29 mai 2009

33 ans wow 2...

Union libre hier

33 ans wow 2....

Union libre aujourd'hui

Au début des années 1970 malgré une loi des années 40 qui permettait cette vie en couple, "vivre à la colle" était condamnait pour des raisons liées à la morale religieuse et au symbole du mariage religieux.

Ce n'était pas officiel, la plupart des droits d'un couple classique était impossible, une suspicion de libertinage était ancré dans les mentalités, le concubinage semblait être une relation de courte durée et aussi taxé d'un manque d'engagement.

Vivre en union libre était rare pour un ménage rentrant dans un schéma classique, nous étions un peu hors du système, mais ma belle, adorable, gracieuse future épouse et moi, avons vécus ainsi, avec chance, heureux et prospères pendant plusieurs années avant de nous marier.

Mais, mariage à 4 à la mairie, nous et les 2 témoins [Pela.... & ....de Claire], mais le lendemain mariage religieux, classique, suivi d'un repas en musique avec de nombreux convives.

Dans la foulée, "le joli petit garçon" rentrait au cours préparatoire, tout était rentré dans l'ordre car il était difficile d'expliquer une union hors mariage [les mentalités!], avoir des droits, partager le "matériel"...

Mais le représentant de Dieu disait durant la cérémonie que nous avions l'expérience de la vie de couple, des enfants, que nous étions mature et qu'il était heureux de bénir l'union d'un telle paire.

C'était un "Curé" d'une église catholique [il connaissait mon expérience évangélique] qui venait de nous "dédouaner" de cette union libre [merci pour cet engagement], devant les gens présentes, nous venions de gagner un nouveau challenge, la stabilité de deux êtres non mariés était possible.

C'était aussi une façon de braver les parents, les carcans en place [1968 était passé par là] mais aussi un effet de mode

09 mars 2009

Black, Brown, White

Black, Brown, White.

 

Noir, métis, blanc ?

 

Simplement la version chantée de 1951 !

par Big Bill Broonzy



08 mars 2009

Big Bill Broonzy

Big Bill Broonzy, Big Bill Broonzy


Black, Brown And White

1

Un nouvel indice, suite des 2 notes précedentes

 

byBig Bill Broonzy


This little song that I'm singin' about,
people you know it's true
If you're black and gotta work for a living,
this is what they will say to you,
they says, "If you was white, should be all right,
if you was brown, stick around,
but as you's black, hmm brother, get back, get back, get back"

I was in a place one night
They was all having fun
They was all buyin' beer and wine,
but they would not sell me none
They said, "If you was white, should be all right,
if you was brown, stick around,
but if you black, hmm brother, get back, get back, get back"

Me and a man was workin' side by side
This is what it meant
They was paying him a dollar an hour,
and they was paying me fifty cent
They said, "If you was white, 't should be all right,
if you was brown, could stick around,
but as you black, hmm boy, get back, get back, get back"

I went to an employment office,
got a number 'n' I got in line
They called everybody's number,
but they never did call mine
They said, "If you was white, should be all right,
if you was brown, could stick around,
but as you black, hmm brother, get back, get back, get back"

I hope when sweet victory,
with my plough and hoe1
Now I want you to tell me brother,
what you gonna do about the old Jim Crow?
Now if you was white, should be all right,
if you was brown, could stick around,
but if you black, whoa brother, get back, get back, get back

 

05 février 2009

Lucien Baumann

Lucien Baumann


L'ancien bâtonnier, jeune avocat du condamné


Lors de la dernière éxécution capitale à Strasbourg, Lucien Baumann retranscrit par les mots une émotion qu'il a vécue le 8 mai 1937 alors qu'il avait 26 ans, aujourd'hui il précise :" La peine de mort est pire que le Talion. On n'a pas le droit de prendre la vie de quelqu'un, quelle que soit l'horreur de son crime. C'est contraire à la raison pure."

Les Dernières Nouvelles d'Alsace nous rapportent que Lucien Baumann est aussi poète et hommes de lettres, qu'il est l'auteur de plusieurs receuils de poésies [près de 80 000 vers à son actif], à 98 ans il vit en Alsace, dans la Vallée de la Bruche.

Le dernier condamné à mort guillotiné , en sa présence, à Strasbourg en 1937, lui inspira ces mots :

 

L'échafaud

 

Dans la cour de la prison

A l'aube blême et chagrine,

Supplantant potence ou poison

Se dresse la guillotine.

 

Dans la cour de la prison

Regard perdu, faciès hâve,

Est apparu le garçon

Dans la corde qui l'entrave.

