16 avril 2008
Orphelin, pupille, victime
Orphelin
Pupille
Victime
Lorsque j’ai démarré le blog, j’avais décidé de rapporter des faits essentiels de ma vie, des aboutissements ou suites d’expériences de mes ascendants, une projection de mon parcours, voir celui de mes enfants.
Trois des quatre articles les plus recherchés concerne les « Orphelins de guerre », les « Pupilles de la Nation », les « Malgré-Nous », il s’agit de souvenirs et de souffrances de (des) générations précédentes.
Je ne pensais pas qu’en 2008, autant de personnes recherchent avant tout le « fric », se payer le prix d’une douleur tout au plus transmise, car ceux qui étaient directement impliqués sont un « peu »dédommagés avec quelques sous.
Si j’exagère, merci de me démontrer le contraire avec courtoisie.
Si vous allez sur un moteur de recherches, si vous « tapez » le premier mot du titre [orphelin], des centaines de milliers de réponses apparaissent, vous pouvez essayer !
Sont relatés des faits tragiques, pénibles, émouvants…Mais presque toujours une demande de reconnaissance, d’honneur et d’argent…Pourquoi cela fonctionne-t-il ainsi ?
En plus de 60 ans, les gens non indemnisées sont trop abondantes, se battre durant des décennies sans aboutir, sans légitimations, c’est dur, mais aussi dur d’y croire.
Ceux qui sont vraiment en souffrance, peuvent éprouver de la « haine » ou de la consternation, vis-à-vis de mes propos, vrai ou faux, sans oublier, tournons nous vers demain.
Pour vous rappeler, pour simplifier je remets ces trois notes…..
Orphelin de père
Orphelin de mère
Mon père est parti alors que je n'avais pas 3 ans, suite a ses blessures de guerre, ma mère a reçu une pension de veuve de guerre, lorsqu'à mon adolescence je me retrouvais seul, l'état m'a versé une pension d'orphelin de guerre pour les 2 parents.
Mon père et ma mère s'étaient fait attraper par les allemands au Col du Bonhomme, alors que tous les deux voulaient rejoindre la France libre, fuir cette occupation allemande.
Mon père se retrouva dans la Wehrmacht (forces armées allemandes) car il était alsacien, ma mère d'abord dans un camp près de Schirmeck, puis par chance (sauvé par un soldat allemand) en Allemagne durant quelques mois dans une unité de travail [Malgrés-Nous & Malgrés-Elles].
Dans les Dna [Dernières Nouvelles d'Alsace], j'ai lu un article concernant ces orphelins de guerre : "Une douloureuse absence" et des témoignages de personnes qui "ont accepté d'ouvrir leurs blessures intimes", des mots très forts sont employés comme "parias""terribles » « départs""dévastés".
Je ne connais pas l'histoire des témoignages réunis par le pasteur Bernard Rodenstein, mais il me semble qu'il s'agit de souffrances et de cas extrêmes; être pupille de la nation ne m'a rien apporté, par contre l'orphelin à touché de l'argent jusqu'à ses 21 ans.
Plus tard, lorsque l' «Allemagne» indemnisa les veuves et orphelins de guerre, je me suis déplacé au Centre Administratif de Strasbourg, une association spécialement crée pour le paiement des indemnisations me permis de remplir un formulaire et me conseilla d'attendre....
J'ai patientais et j'ai obtenu une somme d'environs 7000 francs et quelques mois ou années plus tard, cette association m'a contacté pour me verser un supplément de plus de 1000 francs, j'avais de la chance.
Seul au monde (sans mes parents), j'ai encore eu de la chance avec l'aide de gens (oncles & tantes, pots...), la vie est belle, des cadeaux, des sapins, jeunesse pas vraiment difficiles....La vie de famille avec mon père, ma maman et ma sœur, j'en rêve encore, sans douleur, mais personne ne le sait.
Plus de 60ans après cette guerre, "il ne faut pas oublier"" ok", mais la vie est ailleurs; il faut tenter d'expliquer mais aussi éviter de culpabiliser les générations actuelles.
Juste pour vendre du papier ou la vidéo ?
Pupille de la Nation
Pupille de la Nation majeur, je le suis
Glauque et Anciens Combattants?? Véritable dans l'histoire!!
Etre Pupille de la Nation c'est un titre national décerné par la Nation reconnaissante à ceux dont le père (ou la mère) a donné sa vie pour l'Honneur de la Patrie.
