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29 février 2012

Klarsfeld soutient Sarkozy

Nicolas Sarkozy


Nouveau soutien

Beate Klarsfeld

 

J'ai toujours beaucoup apprécié le travail de Beate et Serge Klarsfeld, même l'originalité d'Arnaud. Là je viens de lire une dernière information :

"Beate Klarsfeld, candidate d‘extrême gauche à la présidentielle en Allemagne, a annoncé ce mercredi qu’elle soutenait Nicolas Sarkozy. «Nous soutenons Sarkozy, je le dis publiquement», a déclaré l’épouse de Serge Klarsfeld, le célèbre avocat «traqueur de nazis». La candidature de Beate Klarsfeld, qui appartient au parti Die Linke, est symbolique : elle n’a aucune chance contre Joachim Gauck, qui est présenté par les partis de la coalition gouvernementale et les principales formations d'opposition."

25 janvier 2012

Des paroles et des actes Hollande 1905 Alsace France 2

François Hollande


Des Paroles et des Actes

1905 loi Constitution

A vous de juger

 

Il y a bientôt 4 ans j'éditais cette note :

voyages.html

Depuis d'autres informations sont venues enrichir la connaissance de nos ancêtres principalement en Alsace et en Moselle

Il était né en 1869....en Alsace, en France !

Grand-père göckès.jpg

 

En 1919 il était toujours là, de retour en France, là il est en uniforme....allemand ! Soldat ou chef (ou sous chef) de gare, ou les 3....Peu importe.

 

Guillaume GÖckès.jpg

Mais comment les conseillers de François Hollande ont-ils pu commettre cette bourde ??

Et depuis pas de réponses claires, attendons jeudi soir, une connaissance me disait que François Hollande était l'invité de "A vous de juger" sur Antenne 2...Ah, tout le monde peut se tromper !!

Des Paroles et des Actes sur France 2, jeudi 26 janvier 20h35. MM Pujadas, Namias fils...ETC

23 janvier 2012

1905 Concordat Alsace Moselle, Hollande et la Constitution ??

1er Meeting Hollande loi 1905 dans la constitition


Droit Local

Alsace Moselle

 

Cela fait 24h et toujours pas de réponses !!

Hier François Hollande proposait d'inscrire la loi de 1905 dans la Constitution, pour le moment aucune explication concernant le sort de l'Alsace Moselle, du Concordat, du doit local...RIEN.

En 1905, l'Alsace et la Moselle étaient sous occupation allemande, au moment de l'Armistice et du retour vers la France, aucun texte concernant le Concordat ou la loi sur la laïcité de 1905...Après les occupations allemandes lors de la Seconde guerre mondiale, aucun autre texte sur ce sujet.

Il faut donner des informations aux alsaciens...Maintenant !

Rien à voir avec la droite, la gauche ou le centre, rien de politique....

05 avril 2011

Jean-François Copé et la dédicace d'Alsa Cop

Jean-François Copé


Boss de l'UMP

Union laïque ??

 

J'ai complètement oublié pourquoi j'avais édité les paroles de "Les pieds de ma soeur"

les-pieds-de-ma-soeur.html

Cher Copé, Alsa Cop vous offre cette chanson en souvenir de son passage aux Éclaireuses et Éclaireurs de France, groupe de scoutisme laîque...

eclaireurs.html

En ce temps:

Pour les catholiques : Scouts, Guides...

Pour les Protestants : Éclaireurs Unionistes de France

Pour les Juifs : Eclaireurs Israëlites de France

.......

Mes parents pensaient que je me sentirais très bien aux Éclaireuses et Éclaireurs de France...Nous partions au camp d'été ou allions en réunion, des catholiques, des protestants, des juifs, des arabes, des athées.

Des riches, des pauvres, des blancs, des noirs, des jaunes, des "débiles"....Nous nous aimions, nous respections même les pots "mongol".

Un peu comme à l'école laïque, j'en revoie certains et certaines encore aujourd'hui, près de 50 ans plus tard.

Du coup la messe, le culte, shabbat....Nous pouvions en parler, nous apprenions les uns des autres !

Bonne réflexion Monsieur Copé.

Même au Sahara...Les pieds de ma soeur !



 Toutes ces propositions [26 ?] à cause des musulmans ? à cause de Marine ?

Allez, faisons un pacte, Copé, et gardons "mot pour mot" les choix de 1905, nos ancêtres étaient modernes.

21 septembre 2010

Roms Tziganes

Tziganes


Roms

Gadjés

 

Assis confortablement au soleil devant ma petite cabane en bois je démarre la lecture d'un nouveau roman sur l'alsace, l'amérique...