 

Dans la cour de la prison

Un homme à la chemise ouverte

Bête soumise et offerte

A l'implacable rançon

 

Dans la cour de la prison

Corps projeté qui s'affale,

Bourreau pressant le bouton

Pour la peine capitale.

 

Dans la cour de la prison

Couperet quittant l'ogive,

Le choc et l'ultime frisson,

Sang qui gicle comme eau vive.

 

Dans la cour de la prison

Où la cruauté culmine

Le spectacle se termine

Pour que la justice ait raison.

 

Une lame qui tombe

Une tombe qui s'ouvre

Quand le calme retombe

C'est le néant qui s'ouvre.

Lucien Baumann

Vous pouvez retrouver d'autres écrits...sur son site

http://www.lucien-baumann.fr/

 


 

15 décembre 2008

Solidarnost

Solidarnost

 

 

L'ex-champion du monde d'échecs Garry Kasparov a fondé samedi dernier un nouveau mouvement d'opposition baptisé « Solidarnost », dans l’intention de se faire enfin entendre en Russie,  

Le nom choisi pour le groupe fait référence au mouvement syndical polonais qui naissait dans les années 80 Solidarnosc, qui “avait vaincu le fascisme”, a souligné Kasparov dans la déclaration qu'il a prononcé devant les délégués.

Dimanche lors d'un cortège de manifestants non autorisé à Moscou (à la demande de l'ancien champion du monde d'échecs Garry Kasparov), les forces de l'ordre, déployées abondamment, ont interpellé des dizaines d’individus  de l'opposition en Russie.

 

Les autorités n'avaient pas autorisé cette « marche de désaccord », destinée à résister contre la politique du gouvernement de Vladimir Poutine, et à laquelle des adversaires de tous bords, allant des libéraux à l'extrême gauche, étaient espérés.

 

Solidarnost vient de naître, souhaitons que l’opposition puisse enfin s’exprimer dans ce grand pays.

16 novembre 2008

Congrès de Rennes

Le Congrès de Rennes du Parti Socialiste s'est tenu du 15 au 18 mars 1990.

 

 

Ce congrès de sinistre mémoire pour les socialistes voit s'affronter sept motions :

 

Motion 1, de Lionel Jospin, Pierre Mauroy et Louis Mermaz : 28,95 %

Motion 2, de Jean Poperen : 7,2 %

Motion 3, de Michel Rocard : 24,2 %

Motion 4, de Jean-Luc Mélenchon : 1,35 %

Motion 5, de Laurent Fabius : 28,84 %

Motion 6, de Marie-Noëlle Lienemann : 0,6 %

mMotion 7, de Jean-Pierre Chevènement : 8,5 %

 

Aucune majorité ne parvient à se former dans une morne ambiance ….

 

Retour en 2008, juste pour voir ??

18 juin 2008

18 juin

La piscine n'est toujours pas prête, je ne peux pas me baigner dans notre jardin, et comme j'avais oublié un truc important, je vous le rappelle.... 

 

L'appel du 18 juin 40

L'histoire est hasardeuse, étonnante, disons que je suis né un 18 juin.

A ma naissance j'avais 13 oncles & tantes, 6 vivent encore et tous du côté du Nonno italien.

Un 18 juin, jour de mes 9 ans un premier oncle mourait.

Un 18 juin, jour de mes 18 ans une première tante mourait.

Un 18 juin, jour de mes 36 ans un second oncle mourait.

 Depuis 4 autres sont partis, je n'ai pas vérifié les dates, mais il ne s'agissait pas d'un 18 juin.

Le jour de mes 9 ans, celui de mes 18 ans, puis celui de mes 36 ans, mes 3 premiers oncles et tantes sont décédés.

 

Pour changer, une blague pourrie : le  saviez-vous ?  Avec quoi l'on a enterré le général Charles de Gaulle ?

 

16 avril 2008

Orphelin, pupille, victime

Orphelin, pupille, victime.

Orphelin

Pupille

Victime

Lorsque j’ai démarré le blog, j’avais décidé de rapporter des faits essentiels de ma vie, des aboutissements ou suites d’expériences de mes ascendants, une projection de mon parcours, voir celui de mes enfants.

Trois des quatre articles les plus recherchés concerne les « Orphelins de guerre », les « Pupilles de la Nation », les « Malgré-Nous », il s’agit de souvenirs et de souffrances de (des) générations précédentes.

Je ne pensais pas qu’en 2008, autant de personnes recherchent avant tout le « fric », se payer le prix d’une douleur tout au plus transmise, car ceux qui étaient directement impliqués sont un « peu »dédommagés avec quelques sous.

