendre un officier qu'il faudra protéger, un noble allemand blessé, accompagné par deux sous-officiers.

......

En 1945 la fuite continuait, une nuit le petit groupe avait trouvé refuge dans un bunker allemand, abandonné depuis peu, avant le levé du jour cet abri bétonné était en partie éclaté par une charge de dynamite...

Ce bunker devait être vide, dans l'explosion, l'un des sous-officiers et l'un des soldats allemands étaient ensevelis dans une masse de béton et l'entrée entièrement obstruée...

17 février 1945, huit hommes, un officier, deux sous-officiers (dont Gaston), cinq soldats (dont le cosaque, Andreas et Nicolas) étaient prisonniers, mais aussi enterrés vivants quelque part en Pologne, personne ne s'en doutait.

Nicolas se bougeait à nouveau, il tentait de se lever sans y parvenir, la camisole était coriace, Louise avait rendez-vous à la Cité Administrative de Strasbourg, une surprise énorme, démesurée et effective...

Le Canada offrait à la ville de Strasbourg quelques dizaines de maisons préfabriquées neuves, en bois avec tout le confort, sanitaires, chauffage, eau chaude...implanté dans un quartier de la ville avec un  jardin, Nicolas et Louise allaient pouvoir y habiter, ils avaient une maison à eux.

Le bonheur !

Un berger dans la ville ...à suivre !

 

Lien d'une réalité

malgre-nous.html

 

à venir

Les notes concernant "Un berger dans la ville"

de 1 à 10

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la-camisole-de-nicolas.html

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travail-obligatoire-camp-disciplinaire.html

stupefaction-a-la-fin-de-l-ete-42.html

incorpore-de-force-en-19421.html

helene.html



 

29 avril 2010

Hélène

Hélène née Doderer


Maman de Nicolas

Un berger dans la ville 10

Seconde Guerre Mondiale


Enfermé dans sa camisole, prisonnier dans cette chambre, Nicolas savait qu'il était libre, il n'était plus, séquestré malgré lui, dans cet abri bétonné.

Nicolas jouissait de cette délivrance,  paradoxe, il pensait inlassablement au décès accidentel de sa fille [lien : la-camisole-de-nicolas.html ], il gambergeait pareillement en évoquant le départ, sept mois plus tôt, de sa mère, en décembre 1949.
Hélène et Nicolas s'était embrouillés lors de son retour du front russe en 1943, contrainte, elle était venue au mariage de son Nicolas.

Veuve de guerre, avec une fille [* tante Marguerite], conséquence de la 1ère guerre mondiale, Hélène épousa en seconde noces le père de Nicolas, Auguste. Ce dernier, invalide de guerre, jambe raide, était lui aussi parti très vite.

Hélène était contre cette union,  elle qui faisait parti de la famille des cheminots français, elle habitait près de la gare de Strasbourg avant la seconde guerre mondiale, rêvait pour son fils d'un tout autre mariage.

Les parents de Louise, l'une mosellane, l'autre italien, de nombreux enfants, un métier d'électricien trop moderne pour Hélène, Luisa était de trois ans l'ainée de son fils...

Et malgré Laura, elle était mécontente ! Des années plus tard Louise, ma maman, me disait que ma grand-mère était dure et jalouse.

Nicolas avait salué sa mère avant de repartir au front, mais Hélène, irritée, l'avait congédié, Hélène ne se doutait pas qu'elle n'allait plus revoir son gamin.

A ce moment là, Nicolas pensait cette séparation mal vécue, insignifiante...

Ne sachant comment gérer cet état, Nicolas se dit en souriant, même à sa mort sa mère l'empêcherait de faire la fête les 31 décembre suivants, il se retourna, sa couche était confortable, il fixa la fenêtre à barreaux.

La veille, Nicolas s'était entretenu avec un médecin, mon père savait aujourd'hui comment avait évolué le quotidien, en Alsace, les années après le 11 septembre 1943.

Nicolas était parti vers le front, il y revenait en homme expérimenté et responsable, il avait 19 ans, portait l'uniforme des autres, de l'ennemi et cependant il voulait vivre et traverser cette guerre, il avait décidé de ne plus être blessé.

Il repensait à ces sept longues et interminables années loin de chez lui...