L'histoire commence en 1820, à la campagne, au bas d'une montagne vosgienne et dès le début je lis : "... Milo est sa chevelure noire hirsute, Milo et sa peau mate - on ignorait si c'était la couleur naturelle de sa race ou alors la crasse accumulée qui la rendait si sombre - Milo et ses yeux....", c'est une enfant qui s'exprime mais l'écrivain est adulte, le livre date de quelques années.

Du coup je me souviens de Milo qui jouait avec moi, en cachette dans notre jardin, j'avais 3 ou 4 ans, lui nettement plus...J'avais 12 ou 13 ans lorsque je croisais à nouveau Milo à Saverne, lui près de 16 ans et toujours  "...ses yeux de charbon...sa voix rocailleuse", c'était au bord du canal, il voulait me casser la gueule, la chance je le reconnaissais, je lui rappelais la peluche qu'il m'avait taxé.

Trois ou quatre plus tard, il faisait des travaux ménagers dans un camp d'adolescents à Sumène dans le Gard, il faisait la vaisselle, les commissions, il s'amusait aussi à plaire aux filles du camp, tous les deux nous marchions sans chaussures, pieds nus...Un gitan et un alsacien pour la même fille, comme pour le petit ours il la capta ( Simone si tu te pointes ici, tu devrais te souvenir...).

Dans notre éducation judéo-chrétienne nous avions tous "l'interdit parental" de jouer avec ou de fréquenter les vagabonds, étrangers ou bohémiens.

Tiens pas moi ou du moins je ne me souviens pas, Simone certainement aussi...Et maintenant, en août 2010 soit nous nous donnons bonne conscience ou nous sommes sincères caravane.htmlou tout simplement nous approuvons les exclusions des Roms roms-rats.html

Lorsque j'aurais lu les 400 pages à venir je vous direz si nous avons évolué en mieux ou en pire, mais dans la phrase précitée dans le livre, j'ai cru reconnaître les mêmes instincts.

Ce soir "Prophète" sur Canal, "gratis" durant ce mois de septembre.

23 août 2010

L'appel du 18 juin

L'appel du 18 juin 40


L'appel du 18 juin 5 1

La pelle du 18 juin

 

L'histoire est hasardeuse, étonnante, disons que je suis né un 18 juin.

A ma naissance j'avais 13 oncles & tantes, 6 vivent encore et tous du côté du Nonno italien.

Un 18 juin, jour de mes 9 ans un premier oncle mourait.

Un 18 juin, jour de mes 18 ans une première tante mourait.

Un 18 juin, jour de mes 36 ans un second oncle mourait.

Depuis 4 autres sont partis, je n'ai pas vérifié les dates, mais il ne s'agissait pas d'un 18 juin.

Le jour de mes 9 ans, celui de mes 18 ans, puis celui de mes 36 ans, mes 3 premiers oncles et tantes sont décédés.

Pour changer, une blague pourrie : Savez vous avec quoi l'on a enterré le général Charles de Gaulle ?

 

Publication initiale 22 février 2008, ce hasard de dates est étonnant...Mais je n'ai pas d'autres d'explications.

04 mai 2010

Malgré-Nous le Bonheur

Malgré-Nous


Front Russe

Un berger dans la ville 11

Seconde Guerre Mondiale


Nicolas se retournait, le soleil brûlant balayait son visage à travers cette fenêtre close, il voulait jouir de ce moment, en profiter, par instant il n'avait pas la certitude de vivre la réalité, effacer tous ces démons était irréalisable mais comme ce lit était agréable et Louise si proche...

En ce début de l'automne 1943 Nicolas avait dix-neuf ans, il venait de se marier à la fin du mois de septembre, il était père, sa jambe était guérie, un long voyage et le voilà à nouveau, dans la froidure, en Russie.

Il souhaitait rentrer pour Noël, infaisable ! Ce début d'année 1944 était glacé, beaucoup de soldats mouraient de maladies, de blessures, mais aussi de faim, la rigueur de l'hiver sibérien affaiblissait l'armée allemande jusqu'à la détruire.

Nicolas avait de la chance il avait retrouvé un ami bavarois, Andreas, mais aussi un alsacien qui avait devancé son enrôlement dans cette Wehrmacht, ils l'appelaient Gaston, cet homme était heureux de servir l'Allemagne, ce n'était pas l'ami ni de Klauss, ni de Andréas.

Des morts, des blessés, des désertions, une vie impensable, inimaginable, mon père parlait de Napoléon Bonaparte à ses alter ego, il expliqua comment s'était terminée « la retraite de Russie », cent cinquante ans plus tôt, les soldats allemands croyaient Nicolas car eux aussi ne supportaient plus le climat de cette région.

