13 octobre 2009
Minuit chrétiens
Minuit chrétiens
Lycéen
mélomane, mégalomane
Strasbourg
Le professeur de musique vient de me virer de la chorale, à douze ans, dix minutes avant l'enregistrement....J'avais pourtant ciré les chaussures, mis une chemise blanche, la cravate avec l'élastique, même un peu de brillantine dans les cheveux.
Je dois aller en « permanence », dans la cour je regarde les autres partir debout entre les bâtiments B et C, les silhouettes traversent la Place de Bordeaux...Elles se dirigent vers l'entrée de l'ORTF, ils vont chanter sans moi, le Tonio Kröger du Lycée Kléber.
Nous répétions depuis quelques semaines « Minuit chrétiens », le professeur s'appelait [Kopf ou Hirn], c'était les deux seuls professeurs de musique du lycée, les noms m'amusaient, souvent nous jouions avec leurs patronymes allemands, c'était le grand « Clauss », le Hans Hanssen typique, qui avait dit que je chantais faux à ce moment là.
Ce n'était pas sur la composition d'Adolphe Adam, c'était l'autre chant, celui de Gounod, Clauss dérapait, je me faisais saquer...Je ne me souviens plus de quoi il s'agissait ? Si un lien avec Goethe...mais j'ai décidé d'oublier, de ne plus savoir, j'allais évoluer vers l'image d'un mauvais élève en musique.
Quelques années plus tard un soir de Noël « parrain » chantait « Minuit chrétiens » en roulant les « r », les autres « rigolaient » moi je me remémorais le temps où je me prenais pour un héros malheureux de Thomas Mann, entre temps j'avais vécu l'anecdote « Des souffrances du jeune Werther ».
Plus tard mon fils s'éclatait avec un "un sur vingt" en français au baccalauréat sur un thème de Faust....Les derniers jours du Polanski, du Mitterrand, d'un scrabble avec les lettres « sarkozy »...Je me rappelle.
Clauss, toi aussi tu dois te souvenir, ma vengeance était extrême...Nous étions en cinquième, tu chantais si bien la voix de « kopf », je colportais que tu étais « homo », nous n'avions pas beaucoup de « hirn ».
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12 octobre 2009
So far away from...
So far away from...
Nicolas Peyrac
Des notes, des commentaires m'y font penser....
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08 juillet 2009
Stevie Wonder remercie....
Thank You Michael Jackson
Très bel hommage de Stevie Wonder
Remembering Michael Jackson
LA
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08 mars 2009
Big Bill Broonzy
Big Bill Broonzy, Big Bill Broonzy
Black, Brown And White
1
Un nouvel indice, suite des 2 notes précedentes
byBig Bill Broonzy
This little song that I'm singin' about,
people you know it's true
If you're black and gotta work for a living,
this is what they will say to you,
they says, "If you was white, should be all right,
if you was brown, stick around,
but as you's black, hmm brother, get back, get back, get back"
I was in a place one night
They was all having fun
They was all buyin' beer and wine,
but they would not sell me none
They said, "If you was white, should be all right,
if you was brown, stick around,
but if you black, hmm brother, get back, get back, get back"
Me and a man was workin' side by side
This is what it meant
They was paying him a dollar an hour,
and they was paying me fifty cent
They said, "If you was white, 't should be all right,
if you was brown, could stick around,
but as you black, hmm boy, get back, get back, get back"
I went to an employment office,
got a number 'n' I got in line
They called everybody's number,
but they never did call mine
They said, "If you was white, should be all right,
if you was brown, could stick around,
but as you black, hmm brother, get back, get back, get back"
I hope when sweet victory,
with my plough and hoe1
Now I want you to tell me brother,
what you gonna do about the old Jim Crow?