C'est à peu près la définition que j'ai trouvé, mais ce qui me choque c'est un odieux découpage en catégories prouvant l'origine de la réalité des faits décrétés [Mort"bêtement", Enfants de déportés juifs....], mon père était enrôlé de force dans l'armée allemande (les Malgré-nous) et il porte la mention "Mort pour la France".
Cette reconnaissance (ou réparation) donne un droit à la protection et au soutien moral et matériel de l'Etat jusqu'à l'âge de 21 ans (jusqu'à 1975, c'était la majorité). Définition suite & fin.J'affirme n'avoir jamais perçu le moindre sou, donc aucune aide morale ou financière découlant du titre de Pupille de la Nation; moi mon papa c'est dans mes rêves, quant à l'Etat, il a certainement fait un "mix" entre l'orphelin [le chanceux qui a reçu la reconnaissance matérielle] et le pupille [le Titre National!].
Mais je dois en être fier...! Qu'en pensez-vous ?
Lorsque mon père est mort, durant son enterrement, la personne qui me gardait m'a remis un carton de chaussures remplis de "soldats de plomb", m'expliquant que mon père ne voulait pas que je connaisse la guerre....
Je ne suis pas fier, à chaque retour en arrière je suis triste, je ne sais pas mettre des mots sur cette partie de l'histoire, alors lire la lettre de Guy Môquet....Me dérange !
Maintenant "Confier la mémoire" d'un enfant victime de la Shoah à chaque élève de CM2....Je ne sais plus....Je ne suis plus du tout d'accord.
Et vous ?
Malgré-Nous
Malgré-Nous
Dans d'autres articles, "Orphelin de guerre", "Pupille de la Nation", j'ai précisé que mes 2 parents étaient victimes des "décisions ludiques" de l'ennemi durant la Seconde Guerre Mondiale.
Les parents sont toujours restés discrets et les informations ne me sont parvenues que par bribes, mis à part mon père, tel oncle était aussi en Russie, l'autre plus jeune était en 1945 en Pologne alors qu'il n'avait que 17 ans....Tous enrôlés de force dans la Wehrmacht.
Mon père était prisonnier en Russie, malgré une évasion, malgré une grave blessure, malgré les documents en ma possession [André = Andreas]....Je ne sais pas s'il existe des archives qui pourraient permettre de retracer un peu le cheminement des "loisirs" de mes parents alors qu'ils avaient "20 ans".
Si vous avez des sources dites moi vers ou chercher. Merci. [Vous pouvez me les transmettre anonymement].
Mon père est parti rapidement, ma mère aussi, je n'ai pas su ou pu poser les bonnes questions; j'ai bien entendu, étudié cette partie de notre histoire, j'ai visité, lu, visionné, le tout globalement mais je ne voulais pas que mes parents soient acteurs.
A ma naissance, je n'ai parlé que le français, le dialecte alsacien je l'ai appris à "l'école" (Au début du CP, je devais être le seul à savoir parler correctement le français ! Dans mon village pas de maternelle...), plus tard, la langue allemande au lycée.
La volonté des miens était d'appartenir à la France.
Vous savez les alsaciens sont un peu des naufragés, mais heureux d'être enfin à port.
L’Alsace est belle.
11:15 Publié dans Alsace, Histoire | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pension, occupation, témoignage, argent
03 avril 2008
Bugatti Baker
ma Baker
Demain une comédie musicale, dans le rôle de Joséphine Baker une ex chanteuse de Star Académy, Aurélie Konaté [Star Ac 2] au théâtre Daunou.Un jour ma mère m'a dit que son papa, fils d'émigrés italiens, avait installé l'électricité dans le château de Joséphine BAKER.
Électricien, alors qu'il était en Dordogne dans les 1930 ou 1940, il avait fait cette installation gratuitement pour aider l'artiste dans son "home arc en ciel", cette formidable danseuse et chanteuse a adopté de nombreux enfants de toutes les races.
Mon grand père ne parlait que l'italien et l'alsacien, son père avait traversé les alpes à pieds et avait trouvé son eldorado du côté de Wangenbourg dans le Bas-Rhin, à la fin des années 1900.
Bugatti hier
Bugatti nouveau
Bugatti Veyron, à + de 400 km/h
Le Nonno italien n'est pas venu en Alsace à la fin des années 1900, mais vers la fin du 19ème siècle [1880]....