Après la chaleur de l'été 1944, mais aussi des pluies torrentielles, ils avaient la « satisfaction » de quitter le front, avec trois autres soldats allemands et un cosaque...Ils allaient survivre dans une ferme, attendre un officier qu'il faudra protéger, un noble allemand blessé, accompagné par deux sous-officiers.

......

En 1945 la fuite continuait, une nuit le petit groupe avait trouvé refuge dans un bunker allemand, abandonné depuis peu, avant le levé du jour cet abri bétonné était en partie éclaté par une charge de dynamite...

Ce bunker devait être vide, dans l'explosion, l'un des sous-officiers et l'un des soldats allemands étaient ensevelis dans une masse de béton et l'entrée entièrement obstruée...

17 février 1945, huit hommes, un officier, deux sous-officiers (dont Gaston), cinq soldats (dont le cosaque, Andreas et Nicolas) étaient prisonniers, mais aussi enterrés vivants quelque part en Pologne, personne ne s'en doutait.

Nicolas se bougeait à nouveau, il tentait de se lever sans y parvenir, la camisole était coriace, Louise avait rendez-vous à la Cité Administrative de Strasbourg, une surprise énorme, démesurée et effective...

Le Canada offrait à la ville de Strasbourg quelques dizaines de maisons préfabriquées neuves, en bois avec tout le confort, sanitaires, chauffage, eau chaude...implanté dans un quartier de la ville avec un  jardin, Nicolas et Louise allaient pouvoir y habiter, ils avaient une maison à eux.

Le bonheur !

Un berger dans la ville ...à suivre !

 

Lien d'une réalité

malgre-nous.html

 

à venir

Les notes concernant "Un berger dans la ville"

de 1 à 10

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stupefaction-a-la-fin-de-l-ete-42.html

incorpore-de-force-en-19421.html

helene.html



 

29 avril 2010

Hélène

Hélène née Doderer


Maman de Nicolas

Un berger dans la ville 10

Seconde Guerre Mondiale


Enfermé dans sa camisole, prisonnier dans cette chambre, Nicolas savait qu'il était libre, il n'était plus, séquestré malgré lui, dans cet abri bétonné.

Nicolas jouissait de cette délivrance,  paradoxe, il pensait inlassablement au décès accidentel de sa fille [lien : la-camisole-de-nicolas.html ], il gambergeait pareillement en évoquant le départ, sept mois plus tôt, de sa mère, en décembre 1949.
Hélène et Nicolas s'était embrouillés lors de son retour du front russe en 1943, contrainte, elle était venue au mariage de son Nicolas.

Veuve de guerre, avec une fille [* tante Marguerite], conséquence de la 1ère guerre mondiale, Hélène épousa en seconde noces le père de Nicolas, Auguste. Ce dernier, invalide de guerre, jambe raide, était lui aussi parti très vite.

Hélène était contre cette union,  elle qui faisait parti de la famille des cheminots français, elle habitait près de la gare de Strasbourg avant la seconde guerre mondiale, rêvait pour son fils d'un tout autre mariage.

Les parents de Louise, l'une mosellane, l'autre italien, de nombreux enfants, un métier d'électricien trop moderne pour Hélène, Luisa était de trois ans l'ainée de son fils...

Et malgré Laura, elle était mécontente ! Des années plus tard Louise, ma maman, me disait que ma grand-mère était dure et jalouse.

Nicolas avait salué sa mère avant de repartir au front, mais Hélène, irritée, l'avait congédié, Hélène ne se doutait pas qu'elle n'allait plus revoir son gamin.

A ce moment là, Nicolas pensait cette séparation mal vécue, insignifiante...

Ne sachant comment gérer cet état, Nicolas se dit en souriant, même à sa mort sa mère l'empêcherait de faire la fête les 31 décembre suivants, il se retourna, sa couche était confortable, il fixa la fenêtre à barreaux.

La veille, Nicolas s'était entretenu avec un médecin, mon père savait aujourd'hui comment avait évolué le quotidien, en Alsace, les années après le 11 septembre 1943.

Nicolas était parti vers le front, il y revenait en homme expérimenté et responsable, il avait 19 ans, portait l'uniforme des autres, de l'ennemi et cependant il voulait vivre et traverser cette guerre, il avait décidé de ne plus être blessé.

Il repensait à ces sept longues et interminables années loin de chez lui...

 

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Un berger dans la ville...à suivre

27 avril 2010

Incorporé de force en 1942

Incorporé de force


Malgré-Nous

Un berger dans la ville 9

Front russe

Seconde Guerre Mondiale


Un matin d'octobre 1942...