Now if you was white, should be all right,
if you was brown, could stick around,
but if you black, whoa brother, get back, get back, get back
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15 janvier 2009
Marie-Jeanne
Marie-Jeanne
Joe Dassin
Marie-Jeanne,
Paroles
C'était le quatre juin, le soleil tapait depuis le matin
Je m'occupais de la vigne et mon frère chargeait le foin
Et l'heure du déjeuner venue, on est retourné à la maison
Et notre mère a crié de la cuisine : "Essuyez vos pieds sur l'paillasson"
Puis elle nous dit qu'elle avait des nouvelles de Bourg-les-Essonnes
Ce matin Marie-Jeanne Guillaume s'est jetée du pont de la Garonne
Et mon père dit à ma mère en nous passant le plat de gratin :
"La Marie-Jeanne, elle n'était pas très maligne, passe-moi donc le pain.
Y a bien encore deux hectares à labourer dans le champ de la canne."
Et maman dit: "Tu vois, quand j'y pense, c'est quand même bête pour cette pauvre
Marie-Jeanne
On dirait qu'il n'arrive jamais rien de bon à Bourg-les-Essonnes
Et voilà qu'Marie-Jeanne Guillaume va s'jeter du pont de la Garonne"
Et mon frère dit qu'il se souvenait quand lui et moi et le grand Nicolas
On avait mis une grenouille dans le dos de Marie-Jeanne un soir au cinéma
Et il me dit: "Tu te rappelles, tu lui parlais ce dimanche près de l'église
Donne-moi encore un peu de vin, c'est bien injuste la vie
Dire que j'l'ai vue à la scierie hier à Bourg-les-Essonnes
Et qu'aujourd'hui Marie-Jeanne s'est jetée du pont de la Garonne"
Maman m'a dit enfin: "Mon grand, tu n'as pas beaucoup d'appétit
J'ai cuisiné tout ce matin, et tu n'as rien touché, tu n'as rien pris
Dis-moi, la sœur de ce jeune curé est passée en auto
Elle m'a dit qu'elle viendrait dimanche à dîner... oh! et à propos
Elle dit qu'elle a vu un garçon qui t'ressemblait à Bourg-les-Essonnes
Et lui et Marie-Jeanne jetaient quelque chose du pont de la Garonne"
Toute une année est passée, on ne parle plus du tout de Marie-Jeanne
Mon frère qui s'est marié a pris un magasin avec sa femme
La grippe est venue par chez nous et mon père en est mort en janvier
Depuis maman n'a plus envie de faire grand-chose, elle est toujours fatiguée
Et moi, de temps en temps j'vais ramasser quelques fleurs du côté des Essonnes
Et je les jette dans les eaux boueuses du haut du pont de la Garonne.
Interprété par Joe Dassin
21:30 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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14 janvier 2009
Pas cette chanson
Pas cette Chanson
Johnny Hallyday 1962
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12 janvier 2009
Johnny
Le jour de la mort de Johnny
Fatal-Picards
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14 novembre 2008
Le temps des cerises
Paroles du Temps des Cerises :
Quand nous chanterons le temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au coeur
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur
Mais il est bien court le temps des cerises
Où l’on s’en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d’oreilles
Cerises d’amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille en gouttes de sang
Mais il est bien court le temps des cerises
Pendants de corail qu’on cueille en rêvant
Quand vous en serez au temps des cerises
Si vous avez peur des chagrins d’amour
Evitez les belles
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour
Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi des peines d’amour
J’aimerai toujours le temps des cerises
C’est de ce temps-là que je garde au coeur
Une plaie ouverte
Et Dame Fortune, en m’étant offerte
Ne saura jamais calmer ma douleur
J’aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au coeur
Version Noir désir,
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05 novembre 2008
Chansons
Les variétés que j'écoutais il y a 40 ans....
Chansons
Chansons
Michel Polnareff en 1968 - 1969, j'écoutais en boucle ...40 ans plus tard mon fils [le joli petit garçon des années 1970] m'a offert son dernier album à Noël.
J'écoutais aussi "Get back" des Beatles, "Born to be a wild" de Wilson Pickett, ce dernier est mort au même moment que James Brown; et pourtant il était dans l'oubli.
Simon & Garfunkel, "The boxer", "Le métèque" de Moustaki, "In the ghetto" de Presley....Et qui se souvient de "Looky, Looky" de Georgio ? Et de "Love man" d'Otis Redding, j'ai encore quelques 33 tours de ce dernier qui "dansent" dans ma tête.