Si j’exagère, merci de me démontrer le contraire avec courtoisie.

Si vous allez sur un moteur de recherches, si vous « tapez » le premier mot du titre [orphelin], des centaines de milliers de réponses apparaissent, vous pouvez essayer !

Sont relatés des faits tragiques, pénibles, émouvants…Mais presque toujours une demande de reconnaissance, d’honneur et d’argent…Pourquoi cela fonctionne-t-il ainsi ?

En plus de 60 ans, les gens non indemnisées sont trop abondantes, se battre durant des décennies sans aboutir, sans légitimations, c’est dur, mais aussi dur d’y croire.

Ceux qui sont vraiment en souffrance, peuvent éprouver de la « haine » ou de la consternation, vis-à-vis de mes propos, vrai ou faux, sans oublier, tournons nous vers demain.

Pour vous rappeler, pour simplifier je remets ces trois notes…..

Orphelin de père

Orphelin de mère

Mon père est parti alors que je n'avais pas 3 ans, suite a ses blessures de guerre, ma mère a reçu une pension de veuve de guerre, lorsqu'à mon adolescence je me retrouvais seul, l'état m'a versé une pension d'orphelin de guerre pour les 2 parents.

Mon père et ma mère s'étaient fait attraper par les allemands au Col du Bonhomme, alors que tous les deux voulaient rejoindre la France libre, fuir cette occupation allemande.

Mon père se retrouva dans la Wehrmacht (forces armées allemandes) car il était alsacien, ma mère d'abord dans un camp près de Schirmeck, puis par chance (sauvé par un soldat allemand) en Allemagne durant quelques mois dans une unité de travail [Malgrés-Nous  & Malgrés-Elles].

Dans les Dna [Dernières Nouvelles d'Alsace], j'ai lu un article concernant ces orphelins de guerre : "Une douloureuse absence"  et des témoignages de personnes qui "ont accepté d'ouvrir leurs blessures intimes", des mots très forts sont employés comme "parias""terribles »  « départs""dévastés".

Je ne connais pas l'histoire des témoignages réunis par le pasteur Bernard Rodenstein, mais il me semble qu'il s'agit de souffrances et de cas extrêmes; être pupille de la nation ne m'a rien apporté, par contre l'orphelin à touché de l'argent jusqu'à ses 21 ans.

Plus tard, lorsque l' «Allemagne» indemnisa les veuves et orphelins de guerre, je me suis déplacé au Centre Administratif de Strasbourg, une association spécialement crée pour le paiement des indemnisations me permis de remplir un formulaire et me conseilla d'attendre....

J'ai patientais et j'ai obtenu une somme d'environs 7000 francs et quelques mois ou années plus tard, cette association m'a contacté pour me verser un supplément de plus de 1000 francs, j'avais de la chance.

Seul au monde (sans mes parents), j'ai encore eu de la chance avec l'aide de gens (oncles & tantes, pots...), la vie est belle, des cadeaux, des sapins, jeunesse pas vraiment difficiles....La vie de famille avec mon père, ma maman et ma sœur, j'en rêve encore, sans douleur, mais personne ne le sait.

Plus de 60ans après cette guerre, "il ne faut pas oublier"" ok", mais la vie est ailleurs; il faut tenter d'expliquer mais aussi éviter de culpabiliser les générations actuelles.

Juste pour vendre du papier ou la vidéo ?

Pupille de la Nation

Pupille de la Nation majeur, je le suis

Glauque et Anciens Combattants?? Véritable dans l'histoire!!

Etre Pupille de la Nation c'est un titre national décerné par la Nation reconnaissante à ceux dont le père (ou la mère) a donné sa vie pour l'Honneur de la Patrie.

C'est à peu près la définition que j'ai trouvé, mais ce qui me choque c'est un odieux découpage en catégories prouvant l'origine de la réalité des faits décrétés [Mort"bêtement", Enfants de déportés juifs....], mon père était enrôlé de force dans l'armée allemande (les Malgré-nous) et il porte la mention "Mort pour la France".

Cette reconnaissance (ou réparation) donne un droit à la protection et au soutien moral et matériel de l'Etat jusqu'à l'âge de 21 ans (jusqu'à 1975, c'était la majorité). Définition suite & fin.

J'affirme n'avoir jamais perçu le moindre sou, donc aucune aide morale ou financière découlant du titre de Pupille de la Nation; moi mon papa c'est dans mes rêves, quant à l'Etat, il a certainement fait un "mix" entre l'orphelin [le chanceux qui a reçu la reconnaissance matérielle] et le pupille [le Titre National!].

Mais je dois en être fier...! Qu'en pensez-vous ?