Tout se déroula dans un logique rigoureuse et implacable, lors d'une permission Nicolas relata que ses envies d'évasion étaient immédiatement étouffées dès les premières heures, les jeunes alsaciens étaient avertis qu'une loi martiale était appliquée, la peine de mort pour les déserteurs, une déportation des membres de la famille...Non ce n'était pas des rumeurs, ni des racontars.

Nicolas était devenu Klauss, il parlait parfaitement la langue de Goethe, mais nous étions dans un tout autre contexte, il tenta de se débrouiller pour gérer son sort mais comme tous les alsaciens, tous les mosellans, il ne pu éviter un départ vers le front de l'est, dans le train, Nicolas se souvenait de cette première évasion avec Louise, quasi deux ans plus tôt, les camps, l'amour...Et maintenant cette nouvelle séparation et toujours cette guerre.

Difficile de s'échapper de l'Allemagne nazie à ce moment là, cantonnés à des centaines de kilomètres de la France, en cette fin d'année ils se retrouvaient en Russie, trois alsaciens, l'un de la Robertsau et un autre de Soufflenheim, personne de la Moselle.

C'était l'hiver, par des températures de - 30 voir - 40°, il était impossible de vivre, la nuit le thermomètre pouvait atteindre - 50° ! Une guerre hivernale mais les habits des soldats n'étaient pas appropriés, aucune habitude, pas d'expérience de ces grands froids.

Nicolas avait rapporté quelques anecdotes, certains hommes portaient des uniformes d'été, du givre se formait autour d'un bol de soupe chaude, par peur de ne pas profiter du peu de repas chaud, des soldats se brûlaient la bouche car la soupe était bouillante, la même action pour le quart de marc de café.

Nicolas racontait avec humour que lorsqu'il urinait, l'urine était gelée dès qu'elle touchait terre, il avait froid tout le temps, la nuit ils dormaient à deux ou à trois pour se réchauffer (toujours avec cette pointe d'ironie qui le caractérisait), les hommes, mais aussi les chevaux, les moteurs des tanks....gelaient.

Un peu plus sérieusement, dans un cercle restreint, il expliquait qu'il avait honte d'être un tel soldat, qu'il n'avait pas osé se sauver !

Toujours sur le ton de la vantardise, Nicolas disait que les soldats ne devaient pas lever les jambes lorsqu'ils se mettaient à terre, lors d'assauts....il insistait avoir recherché cette blessure, cet éclat d'obus dans le mollet qui lui permettait ce rapatriement sanitaire, ce retour vers l'Alsace en été 1943.

 

Laura (dans la poussette), Louise & Nicolas le 12 juillet 1943

IMG.jpg

Il était à Irmstett, il n'avait pas 19 ans, il était papa depuis quelques jours, Laura, Monique était née en juin dernier !

A la fin du mois d'octobre 42, Louise savait qu'elle attendait un bébé, Nicolas avait réceptionné deux lettres mais elle n'avait pas voulu écrire qu'elle attendait un enfant.

Durant cette convalescence, cette permission, ils se marièrent, les voilà le jour de l'aniversaire de Nicolas.

 

Laura dans les bras de sa maman et de son papa qui fête ses 19 ans.

Été 1943 à Irmstett (Alsace)

IMG_0001.jpg

Le jour de cette photo, Nicolas se maintenait avec une chaise avec sa main gauche, afin de poser sans béquilles.

Des informations de plus en plus précises parvenaient aux habitants des zones occupées concernant les horreurs et les crimes qui allaient crescendo dans les mois à venir...Louise et Nicolas, bientôt la séparation !

 

 

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Un berger dans la ville...à suivre

 

24 avril 2010

Stupéfaction à la fin de l'été 42

Stupéfaction à la fin de l'été 42


Alsace occupation allemande

Un berger dans la ville 8

Seconde guerre mondiale


Par cette belle soirée de 1950, Louise quittait la chapelle et retourna au village, son père venait de décéder, l'un de ses frères, le plus jeune, né en 1930, était en Indochine, cette autre drôle de guerre.

Jean-Pierre allait lui aussi créer une surprise en 1952, un supérieur lui ordonna de le remplacer dans un avion, alors qu'il devait voler dans le second, ce deuxième appareil se scratcha, le frère de Louise était porté disparu durant une dizaine de jours, un second miracle dans la famille, Jean-Pierre n'était pas mort.

Sa mère et sa dernière sœur allait bientôt retourner à Strasbourg, quitter Irmstett et surtout Nicolas allait revenir, il était vivant...Un revenant qui se faisait soigner dans cette clinique de l'autre côté du Rhin, il allait revenir dans quelques jours...

Elle revoyait ces quelques mois en 1942, danser, chanter, aimer, sous l'occupation allemande



Mon amant de Jean Lucienne Delyle....