Et "La Chanson pour Marie" de Patrick Abrial ou "Chimène" de R. Jolie, vous vous souvenez ? L'oreille collé au transistor [tel un téléphone portable ] durant 5 ou 6 ans, nuit & jour ?
Et les Beegees, Shocking Blue, les autres Michel, Fugain & Delpech [pas trop Sardou en ce temps car ["Si les Ricains n'étaient pas là vous seriez tous en Germany...."]], les Aphrodites Childs, les Equals et bien entendu les Stones!
Et San Francisco ? L'impossible rêve.
C'est un instant dans le temps des variétés, les Beatles et Otis Redding, je les écoute toujours, mes enfants et mes petits-enfants aussi!
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01 novembre 2008
Abd al Malik
Abd Al Malik :
«Pour moi, Brel est un rappeur, un rockeur, une vraie référence»
Abd al Malik
Abd Al Malik, Régis de son vrai nom, nous enchante depuis quelques mois de son rap-slamé humaniste et conscient. Avec Gibraltar, son second opus solo, le jeune strasbourgeois de 23 ans a trouvé son créneau : il se met à nu et essaie de réconcilier le monde avec ses incohérences. Rencontre avec un apôtre moderne.
Pourquoi êtes-vous un fan inconditionnel de Jacques Brel ?
Jacques Brel parce que c’est exactement la conception que j’ai d’un artiste : tout donner comme si après, il n’y avait plus rien. Et puis il a aussi une écriture incroyable, portée par la force d’interprétation. La musique derrière, cette espèce de mini-symphonie, est merveilleuse. Pour moi, Brel c’est un rappeur, c’est un rockeur, une vraie référence.
Que lui avez-vous pris ?
Tout. Je pense que son écriture m’influence beaucoup, sa musicalité aussi. Dans les années 60, sa musique était baroque pour l’époque. Il m’a vraiment donné le goût de ne pas être spécialement à la mode. De juste faire ce qui me touche. Et cette envie aussi de partager des émotions en racontant des histoires, de transcender mon statut social en rendant mes histoires universelles, comme lui. Je viens également d’un milieu social particulier mais j’ai cette envie de raconter des histoires qui touchent tout le monde.
On dit de vous que vous êtes le pendant politique de Grand Corps Malade. Qu’en pensez-vous ?
Moi, je suis un rappeur. Être rappeur, ça s’inscrit dans une culture hip-hop. Je ne suis pas slameur, c’est une autre culture ! Dans mon travail, il y a de la poésie, c’est sûr, mais il y a aussi beaucoup de musiques. Toutes mes velléités artistiques, c’est dans le hip-hop que je veux les développer. De toute façon, les étiquettes ne me gênent pas tant qu’elles ne nuisent pas à ma qualité d’être humain.
Vous êtes donc un rappeur-slameur mais aussi le mari de la chanteuse Wallen et le frère de l’artiste Bilal. Est-ce que ça aide pour la création artistique ?
C’est plus facile pour moi de reproduire ce que j’ai dans la tête avec eux. Je n’ai pas eu à chercher loin et longtemps. Quand j’ai pensé ce projet, on s’est assis avec Bilal, je lui ai expliqué ce que je voulais faire et le premier titre qu’il m’a amené, c’est les Autres. Ma chance a été d’être entourée de gens talentueux depuis que j’ai commencé. Cela m’a poussé à aller vers le haut.
Sur cet album, vous parlez énormément de votre foi (Abd Al Malik est soufiste) dans vos titres. Pourquoi est-ce aussi important pour vous ?
S’il n’y avait pas eu le 11 septembre, je crois qu’aujourd’hui, je n’en parlerai pas du tout. J’ai le sentiment que le vrai problème par rapport à l’islam, c’est l’amalgame entre les notions identitaire, politique et spirituelle. Il faut en parler pour que les gens ne voient pas seulement l’espèce de caricature qu’on nous montre. Moi, j’en parle pour dire que la spiritualité, c’est quelque chose de l’ordre de l’intime, qui pacifie notre rapport à l’autre.
Recueilli par Adeline Lajoinie
20Minutes.fr,
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