En ce temps la région était allemande [1870-1918], son fils Lucian Césare, électricien, aurait travaillé quelques temps avec l'équipe Bugatti à 67 Molsheim, mais il a préféré se spécialiser dans la TSF, lorsque l'Alsace et la Moselle sont redevenues françaises.
Ce point de l'histoire est important car un autre grand-père [Pierre Guillaume G…..] était lorrain, mais originaire de Niederbronn, donc aussi allemand pendant près de 50 ans.
11:46 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : electricité, comédie musicale, alsacien
23 mars 2008
Union libre
Union libre aujourd'hui
Au début des années 1970 malgré une loi des années 40 qui permettait cette vie en couple, "vivre à la colle" était condamnait pour des raisons liées à la morale religieuse et au symbole du mariage religieux.
Ce n'était pas officiel, la plupart des droits d'un couple classique était impossible, une suspicion de libertinage était ancré dans les mentalités, le concubinage semblait être une relation de courte durée et aussi taxé d'un manque d'engagement.
Vivre en union libre était rare pour un ménage rentrant dans un schéma classique, nous étions un peu hors du système, mais ma belle, adorable, gracieuse future épouse et moi, avons vécus ainsi, avec chance, heureux et prospères pendant plusieurs années avant de nous marier.
Mais, mariage à 4 à la mairie, nous et les 2 témoins [Pela.... & ....de Claire], mais le lendemain mariage religieux, classique, suivi d'un repas en musique avec de nombreux convives.
Dans la foulée, "le joli petit garçon" rentrait au cours préparatoire, tout était rentré dans l'ordre car il était difficile d'expliquer une union hors mariage [les mentalités!], avoir des droits, partager le "matériel"...
Mais le représentant de Dieu disait durant la cérémonie que nous avions l'expérience de la vie de couple, des enfants, que nous étions mature et qu'il était heureux de bénir l'union d'un telle paire.
C'était un "Curé" d'une église catholique [il connaissait mon expérience évangélique] qui venait de nous "dédouaner" de cette union libre [merci pour cet engagement], devant les gens présentes, nous venions de gagner un nouveau challenge, la stabilité de deux êtres non mariés était possible.
C'était aussi une façon de braver les parents, les carcans en place [1968 était passé par là] mais aussi un effet de mode
21:44 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mariage, témoin, mairie, curé
21 mars 2008
Pâques
La veillée Pascale
Comme j’en parlais dans « Religion », j’habitais durant 7-8 ans chez une tante dans un joli village d’Alsace.Elle m’expliquait que le Jeudi Saint [Gruene dunerstag], était la journée d’expiation de nos fautes et qu’elle [Marguerite] était investie par une force inconnue (liée à Dieu) pour se sacrifier, alors chaque année les premiers jours de la Carême….
Ainsi avant la fin de cette journée elle provoquait un accident, se renverser de l’eau bouillante sur une partie de son corps, trébucher au-dessus de la fosse à purin, se payer la queue d’une vache dans le visage, glisser dans le poulailler….Enfin cela devait être un jour dramatique car nous étions tous des pêcheurs ! Hier Jeudi Saint, à l'heure du coucher, j'étais enfin serein.
A partir de 6 ou 7 ans, le lendemain, Vendredi Saint [Karfreitag], je devais me lever aux aurores car les cloches étaient parties à Rome et je devais avec les autres garçons remplacer lesdites cloches…Me voilà à moins de 6 heures du matin seul dans la rue, j’ai froid [culottes courtes], j’ai peur car il fait encore un peu nuit, le grand qui me chapeaute vient en retard, mais j’étais content, j’allais pouvoir réveiller le village endormi. .
Et oui, le gentil petit enfant de chœur pouvait inaugurer sa crécelle toute neuve [c’est un rectangle en bois, avec en son centre une moulinette et des lames qui percutent de cran en cran], ma « ratsch » fabriquée par le Tony.
J’étais un « ratscher », mon fils aussi, en 2008 même les filles (la nôtre est aujourd’hui à Jérusalem, hier en Galilée) perpétuent cette tradition, annoncer les « angélus », « midi », « l’heure des offices religieux » [« am dreie esch Keriche », en dialecte alsacien = messe à 15h], à l’église cela durait longtemps, je suivais la lecture de la Passion du Christ en regardant chaque tableau du « chemin de croix » accroché dans notre petite cathédrale.