Mais surtout des ballades allemandes, au bal  Nicolas faisant le pitre en singeant des danses cosaques, les soldats allemands en permission participaient aussi aux fêtes, la dextérité de son amour pour la danse russe mettait tout le monde d'accord.
Il y avait aussi des « marches germaniques", mais ces danses sont, dans la mémoire de Louise, de Nicolas, de toute une population, du domaine de l'ignoble et du détestable.

L'Alsace était occupée, des informations effrayantes circulées, l'insouciance, la résignation, la bêtise, la peur.....Préféraient évoquer des rumeurs !

Mais vers la fin du mois d'août de ce bel été 42 , la classe 1924 savait qu'elle devait servir la nation allemande, Nicolas allait devenir un incorporé de force dans l'armée allemande dès le mois d'octobre, malgré lui il allait se prénommer Klauss et partir loin au front, du "mauvais côté".

Au début de cet automne, Nicolas 18 ans, ne savait pas que Louise était enceinte...C'était un révolté alsacien qui s'en allait, avec des pensées d'évasion.!

 

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Un berger dans la ville...à suivre !

22 avril 2010

Travail obligatoire Camp disciplinaire

Travail obligatoire


Camp disciplinaire

Un berger dans la ville 7

Seconde Guerre Mondiale

 

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Louise partait en train vers l'Allemagne, citoyenne d'une région annexée par le Reich, elle devait montrer à la belle Allemagne son patriotisme et sa reconnaissance.

La première fois, alors qu'elle était avec sa famille alsacienne évacuée dans le sud-ouest de la France, elle était heureuse d'obéir aux exigences des allemands et revenir vers Strasbourg pour retrouver ses amis et Nicolas.

Mais l'obligation de repartir pendant six mois en Allemagne n'était pas encourageante, en plus les informations du camp disciplinaire, où était enfermé Nicolas, étaient nulles. Louise savait qu'au  ReichArbeitsDienst (RAD) elle allait apprendre à taper à la machine à écrire, sur place elle fit connaissance du télex, de son utilisation, Louise était dans les transmissions [Nachrichtenhelferinnen] !

Les informations provenant de la « machine » s'éditaient en continue sur des bandelettes de un centimètre de haut, elle devait couper, glisser ces rubans sur une éponge enduit de colle, puis encoller les écrits sur des feuilles cartonnées et ainsi les données pouvaient se lire comme sur une page de papier, un cahier ou un livre( les rubans étaient débités durant des heures, très rapidement des tonnes de documents).

Elle apprit aussi à transmettre des textes et nouvelles qu'elle recopiait au clavier.
Plus tard, cette formation, cette technique lui permettra de trouver facilement du travail en France....Une application rigoureuse de la technique du télex; c'était une pionnière.

Louise y resta un peu plus de cinq mois, dans sa chambre des alsaciennes, des allemandes, des autrichiennes....Quelques filles étaient de véritables nazis.

Le matin, levée des couleurs (drapeau hitlérien), un uniforme, une nourriture décente...Les alsaciennes détournaient le règlement pour parler discrètement le dialecte entre elles, c'était strictement défendu.
De la solidarité mais pas de véritables amitiés !!

Elle pu revenir en France, le service de travail obligatoire semblait exceptionnellement terminé, sans mission ou devoirs complémentaires.
....

Nicolas était resté au camp disciplinaire de Schirmeck durant quelques mois, sans véritables conséquences. Etant donné son jeune âge en ce début de Seconde Guerre Mondiale, c'était une espèce de camp de redressement, de petites punitions, se déplacer à genoux les mains sur la tête...Etc...Mais pas de véritables corrections ou châtiments.

Il passa Noël 1941 à la maison, Louise n'était pas revenue, une lettre informait d'un retour avant la fin de l'hiver.
Quelques jours plus tard, Louise et Nicolas étaient réunis pour quelques mois de vrais et grands bonheurs.

Les parents de Louise devaient quitter Strasbourg et toute la famille se posa dans un petit village, Irmstett. Les deux amoureux, insoucieux et légers, sans se préoccuper de l'occupation allemande, vivaient un authentique bonheur, en 1942, en Alsace, entre la ville et la campagne.


Louise & Nicolas, près de la Place de la Bourse ! 1942

IMG_0001.jpg

IMG_0002.jpg

Nicolas...sur le pont ! à Strasbourg 1942

20 avril 2010

Nicolas et moi

Nicolas et moi.


Cénac Domme

Un berger dans la ville 6

Camp disciplinaire de Schirmeck

 

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Ce bel été 1950 engagea Louise à se rendre à La Chapelle, près du village, elle y allait souvent ces dernières années, se ressourcer, trouver des réponses et des explications!!

« De dirre Herrgott » !