 

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Un berger dans la ville...à suivre

27 avril 2010

Incorporé de force en 1942

Incorporé de force


Malgré-Nous

Un berger dans la ville 9

Front russe

Seconde Guerre Mondiale


Un matin d'octobre 1942...

Tout se déroula dans un logique rigoureuse et implacable, lors d'une permission Nicolas relata que ses envies d'évasion étaient immédiatement étouffées dès les premières heures, les jeunes alsaciens étaient avertis qu'une loi martiale était appliquée, la peine de mort pour les déserteurs, une déportation des membres de la famille...Non ce n'était pas des rumeurs, ni des racontars.

Nicolas était devenu Klauss, il parlait parfaitement la langue de Goethe, mais nous étions dans un tout autre contexte, il tenta de se débrouiller pour gérer son sort mais comme tous les alsaciens, tous les mosellans, il ne pu éviter un départ vers le front de l'est, dans le train, Nicolas se souvenait de cette première évasion avec Louise, quasi deux ans plus tôt, les camps, l'amour...Et maintenant cette nouvelle séparation et toujours cette guerre.

Difficile de s'échapper de l'Allemagne nazie à ce moment là, cantonnés à des centaines de kilomètres de la France, en cette fin d'année ils se retrouvaient en Russie, trois alsaciens, l'un de la Robertsau et un autre de Soufflenheim, personne de la Moselle.

C'était l'hiver, par des températures de - 30 voir - 40°, il était impossible de vivre, la nuit le thermomètre pouvait atteindre - 50° ! Une guerre hivernale mais les habits des soldats n'étaient pas appropriés, aucune habitude, pas d'expérience de ces grands froids.

Nicolas avait rapporté quelques anecdotes, certains hommes portaient des uniformes d'été, du givre se formait autour d'un bol de soupe chaude, par peur de ne pas profiter du peu de repas chaud, des soldats se brûlaient la bouche car la soupe était bouillante, la même action pour le quart de marc de café.

Nicolas racontait avec humour que lorsqu'il urinait, l'urine était gelée dès qu'elle touchait terre, il avait froid tout le temps, la nuit ils dormaient à deux ou à trois pour se réchauffer (toujours avec cette pointe d'ironie qui le caractérisait), les hommes, mais aussi les chevaux, les moteurs des tanks....gelaient.

Un peu plus sérieusement, dans un cercle restreint, il expliquait qu'il avait honte d'être un tel soldat, qu'il n'avait pas osé se sauver !

Toujours sur le ton de la vantardise, Nicolas disait que les soldats ne devaient pas lever les jambes lorsqu'ils se mettaient à terre, lors d'assauts....il insistait avoir recherché cette blessure, cet éclat d'obus dans le mollet qui lui permettait ce rapatriement sanitaire, ce retour vers l'Alsace en été 1943.

 

Laura (dans la poussette), Louise & Nicolas le 12 juillet 1943

IMG.jpg

Il était à Irmstett, il n'avait pas 19 ans, il était papa depuis quelques jours, Laura, Monique était née en juin dernier !

A la fin du mois d'octobre 42, Louise savait qu'elle attendait un bébé, Nicolas avait réceptionné deux lettres mais elle n'avait pas voulu écrire qu'elle attendait un enfant.

Durant cette convalescence, cette permission, ils se marièrent, les voilà le jour de l'aniversaire de Nicolas.

 

Laura dans les bras de sa maman et de son papa qui fête ses 19 ans.

Été 1943 à Irmstett (Alsace)

IMG_0001.jpg

Le jour de cette photo, Nicolas se maintenait avec une chaise avec sa main gauche, afin de poser sans béquilles.

Des informations de plus en plus précises parvenaient aux habitants des zones occupées concernant les horreurs et les crimes qui allaient crescendo dans les mois à venir...Louise et Nicolas, bientôt la séparation !

 

 

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Un berger dans la ville...à suivre

 

24 avril 2010

Stupéfaction à la fin de l'été 42

Stupéfaction à la fin de l'été 42


Alsace occupation allemande

Un berger dans la ville 8

Seconde guerre mondiale


Par cette belle soirée de 1950, Louise quittait la chapelle et retourna au village, son père venait de décéder, l'un de ses frères, le plus jeune, né en 1930, était en Indochine, cette autre drôle de guerre.