Puis il fallait retourner dans le village pour l’angélus, le lendemain à nouveau se réveiller tôt et le samedi soir c’était la veillée Pascale, un feu brûlait devant l’église, j’avais chaud (culottes courtes), c’est à ce feu qu’on allume le cierge pascal, qui servait à allumer toutes les lumières éteintes de l’église via les petits cierges que tous les paroissiens portés.
Mon presque « père » juif, m’expliqua un peu plus tard que le bûcher de la veillée pascale [ Samedi Saint] était destiné par certains pour « brûler le Juif » devant l’église catholique, je ne lui ai jamais avoué que je croyais cette « connerie » alors que j’avais 5 ou 6 ans.
Le lundi de Pâques c’était encore la fête, nous allions percevoir le gain de nos tours de moulinettes, de la « musique crécelle » que nous imprimions pour suppléer les cloches, nous nous déguisions avec des vieux habits, l’un d’entre nous était enveloppé de paille avec un collier autour de son cou et devant chaque demeure nous disions « Eier heruss, Eier heruss, oder mer schecke de morder in’s haehner huss » {en alsacien : sortez les œufs, sortez les œufs, ou nous expédions la martre dans le poulailler}, nous recevions des œufs durs, de temps à autres des sous (que les grands se partageaient)….Aujourd’hui, en 2008, les jeunes passeront lundi prochain avec une boîte ou nous mettrons des €uro.
Ma première au théâtre c’était dans un foyer ou une église, je crois, à Strasbourg-Koenigshoffen, j’avais 8 ans, je regardais La Passion du Christ en Alsacien, en Allemand….Je ne sais pas, mais l’histoire du Peter et du coq, je sais encore.
Et vous ?
20:27 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dieu, village, théâtre, église
09 mars 2008
Religion
Protestant
…Pas athée !
Mon père était protestant, ma mère catholique, baptisé à la Chapelle de l’Hôpital Civil de Strasbourg dés ma naissance.
Dans l’article « Marina », je présentais les 7-8 ans passés chez une tante à la campagne, c’était un village catholique.
Avant l’école, tous les jours j’allais à la messe [en latin], le dimanche et les jours fériés j’étais servant de messe et j’allais au catéchisme.
J’ai fais ma « petite communion » puis la confirmation vers mes 10 ans, j’étais un petit paysan, je roulais avec le tracteur [oui, oui à 8-9 ans], je travaillais dans les champs, je donnais à manger aux porcs et il m’arrivait de traire les vaches…
Je tuais le lapin, les poules, je brossais le cheval, je nettoyais l’intérieur des fûts….J’aidais lorsque l’on tuait le cochon !!
Mon oncle est mort le jour de mes 9 ans, je devais « servir» un enterrement pour la 1ère fois [ben non !], je devenais un petit homme, indispensable !
Et ma mère décida de me confier à une autre tante, du Kochersberg vers les hauteurs du Kronthal, d’un jour à l’autre, sans préparation ; une lettre simple.
Le samedi matin j’avais cours de religion, état de crise dans le nouveau village, j’avais disparu, je ne savais pas qu’il s’agissait d’un village avec 2 clochers, pour moi la religion c’était les païens, les juifs et les chrétiens…J’étais à catéchèse !
Mais me voilà à l’école du dimanche, soit au temple, soit à la maison chantant « A toi la Gloire… », je vivais dans la partie évangélique et protestante de la famille.
J’ai ainsi appris, Dieu, la preuve par neuf et bien se tenir à table…Toutes les bonnes manières, un certain savoir faire et vivre que j’ai en partie adopté et adapté, pour la vie.
J’étais également abonné au jeune lecteur de la Bible et je ‘grattais’ un peu le piano.
Beaucoup d’apprentissage de valeurs plus tard, la maladie frappa ma destinée et j’allais vivre avec ma maman, faire la communion chez les catholiques, des camps bibliques chez les protestants.
Mon père étant mort, ma mère avait un ami pendant près de 10 ans, il était juif et il ne voulait pas se marier avec ma mère, ma mère disait que c’était elle qui ne désirait pas l’officialisation de cette union.
Celui qui portait le même prénom que mon père m’expliqua la différence entre l’ancien et le nouveau testament, le vendredi soir après la « Prière », il venait…Mais trop vite ma maman est décédée, je me retrouvais, orphelin, seul comme un con….