Nicolas n'était pas mort, elle l'avait pleuré à de maintes reprises devant ce petit autel, maintenant elle venait remercier mais aussi y chercher des issues tout en se souvenant.

Plus d'une dizaine d'années auparavant elle allait à l'école du Dragon, Nicolas à l'école St Thomas, elle avait seize ans, lui treize...

ecole du dragon.jpg

école du Dragon Strasbourg

Elève exemplaire, son charisme, sa maturité lui donnait une certaine notoriété, il était grand, châtain bouclé, toujours bien habillé, il paraissait plus âgé.

Ils se fréquentaient bien avant l'évacuation vers la Dordogne...

Louise revivait ce voyage vers Cénac-Domme, trois jours de train en plein été, des familles dans des wagons à bestiaux, une de ses petites sœurs, le buste plâtré à la suite d'une double fracture de l'épaule.

Elle ne savait plus combien de temps ils étaient restés près de Sarlat, dans quel château son père avait installé l'électricité, combien de fois l'un des ses frères étaient tombé de vélo en descendant la côte de Domme, les processions à cheval de trait monté par son troisième frère à Cénac....Neuf mois, quinze mois ?

Un retour à Strasbourg, un recommencement avec Nicolas et cette fuite, à deux, vers la France libre dès 1941, Nicolas avait un peu plus de seize ans..

Ce contrôle de papiers, destination vers le Camp de Schirmeck pour tous les deux.

Un nom et un prénom italien, plus de trois années séparaient Luisa de Nicolas...Heureusement pas de conséquences directes, elle ne resta que quelques semaines au camp disciplinaire, elle pu passer chez ses parents, récupérer des effets personnels, direction la gare centrale, destination....

Le père de Louise était vivant, elle ne savait pas que quelques mois précédemment il était entre la vie et la mort, qu'il la demandait tout le temps, Louise ne venait pas à l'hôpital, elle avait tenté la fuite vers la France avec Nicolas.

Destination vers un service de travail obligatoire en Allemagne, ReichArbeitsDienst(RAD)....Pour Louise

Nicolas était resté au camp disciplinaire de Schirmeck....

 

Un berger dans la ville...à suivre

 

18 avril 2010

Louise en Dordogne

Louise 18 ans


Alsacienne

Un berger dans la ville 5

En Dordogne


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De Luisa à Louise, la famille italo-alsacienne partait vers la France Libre....

Le 11 novembre 1939 à Cénac Louise s'habillait en costume folklorique, le bel habit de l'alsacienne, elle se souvenait du petit Nicolas, une promesse et d'autres amies qui étaient loin....Ils étaient séparés par la guerre !

Boche !

Les habitants d'Alsace se faisaient souvent traiter de sales boches...Tentons d'oublier et proposons d'honorer ce 11 novembre...

Il nous reste une belle image, Louise est à droite....


Louise l'alsacienne (à droite) Cénac 11 novembre 1939

Cénac 11 novembre 1939.jpg

 

Un berger dans la ville...à suivre

17 avril 2010

La camisole de Nicolas

La camisole de Nicolas


Laura

Un berger dans la ville 4

Va falloir s'évader....


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L'instinct, mais surtout l'espoir, le rêve de revoir Louise mais aussi Laura, son bébé qui grandissait sans lui, l'avait motivé.

Mais un médecin expliquait à Nicolas que la petite fille, tel un ange, était partie ; insoutenable, incompréhensible, inimaginable...des émotions incommensurables, mon père devenait méchant, agressif et violent.

Le contenu de la pièce vola par la fenêtre, les portes démontées et brisées, le personnel médical agressé et même meurtri, des dents et des nez cassés, du sang et des regrets.

Il ne supportait pas cette vérité, des éléments chimiques dans les veines et habillait d'une camisole de force, ils avaient su le dompter.

L'été 1950 était caniculaire, il était comme ligoté sur une couche, il avait soif, il ne supportait pas l'eau à la petite cuillère, peut-être aussi un manque d'alcool. Un peu plus calme, il se souvenait....

De ces douze années de lutte, d'arrestation, de séparations, de blessures, de camps, de « belles », de guerre, de froid, d'une vie sans réelle issue dans un trou....Et maintenant cette mort supplémentaire, celle de sa petite fille Laura.

Seul dans ce local, Nicolas savait qu'il devait réagir, qu'il allait revenir pour vivre !

Dehors, la solidarité était en place, l'effort d'après guerre allait en partie survenir du Canada....La communauté internationale allait aider Louise et Nicolas.


Un berger dans la ville à suivre...