Jean-Pierre allait lui aussi créer une surprise en 1952, un supérieur lui ordonna de le remplacer dans un avion, alors qu'il devait voler dans le second, ce deuxième appareil se scratcha, le frère de Louise était porté disparu durant une dizaine de jours, un second miracle dans la famille, Jean-Pierre n'était pas mort.

Sa mère et sa dernière sœur allait bientôt retourner à Strasbourg, quitter Irmstett et surtout Nicolas allait revenir, il était vivant...Un revenant qui se faisait soigner dans cette clinique de l'autre côté du Rhin, il allait revenir dans quelques jours...

Elle revoyait ces quelques mois en 1942, danser, chanter, aimer, sous l'occupation allemande



Mon amant de Jean Lucienne Delyle....




Mais surtout des ballades allemandes, au bal  Nicolas faisant le pitre en singeant des danses cosaques, les soldats allemands en permission participaient aussi aux fêtes, la dextérité de son amour pour la danse russe mettait tout le monde d'accord.
Il y avait aussi des « marches germaniques", mais ces danses sont, dans la mémoire de Louise, de Nicolas, de toute une population, du domaine de l'ignoble et du détestable.

L'Alsace était occupée, des informations effrayantes circulées, l'insouciance, la résignation, la bêtise, la peur.....Préféraient évoquer des rumeurs !

Mais vers la fin du mois d'août de ce bel été 42 , la classe 1924 savait qu'elle devait servir la nation allemande, Nicolas allait devenir un incorporé de force dans l'armée allemande dès le mois d'octobre, malgré lui il allait se prénommer Klauss et partir loin au front, du "mauvais côté".

Au début de cet automne, Nicolas 18 ans, ne savait pas que Louise était enceinte...C'était un révolté alsacien qui s'en allait, avec des pensées d'évasion.!

 

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Un berger dans la ville...à suivre !

22 avril 2010

Travail obligatoire Camp disciplinaire

Travail obligatoire


Camp disciplinaire

Un berger dans la ville 7

Seconde Guerre Mondiale

 

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Louise partait en train vers l'Allemagne, citoyenne d'une région annexée par le Reich, elle devait montrer à la belle Allemagne son patriotisme et sa reconnaissance.

La première fois, alors qu'elle était avec sa famille alsacienne évacuée dans le sud-ouest de la France, elle était heureuse d'obéir aux exigences des allemands et revenir vers Strasbourg pour retrouver ses amis et Nicolas.

Mais l'obligation de repartir pendant six mois en Allemagne n'était pas encourageante, en plus les informations du camp disciplinaire, où était enfermé Nicolas, étaient nulles. Louise savait qu'au  ReichArbeitsDienst (RAD) elle allait apprendre à taper à la machine à écrire, sur place elle fit connaissance du télex, de son utilisation, Louise était dans les transmissions [Nachrichtenhelferinnen] !

Les informations provenant de la « machine » s'éditaient en continue sur des bandelettes de un centimètre de haut, elle devait couper, glisser ces rubans sur une éponge enduit de colle, puis encoller les écrits sur des feuilles cartonnées et ainsi les données pouvaient se lire comme sur une page de papier, un cahier ou un livre( les rubans étaient débités durant des heures, très rapidement des tonnes de documents).

Elle apprit aussi à transmettre des textes et nouvelles qu'elle recopiait au clavier.
Plus tard, cette formation, cette technique lui permettra de trouver facilement du travail en France....Une application rigoureuse de la technique du télex; c'était une pionnière.

Louise y resta un peu plus de cinq mois, dans sa chambre des alsaciennes, des allemandes, des autrichiennes....Quelques filles étaient de véritables nazis.

Le matin, levée des couleurs (drapeau hitlérien), un uniforme, une nourriture décente...Les alsaciennes détournaient le règlement pour parler discrètement le dialecte entre elles, c'était strictement défendu.
De la solidarité mais pas de véritables amitiés !!

Elle pu revenir en France, le service de travail obligatoire semblait exceptionnellement terminé, sans mission ou devoirs complémentaires.
....

Nicolas était resté au camp disciplinaire de Schirmeck durant quelques mois, sans véritables conséquences. Etant donné son jeune âge en ce début de Seconde Guerre Mondiale, c'était une espèce de camp de redressement, de petites punitions, se déplacer à genoux les mains sur la tête...Etc...Mais pas de véritables corrections ou châtiments.