Si vous avez lu d’autres articles, vous savez que j’avais subi 26 séances de radiothérapie, une ‘grosse’ opération, à 11 ans j’étais rentré au lycée Kléber à Strasbourg [lorsque je n’étais pas à l’hôpital ou près du Kronthal en convalescence], et j’étais aux Eedf [Eclaireuses, Eclaireurs de France], un mouvement de scout laïque.
Je sais, tout semble se mélanger, telle une salade italienne ou russe, catholique, protestant, juif, laïque…Je commençais aussi à lire Marx….Alors !
17:54 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : catholique, juif, protestant, laïque
28 février 2008
Shoah en CM2
« Shoah en CM2: les parrainages d'enfants abandonnés au profit d'autres pistes.... »
titre relevé dans la presse
Shoah & "adoption"
Je n'avais pas compris le revirement de Madame Veil, je viens de capter pourquoi elle s'était proposée in fine de participer à une commission sur ce "cri du coeur" du président Nicolas Sarkozy.
Dans l'article "Bruni-Tedeschi" je faisais allusion à la Shoah ainsi qu'aux propositions du président Sarkozy, malgré les explications d'Arnaud Klarsfeld, les parrainages d'enfants, par d'autres enfants, sont abandonnés; Merci.
Nous devons rester vigilants aux propos et aux décisions de notre président qui visiblement demande à un citoyen de se casser, de la même manière qu'il proposait l'ineptie de cette adoption d'enfants juifs déportés et morts dans les camps, lors de la Seconde Guerre Mondiale.
Peu importe la confession du petit français du CM2, peu importe l'homme qui devait se casser du Salon de l'Agriculture....Ces exemples sont graves de la part de notre président, élu par une forte majorité.
Nous, les français, lui avions donné les clefs, il commence à faire n'importe quoi, Caligula et Néron m'amusaient lorsque j'étais au CM2, Nicolas Sarkozy ne fait rire personne, éventuellement sourire s'il n'était pas notre président.
L'on peut avoir voté pour lui, mais refuser de tels comportements qui malheureusement ne sont pas isolés, ceux qui avaient voté pour Ségolène Royal au second tour doivent aussi rester observateurs des actes du président.
Entre une vie privée qui ne devrait pas nous concerner et ces actions hasardeuses, nous pourrions nous poser certaines questions...
Les retraites seront-elles augmentés ?
Va-t-on sauver de l'extermination, le Darfour et l'Afrique en général ?
Peut-on faire la différence entre les quelques grands patrons du CAC 40 et les nombreux chefs d'entreprises des PME qui eux souffrent ?
Veut-on sincèrement sauver la planète et vraiment réfléchir sur les propositions de Nicolas Hulot ?
Va-t-on continuer à dresser une France contre l'autre ?
Celle du privée, celle du publique, la blanche, la noire, la paysanne, l'urbaine, la jeune, la vieille, la malade, la dopée...
La riche, la pauvre....
Mais ce sont des questions, l'important ce sont des réponses, des actes...
Et le ministre qui veut maintenir l'adoption....Cacophonie [Bord..]....
15:32 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : camp, juif, enfant, extermination
22 février 2008
L'appel du 18 juin
L'appel du 18 juin 5 ?
L'histoire est hasardeuse, étonnante, disons que je suis né un 18 juin.
A ma naissance j'avais 13 oncles & tantes, 6 vivent encore et tous du côté du Nonno italien.
Un 18 juin, jour de mes 9 ans un premier oncle mourait.
Un 18 juin, jour de mes 18 ans une première tante mourait.
Un 18 juin, jour de mes 36 ans un second oncle mourait.
Depuis 4 autres sont partis, je n'ai pas vérifié les dates, mais il ne s'agissait pas d'un 18 juin.
Le jour de mes 9 ans, celui de mes 18 ans, puis celui de mes 36 ans, mes 3 premiers oncles et tantes sont décédés.
Pour changer, une blague pourrie : Savez vous avec quoi l'on a enterré le général Charles de Gaulle?
09:35 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : oncle, tante, nonno, juin
19 février 2008
Pupille de la Nation
Pupille de la Nation
Pupille de la Nation majeur, je le suis.
Anciens Combattants &
Véritable dans l'histoire!!
Etre Pupille de la Nation c'est un titre national décerné par la Nation reconnaissante à ceux dont le père (ou la mère) a donné sa vie pour l'Honneur de la Patrie.