15 avril 2010

Louise Nicolas

Louise et Nicolas


Entre 6 et 8 ans

Un berger dans la ville 3

Bunker au quotidien

 

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Toute la famille, les voisins, se posaient des questions, extrapolaient...Une telle vie, dans le noir, des amis qui meurent, la folie, la faim, l'eau, la nourriture, malgré qu'ils avaient des stocks, comment se passait la vie au quotidien ? Une vis sans fin ! Que faisaient-ils ? Que devenaient les soldats morts ? Un zeste d'un syndrome de cannibalisme se réveillait !

Des interrogations, un engouement sans limites, mais aussi du négatif, de la jalousie, même un peu d'envie et surtout des journalistes.
Mais personne ne pouvait vraiment s'exprimer, Louise était heureuse, comment pouvait-elle s'extérioriser, elle venait à peine d'admettre que son amour n'allait pas revenir, et comment accepter la mort de son enfant, le décès de son père, les souvenirs de cette guerre et de la fin de ses vingt ans...Un mélange  d'exaltation mais aussi de désespérance !

Nicolas revient, il est vivant, mais comment a-t-il vécu ? Ses souffrances, les effets....Sur la vie, le couple, la famille, des sujets simples mais inextricables à ce moment là.

Nicolas, prénommé Klauss sur son livret militaire, était toujours en observation dans cette base à Gaggenau près de Baden-Baden ! Pour expliquer, justifier, raconter, sa vie dans un bunker, il avait trouvé en lui des moyens inattendus, des capacités insoupçonnées...Pour savoir réagir dans  cette situation inhumaine.

Et ces examens médicaux qui duraient....Une gendarmerie muette !
Le journal disait : « dans l'abri muré, les enterrés vivants n'avaient pas d'eau potable, mais du vin et de la bière ! ».

 

Un berger dans la ville à suivre....

13 avril 2010

Maman Papa Retour

Maman


Papa

"Un berger dans la ville 2"


...Retour ?


soldats-allemands.html


Maman était veuve de guerre, elle ne s'était pas remariée, elle venait de subir plusieurs deuils, avant tout la mort de sa petite fille décédée d'une maladie infantile à la Libération, l'enfant avait deux ans.

Elle venait aussi de perdre son père en 1949, et comment expliquer à son mari qui allait revenir d'une « caverne blindée »,  non seulement le départ de sa propre mère (31 décembre 1949) mais surtout la montée aux cieux de son petit ange qu'il n'avait vu qu'une fois, ma grande sœur.

Et comment était-il ? Physiquement, moralement....Quel homme était-il après ces six années ? Son épouse, à la fois veuve, mais aussi jeune et belle, une histoire folle, sans limite, que vont-ils devenir ?

En attendant mon père était dans une clinique affiliée à l'armée française, il y passait des examens, disait-on!
Cette nouvelle est arrivée comme l'un des plus grands bonheurs, mais aussi comme une bombe qui n'éclatait que six années après la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

Mais mon père n'était toujours pas auprès de ma mère...

Et toujours le mystère concernant ma mère, comment a-t-elle géré les 10 mois passés dans le RAD (Reichsarbeitsdienst) ou ailleurs en Allemagne ou Autriche ?

 

Un berger dans la ville....à suivre

11 avril 2010

Soldats allemands

Seconde guerre mondiale


    Soldats Wehrmacht

    "Un berger dans la ville 1"

    Eté 1950, un Matin....dans les journaux !


    "Des ouvriers polonais ou russes qui travaillaient à Chylonia (Pologne), ont failli tomber à la renverse en voyant apparaître sur leur chantier un homme  immense dont la barbe et les cheveux descendaient jusqu'à la taille.

    Ce "sauvage" sortait des ruines d'un abri bétonné de la dernière guerre mondiale.

    Il fut bientôt suivi d'un second personnage non moins ébouriffé et hagard, qui fit quelques pas en chancelant, aveuglé par la lumière du jour, puis s'abattit, terrassé, certainement par une crise cardiaque, il était mort.

    Ces deux hommes étaient les seuls survivants d'un groupe de huit soldats de la Wehrmacht, enfermés dans un magasin souterrain de vivres et d'habillement depuis le début de 1945.

    En fait, traqués par les armées soviétiques les Allemands avaient alors fait sauter de nombreux ouvrages fortifiés, bloquant les issues de plus d'un "bunker"".

    Le survivant, c'était mon père....

     

    " Un berger dans la ville" à suivre....

     

    03 avril 2010

    Crémation du "juif"

    Samedi Saint


    Crémation

    Juif


    Comme je le rappelais hier :

    ratsher.html

    paques.html


    J'ai trouvé une bonne explication, c'est à côté de chez moi !

    lien :

    ssaint.htm

    paques bucher.jpg

     


    La "crémation de Judas" en Alsace

    Parmi les coutumes de la période pascale relatives aux Juifs. l'une des plus riches parait être celle du bûcher du Samedi saint, cérémonie qu'on retrouve en Alsace sous la dénomination de "Jud verbrenne", ou "de Judas verbrenne" ("brûler le Juif", ou la "crémation de Judas"). Voici comment elle se déroulait à Hohatzenheim, il y a quelques années.