Lorsque mon père est mort, durant son enterrement, la personne qui me gardait m'a remis un carton de chaussures remplis de "soldats de plomb", m'expliquant que mon père ne voulait pas que je connaisse la guerre....

Je ne suis pas fier, à chaque retour en arrière je suis triste, je ne sais pas mettre des mots sur cette partie de l'histoire, alors lire la lettre de Guy Môquet....Me dérange !

Maintenant "Confier la mémoire" d'un enfant victime de la Shoah à chaque élève de CM2....Je ne sais plus....Je ne suis plus du tout d'accord.

Et vous ?

Malgré-Nous

Malgré-Nous

Dans d'autres articles, "Orphelin de guerre", "Pupille de la Nation", j'ai précisé que mes 2 parents étaient victimes des "décisions ludiques" de l'ennemi durant la Seconde Guerre Mondiale.

Les parents sont toujours restés discrets et les informations ne me sont parvenues que par bribes, mis à part mon père, tel oncle était aussi en Russie, l'autre plus jeune était en 1945 en Pologne alors qu'il n'avait que 17 ans....Tous enrôlés de force dans la Wehrmacht.

Mon père était prisonnier en Russie, malgré une évasion, malgré une grave blessure, malgré les documents en ma possession [André = Andreas]....Je ne sais pas s'il existe des archives qui pourraient permettre de retracer un peu le cheminement des "loisirs" de mes parents alors qu'ils avaient "20 ans".

Si vous avez des sources dites moi vers ou chercher. Merci. [Vous pouvez me les transmettre anonymement].

Mon père est parti rapidement, ma mère aussi, je n'ai pas su ou pu poser les bonnes questions; j'ai bien entendu, étudié cette partie de notre histoire, j'ai visité, lu, visionné, le tout globalement mais je ne voulais pas que mes parents soient acteurs.

A ma naissance, je n'ai parlé que le français, le dialecte alsacien je l'ai appris à "l'école" (Au début du CP, je devais être le seul à savoir parler correctement le français ! Dans mon village pas de maternelle...), plus tard, la langue allemande au lycée.

La volonté des miens était d'appartenir à la France.

Vous savez les alsaciens sont un peu des naufragés, mais heureux d'être enfin à port.

L’Alsace est belle.

21 mars 2008

Pâques

Pâques

La veillée Pascale

Comme j’en parlais dans « Religion », j’habitais durant 7-8 ans chez une tante dans un joli village d’Alsace.

Elle m’expliquait que le Jeudi  Saint [Gruene dunerstag], était la journée d’expiation de nos fautes et qu’elle [Marguerite] était investie par une force inconnue (liée à Dieu) pour se sacrifier, alors chaque année les premiers jours de la Carême….

Ainsi avant la fin de cette journée elle provoquait un accident, se renverser de l’eau bouillante sur une partie de son corps, trébucher au-dessus de la fosse à purin, se payer la queue d’une vache dans le visage, glisser dans le poulailler….Enfin cela devait être un jour dramatique car nous étions tous des pêcheurs ! Hier Jeudi Saint, à l'heure du coucher, j'étais enfin serein.

A partir de 6 ou 7 ans, le lendemain, Vendredi Saint [Karfreitag], je devais me lever aux aurores car les cloches étaient parties à Rome et je devais avec les autres garçons remplacer lesdites cloches…Me voilà à moins de 6 heures du matin seul dans la rue, j’ai froid [culottes courtes], j’ai peur car il fait encore un peu nuit, le grand qui me chapeaute vient en retard, mais j’étais content, j’allais pouvoir réveiller le village endormi. .

Et oui, le gentil petit enfant de chœur pouvait inaugurer sa crécelle toute neuve [c’est un rectangle en bois, avec en son centre une moulinette et des lames qui percutent de cran en cran], ma « ratsch » fabriquée par le Tony.

J’étais un « ratscher », mon fils aussi, en 2008 même les filles (la nôtre est aujourd’hui à Jérusalem, hier en Galilée) perpétuent cette tradition, annoncer les « angélus », « midi », « l’heure des offices religieux » [« am dreie esch Keriche », en dialecte alsacien = messe à 15h], à l’église cela durait longtemps, je suivais la lecture de la Passion du Christ en regardant chaque tableau du « chemin de croix » accroché dans notre petite cathédrale.

Puis il fallait retourner dans le village pour l’angélus, le lendemain à nouveau se réveiller tôt et le samedi soir c’était la veillée Pascale, un feu brûlait devant l’église, j’avais chaud (culottes courtes), c’est à ce feu qu’on allume le cierge pascal, qui servait à allumer toutes les lumières éteintes de l’église via les petits cierges que tous les paroissiens portés.