Il passa Noël 1941 à la maison, Louise n'était pas revenue, une lettre informait d'un retour avant la fin de l'hiver.
Quelques jours plus tard, Louise et Nicolas étaient réunis pour quelques mois de vrais et grands bonheurs.

Les parents de Louise devaient quitter Strasbourg et toute la famille se posa dans un petit village, Irmstett. Les deux amoureux, insoucieux et légers, sans se préoccuper de l'occupation allemande, vivaient un authentique bonheur, en 1942, en Alsace, entre la ville et la campagne.


Louise & Nicolas, près de la Place de la Bourse ! 1942

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Nicolas...sur le pont ! à Strasbourg 1942

20 avril 2010

Nicolas et moi

Nicolas et moi.


Cénac Domme

Un berger dans la ville 6

Camp disciplinaire de Schirmeck

 

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Ce bel été 1950 engagea Louise à se rendre à La Chapelle, près du village, elle y allait souvent ces dernières années, se ressourcer, trouver des réponses et des explications!!

« De dirre Herrgott » !

Nicolas n'était pas mort, elle l'avait pleuré à de maintes reprises devant ce petit autel, maintenant elle venait remercier mais aussi y chercher des issues tout en se souvenant.

Plus d'une dizaine d'années auparavant elle allait à l'école du Dragon, Nicolas à l'école St Thomas, elle avait seize ans, lui treize...

ecole du dragon.jpg

école du Dragon Strasbourg

Elève exemplaire, son charisme, sa maturité lui donnait une certaine notoriété, il était grand, châtain bouclé, toujours bien habillé, il paraissait plus âgé.

Ils se fréquentaient bien avant l'évacuation vers la Dordogne...

Louise revivait ce voyage vers Cénac-Domme, trois jours de train en plein été, des familles dans des wagons à bestiaux, une de ses petites sœurs, le buste plâtré à la suite d'une double fracture de l'épaule.

Elle ne savait plus combien de temps ils étaient restés près de Sarlat, dans quel château son père avait installé l'électricité, combien de fois l'un des ses frères étaient tombé de vélo en descendant la côte de Domme, les processions à cheval de trait monté par son troisième frère à Cénac....Neuf mois, quinze mois ?

Un retour à Strasbourg, un recommencement avec Nicolas et cette fuite, à deux, vers la France libre dès 1941, Nicolas avait un peu plus de seize ans..

Ce contrôle de papiers, destination vers le Camp de Schirmeck pour tous les deux.

Un nom et un prénom italien, plus de trois années séparaient Luisa de Nicolas...Heureusement pas de conséquences directes, elle ne resta que quelques semaines au camp disciplinaire, elle pu passer chez ses parents, récupérer des effets personnels, direction la gare centrale, destination....

Le père de Louise était vivant, elle ne savait pas que quelques mois précédemment il était entre la vie et la mort, qu'il la demandait tout le temps, Louise ne venait pas à l'hôpital, elle avait tenté la fuite vers la France avec Nicolas.

Destination vers un service de travail obligatoire en Allemagne, ReichArbeitsDienst(RAD)....Pour Louise

Nicolas était resté au camp disciplinaire de Schirmeck....

 

Un berger dans la ville...à suivre

 

18 avril 2010

Louise en Dordogne

Louise 18 ans


Alsacienne

Un berger dans la ville 5

En Dordogne


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De Luisa à Louise, la famille italo-alsacienne partait vers la France Libre....

Le 11 novembre 1939 à Cénac Louise s'habillait en costume folklorique, le bel habit de l'alsacienne, elle se souvenait du petit Nicolas, une promesse et d'autres amies qui étaient loin....Ils étaient séparés par la guerre !

Boche !

Les habitants d'Alsace se faisaient souvent traiter de sales boches...Tentons d'oublier et proposons d'honorer ce 11 novembre...

Il nous reste une belle image, Louise est à droite....


Louise l'alsacienne (à droite) Cénac 11 novembre 1939

Cénac 11 novembre 1939.jpg

 

Un berger dans la ville...à suivre

17 avril 2010

La camisole de Nicolas

La camisole de Nicolas


Laura

Un berger dans la ville 4

Va falloir s'évader....


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L'instinct, mais surtout l'espoir, le rêve de revoir Louise mais aussi Laura, son bébé qui grandissait sans lui, l'avait motivé.