    Le Vendredi saint, les enfants du village ramassaient du bois qu'ils entassaient sur la partie non bénite du cimetière, contre l'église, face à l'est. Ils faisaient également la tournée du village avec une charrette, et dans chaque ferme on leur donnait un fagot : le bûcher était impressionnant. On y jetait aussi les ossements, ordures ou vieilles couronnes mortuaires, que l'on avait ramassés sur le cimetière pendant l'année, et que l'on avait entassés à cet effet.

    Le feu était allumé le samedi matin, avant le lever du soleil. Le curé enflammait un morceau d'amadou avec deux pierres de silex ; le feu était communiqué à du charbon de bois, puis au bûcher ; ce sont les enfants qui l'entretenaient. Par la suite, les cendres étaient répandues sur les tombes. Le cierge pascal était allumé à un tison provenant de ce bûcher. Les plus jeunes des enfants (7-8 ans) croyaient que l'on allait réellement brûler le Juif, censé être enfermé dans une caisse. Juste avant d'allumer le feu, le curé disait : "Il faut aller chercher la clé de la caisse". Les petits couraient chez le maire, qui ne l'avait pas. Lorsqu'ils revenaient, le feu brûlait déjà.

    Depuis 1945 environ, on "brûle le Juif" devant l'église, à l'ouest, pour des raisons de commodité (il y a plus de place). Aujourd'hui, le cierge pascal est allumé avec des allumettes, le soir du Samedi saint, avant la veillée pascale. Telle qu'elle est pratiquée à Hohatzenheim, cette coutume comporte des éléments locaux, dont nous ne retrouvons la mention nulle part ailleurs : il en est ainsi de la caisse et de sa clé. Mais il s'avère également qu'on a abandonné dans ce village d'autres éléments, qui ont été conservés dans d'autres localités, ou dont une description ancienne conserve le souvenir.

    Ainsi, à Wiwersheim, un bonhomme de paille était promené le Vendredi saint par les enfants dans le village, puis brûlé le lendemain vers quatre heures du matin, devant l'église. Le bûcher était béni par le prêtre. Les enfants avaient revêtu de vieux habits, ce qui donnait à la cérémonie un côté burlesque et provoquait l'hilarité des gens rassemblés sur le parvis.

    A Littenheim on brûlait également un mannequin, qui représentait "le Juif".

    29 mai 2009

    33 ans wow 2...

    Union libre hier

    33 ans wow 2....

    Union libre aujourd'hui

    Au début des années 1970 malgré une loi des années 40 qui permettait cette vie en couple, "vivre à la colle" était condamnait pour des raisons liées à la morale religieuse et au symbole du mariage religieux.

    Ce n'était pas officiel, la plupart des droits d'un couple classique était impossible, une suspicion de libertinage était ancré dans les mentalités, le concubinage semblait être une relation de courte durée et aussi taxé d'un manque d'engagement.

    Vivre en union libre était rare pour un ménage rentrant dans un schéma classique, nous étions un peu hors du système, mais ma belle, adorable, gracieuse future épouse et moi, avons vécus ainsi, avec chance, heureux et prospères pendant plusieurs années avant de nous marier.

    Mais, mariage à 4 à la mairie, nous et les 2 témoins [Pela.... & ....de Claire], mais le lendemain mariage religieux, classique, suivi d'un repas en musique avec de nombreux convives.

    Dans la foulée, "le joli petit garçon" rentrait au cours préparatoire, tout était rentré dans l'ordre car il était difficile d'expliquer une union hors mariage [les mentalités!], avoir des droits, partager le "matériel"...

    Mais le représentant de Dieu disait durant la cérémonie que nous avions l'expérience de la vie de couple, des enfants, que nous étions mature et qu'il était heureux de bénir l'union d'un telle paire.

    C'était un "Curé" d'une église catholique [il connaissait mon expérience évangélique] qui venait de nous "dédouaner" de cette union libre [merci pour cet engagement], devant les gens présentes, nous venions de gagner un nouveau challenge, la stabilité de deux êtres non mariés était possible.

    C'était aussi une façon de braver les parents, les carcans en place [1968 était passé par là] mais aussi un effet de mode

    09 mars 2009

    Black, Brown, White

    Black, Brown, White.

     

    Noir, métis, blanc ?

     

    Simplement la version chantée de 1951 !

    par Big Bill Broonzy