Mon presque « père » juif, m’expliqua un peu plus tard que le bûcher de la veillée pascale [ Samedi Saint] était destiné par certains pour « brûler le Juif » devant l’église catholique, je ne lui ai jamais avoué que je croyais cette « connerie » alors que j’avais 5 ou 6 ans.

Le lundi de Pâques c’était encore la fête, nous allions percevoir le gain de nos tours de moulinettes, de la « musique crécelle » que nous imprimions pour suppléer les cloches, nous nous déguisions avec des vieux habits, l’un d’entre nous était enveloppé de paille avec un collier autour de son cou et devant chaque demeure nous disions « Eier heruss, Eier heruss,  oder mer schecke de morder in’s haehner huss » {en alsacien : sortez les œufs, sortez les œufs, ou nous expédions la martre dans le poulailler}, nous recevions des œufs durs, de temps à autres des sous (que les grands se partageaient)….Aujourd’hui, en 2008, les jeunes passeront lundi prochain avec une boîte ou nous mettrons des €uro.

Ma première au théâtre c’était dans un foyer ou une église, je crois, à Strasbourg-Koenigshoffen, j’avais 8 ans, je regardais La Passion du Christ en Alsacien, en Allemand….Je ne sais pas, mais l’histoire du Peter et du coq, je sais encore.

Et vous ?

09 mars 2008

Religion

Catholique

Protestant

…Pas athée !

 

Mon père était protestant, ma mère catholique, baptisé à la Chapelle de l’Hôpital Civil de Strasbourg dés ma naissance.

Dans l’article « Marina », je présentais les 7-8 ans passés chez une tante à la campagne, c’était un village catholique.

Avant l’école, tous les jours j’allais à la messe [en latin], le dimanche et les jours fériés j’étais servant de messe et j’allais au catéchisme.

J’ai fais ma « petite communion » puis la confirmation vers mes 10 ans, j’étais un petit paysan, je roulais avec le tracteur [oui, oui à 8-9 ans], je travaillais dans les champs, je donnais à manger aux porcs et il m’arrivait de traire les vaches…

Je tuais le lapin, les poules, je brossais le cheval, je nettoyais l’intérieur des fûts….J’aidais lorsque l’on tuait le cochon !!

Mon oncle est mort le jour de mes 9 ans, je devais « servir» un enterrement pour la 1ère fois [ben non !], je devenais un petit homme, indispensable !

Et ma mère décida de me confier à une autre tante, du Kochersberg vers les hauteurs du Kronthal, d’un jour à l’autre, sans préparation ; une lettre simple.

Le samedi matin j’avais cours de religion, état de crise dans le nouveau village, j’avais disparu, je ne savais pas qu’il s’agissait d’un village avec 2 clochers, pour moi la religion c’était les païens, les juifs et les chrétiens…J’étais à catéchèse !

Mais me voilà à l’école du dimanche, soit au temple, soit à la maison chantant « A toi la Gloire… », je vivais dans la partie évangélique et protestante de la famille.

J’ai ainsi appris, Dieu, la preuve par neuf et bien se tenir à table…Toutes les bonnes manières, un certain savoir faire et vivre que j’ai en partie adopté et adapté, pour la vie.

J’étais également abonné au jeune lecteur de la Bible et je ‘grattais’ un peu le piano.

Beaucoup d’apprentissage de valeurs plus tard, la maladie frappa ma destinée et j’allais vivre avec ma maman, faire la communion chez les catholiques, des camps bibliques chez les protestants.

Mon père étant mort, ma mère avait un ami pendant près de 10 ans, il était juif et il ne voulait pas se marier avec ma mère, ma mère disait que c’était elle qui ne désirait pas l’officialisation de cette union.

Celui qui portait le même prénom que mon père m’expliqua la différence entre l’ancien et le nouveau testament, le vendredi soir après la « Prière », il venait…Mais trop vite ma maman est décédée, je me retrouvais, orphelin, seul comme un con….

Si vous avez lu d’autres articles, vous savez que j’avais subi 26 séances de radiothérapie, une ‘grosse’ opération, à 11 ans j’étais rentré au lycée Kléber à Strasbourg [lorsque je n’étais pas à l’hôpital ou près du Kronthal en convalescence], et j’étais aux Eedf [Eclaireuses, Eclaireurs de France], un mouvement de scout laïque.

Je sais, tout semble se mélanger, telle une salade italienne ou russe, catholique, protestant, juif, laïque…Je commençais aussi à lire Marx….Alors !

Toutes les notes