Mais un médecin expliquait à Nicolas que la petite fille, tel un ange, était partie ; insoutenable, incompréhensible, inimaginable...des émotions incommensurables, mon père devenait méchant, agressif et violent.

Le contenu de la pièce vola par la fenêtre, les portes démontées et brisées, le personnel médical agressé et même meurtri, des dents et des nez cassés, du sang et des regrets.

Il ne supportait pas cette vérité, des éléments chimiques dans les veines et habillait d'une camisole de force, ils avaient su le dompter.

L'été 1950 était caniculaire, il était comme ligoté sur une couche, il avait soif, il ne supportait pas l'eau à la petite cuillère, peut-être aussi un manque d'alcool. Un peu plus calme, il se souvenait....

De ces douze années de lutte, d'arrestation, de séparations, de blessures, de camps, de « belles », de guerre, de froid, d'une vie sans réelle issue dans un trou....Et maintenant cette mort supplémentaire, celle de sa petite fille Laura.

Seul dans ce local, Nicolas savait qu'il devait réagir, qu'il allait revenir pour vivre !

Dehors, la solidarité était en place, l'effort d'après guerre allait en partie survenir du Canada....La communauté internationale allait aider Louise et Nicolas.


Un berger dans la ville à suivre...

15 avril 2010

Louise Nicolas

Louise et Nicolas


Entre 6 et 8 ans

Un berger dans la ville 3

Bunker au quotidien

 

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Toute la famille, les voisins, se posaient des questions, extrapolaient...Une telle vie, dans le noir, des amis qui meurent, la folie, la faim, l'eau, la nourriture, malgré qu'ils avaient des stocks, comment se passait la vie au quotidien ? Une vis sans fin ! Que faisaient-ils ? Que devenaient les soldats morts ? Un zeste d'un syndrome de cannibalisme se réveillait !

Des interrogations, un engouement sans limites, mais aussi du négatif, de la jalousie, même un peu d'envie et surtout des journalistes.
Mais personne ne pouvait vraiment s'exprimer, Louise était heureuse, comment pouvait-elle s'extérioriser, elle venait à peine d'admettre que son amour n'allait pas revenir, et comment accepter la mort de son enfant, le décès de son père, les souvenirs de cette guerre et de la fin de ses vingt ans...Un mélange  d'exaltation mais aussi de désespérance !

Nicolas revient, il est vivant, mais comment a-t-il vécu ? Ses souffrances, les effets....Sur la vie, le couple, la famille, des sujets simples mais inextricables à ce moment là.

Nicolas, prénommé Klauss sur son livret militaire, était toujours en observation dans cette base à Gaggenau près de Baden-Baden ! Pour expliquer, justifier, raconter, sa vie dans un bunker, il avait trouvé en lui des moyens inattendus, des capacités insoupçonnées...Pour savoir réagir dans  cette situation inhumaine.

Et ces examens médicaux qui duraient....Une gendarmerie muette !
Le journal disait : « dans l'abri muré, les enterrés vivants n'avaient pas d'eau potable, mais du vin et de la bière ! ».

 

Un berger dans la ville à suivre....

11 avril 2010

Soldats allemands

Seconde guerre mondiale


    Soldats Wehrmacht

    "Un berger dans la ville 1"

    Eté 1950, un Matin....dans les journaux !


    "Des ouvriers polonais ou russes qui travaillaient à Chylonia (Pologne), ont failli tomber à la renverse en voyant apparaître sur leur chantier un homme  immense dont la barbe et les cheveux descendaient jusqu'à la taille.

    Ce "sauvage" sortait des ruines d'un abri bétonné de la dernière guerre mondiale.

    Il fut bientôt suivi d'un second personnage non moins ébouriffé et hagard, qui fit quelques pas en chancelant, aveuglé par la lumière du jour, puis s'abattit, terrassé, certainement par une crise cardiaque, il était mort.

    Ces deux hommes étaient les seuls survivants d'un groupe de huit soldats de la Wehrmacht, enfermés dans un magasin souterrain de vivres et d'habillement depuis le début de 1945.

    En fait, traqués par les armées soviétiques les Allemands avaient alors fait sauter de nombreux ouvrages fortifiés, bloquant les issues de plus d'un "bunker"".

    Le survivant, c'était mon père....

     

    " Un berger dans la ville" à suivre....