C'est à peu près la définition que j'ai trouvé, mais ce qui me choque c'est un odieux découpage en catégories prouvant l'origine de la réalité des faits décrétés [Mort"bêtement", Enfants de déportés juifs....], mon père était enrôlé de force dans l'armée allemande (les Malgré-nous) et il porte la mention "Mort pour la France".
Cette reconnaissance (ou réparation) donne un droit à la protection et au soutien moral et matériel de l'Etat jusqu'à l'âge de 21 ans (jusqu'à 1975, c'était la majorité). Définition suite & fin.
J'affirme n'avoir jamais perçu le moindre sou, donc aucune aide morale ou financière découlant du titre de Pupille de la Nation; moi mon papa c'est dans mes rêves, quant à l'Etat, il a certainement fait un "mix" entre l'orphelin [le chanceux qui a reçu la reconnaissance matérielle] et le pupille [le Titre National!].
Mais je dois en être fier...! Qu'en pensez-vous ?
Lorsque mon père est mort, durant son enterrement, la personne qui me gardait m'a remis un carton de chaussures remplis de "soldats de plomb", m'expliquant que mon père ne voulait pas que je connaisse la guerre....
Je ne suis pas fier, à chaque retour en arrière je suis triste, je ne sais pas mettre des mots sur cette partie de l'histoire, alors lire la lettre de Guy Môquet....
Maintenant "Confier la mémoire" d'un enfant victime de la Shoah à chaque élève de CM2....Je ne sais plus....Mais à première vue je ne suis plus du tout d'accord.
Et vous ?
22:15 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : france, patrie, nation, soldat
18 février 2008
Bruni-Tedeschi
Bruni-Tedeschi or Finzi-Contini
Bruni-Tedeschi ou Finzi-Contini
"Le Jardin des Finzi-Contini"
Lors d’un regroupement UJP (Union des Jeunes pour le Progrès)au début des années 1970, notre président de la République, Nicolas Sarkozy a vu ce film de Vittorio de Sica, moi aussi.
Le Jardin des Finzi-Contini est un roman de Giorgio Bassini, l’histoire se situe en pleine ascension du fascisme italien dans les années 1930 à Ferrare, l’aristocratie Juive de la ville est loin des menaces et des mesures vexatoires contre les Juifs italiens.
Pourtant au début de l'aventure, la jeunesse juive se voit interdire l’accès aux cours de tennis, elle se replis dans le palais et le terrain de tennis des Finzi-Contini qui ont toujours vécus à l’écart, dissimulés derrière leurs murs….
Malgré tous les clignotements, la famille Finzi-Contini refuse de croire ces avertissements et à l’imminence de la menace extérieure, car le pire se prépare et l’arrestation prévisible survient.
Cet univers qui s’effondre, n’existera plus après la Seconde Guerre Mondiale…Mais à Turin le « Jardin des F…- C… » se rejouera 30 ans plus tard, le père s’était pourtant converti au catholicisme !
Sous la possible menace des Brigades Rouges, la famille ne sera pas anéantie et saura fuir vers Paris, le Palais, le Jardin et presque tous les membres de cette famille sont sauvés ; je vous propose de voir ou revoir le film : « Il est plus facile pour un chameau… » de Valéria Bruni Tedeschi.[L'origine du titre vient d'un passage de la Bible : "il est plus facile pour un chameau de passer par le chas d'une aiguille que pour un riche d'entrer au royaume des cieux"]
Dominique Sanda était très belle dans le rôle de Micol Finzi-Contini, Chiara Mastroianni très charmante et délicate dans le rôle de Bianca.
En décembre dernier j’ai revu Bianca avec « Bernard » à DisneyLand, tous les journaux, toutes les télévisions du monde entier reprirent les cheminements de Nicolas et Carla.
Voilà comment du Jardin des Finzi-Contini, l’on se retrouve aux jardins de l’Elysée !
Le colonel Khadaffi aussi.
Et ce joli couple (ou Nicolas Sarkozy seul) pense faire adopter à chaque fille et garçon français du CM2, un enfant disparu dans les camps de concentration durant la Seconde Guerre Mondiale.
En mémoire de la Shoah !
Mais non je rêve!
Nicolas, vraisemblablement, rêve aussi.
20:35 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, film, fascisme, juifs, tennis


