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23 avril 2012

Oasis Oasis....Loin des mirages

Oasis Oasis


domidoume

Raconte....

 

Oasis Oasis....5 ou 6 publicités différentes...Soif et lecture, à suivre Merci Carlos


 Merci yularude


Allez aussi voir et lire  "Tranche de vie" :

http://domidoume.wordpress.com/2012/04/16/rosalie-la-vie-...

04 février 2012

Louise et Nicolas pour Domidoume

Louise

&

Nicolas

domi doume

 


louise-nicolas.html


http://domidoume.wordpress.com/2012/01/23/louise-et-josep...


Clin d'oeil aux anciens !!!

20 octobre 2011

Des Beatles au buvard

Lucy in the Sky with Diamonds


Beatles LSD

Dessin animé pour Elle

 

Elle, le meilleur moyen pour capter son attention, son regard, admirer ses sourires et la version de ses mots, de ses giggles....L'appareil numérique à fond (le millier d'images est dépassé, sans compter les petits films).

Elle, elle écoute et regarde avec moi des dessins animés accompagnés par des chansons des Beatles.

Dernièrement une "vieille" tante des blogs se souvenait du buvard.

 

Beatles Lucy in the Sky with Diamonds

Cliquer sur la vidéo et regarder directement sur Youtube. Merci.

27 juin 2011

Eurostar remember Ringo

Eurostar

 

Ringo...

London

 

I'd like to be under the sea

............

Eurostar

Début London vers Sofia 003.jpg

Image floutée

 

22 juin 2011

Boy Scout

Boy Scout

 

Eclaireurs de France

EEDF

 

Enfin une petite image du petit AlsaCop en éclaireur

Vous vous souvenez ?

eclaireur.html

 

Foulard avec noeud en cuir et uniforme d'hiver !

 

Le petit boy scout en image

Bibi éclaireur.jpg

29 août 2010

Caravane

Caravane

 

Trois Épis 2003 sg.html

de Patxi à Raphaël

 

J'étais au Trois Epis, allongé 24h24 qutidien.html, je regardais la Star Académy, oui la Star Ac....Je savais tout ! Un jour l'un des candidats gagnait la possibilité d'aller à un petit concert en province (Evreux, Rouen..??) voir un chanteur inconnu qui s'appelait Raphaël, j'aimais bien.

Quelques temps plus tard j'entendais "Caravane", dans ma famille étonnée je parlais de ce jeune, je connaissais !

.......

Aujourd'hui....

Je me souviens de ce passage :

"C'est le Bon Dieu qui nous fait
C'est le Bon Dieu qui nous brise"

je me souviens aussi

"Je suis né dans cette caravane

Tu tu tu lu lu lu...

Et parce que ma peau est la seule que j'ai"

au début, il chantait aussi


"Est-ce que j'en ai les larmes aux yeux"

il se posait la question


"Est-ce qu'on va reprendre la route"

Et à la fin....


"Et nous partons allez viens"


Mais Raphaêl chante aussi


"Est-ce que ce monde a le vertige
Est-ce qu'on sera un jour puni"

 

Caravane sur Youtube, la chanson de Raphaël

 

En cette période de fin de vacances ce ne sont pas les caravanes des Hollandais sur l'autoroute qui vont chier une partie des français mais celles des ROM(s)ano...sur des aires d'autoroutes !

.....

23 août 2010

L'appel du 18 juin

L'appel du 18 juin 40


L'appel du 18 juin 5 1

La pelle du 18 juin

 

L'histoire est hasardeuse, étonnante, disons que je suis né un 18 juin.

A ma naissance j'avais 13 oncles & tantes, 6 vivent encore et tous du côté du Nonno italien.

Un 18 juin, jour de mes 9 ans un premier oncle mourait.

Un 18 juin, jour de mes 18 ans une première tante mourait.

Un 18 juin, jour de mes 36 ans un second oncle mourait.

Depuis 4 autres sont partis, je n'ai pas vérifié les dates, mais il ne s'agissait pas d'un 18 juin.

Le jour de mes 9 ans, celui de mes 18 ans, puis celui de mes 36 ans, mes 3 premiers oncles et tantes sont décédés.

Pour changer, une blague pourrie : Savez vous avec quoi l'on a enterré le général Charles de Gaulle ?

 

Publication initiale 22 février 2008, ce hasard de dates est étonnant...Mais je n'ai pas d'autres d'explications.

22 août 2010

Parrochia Como Dongo Stazzona

Parrochie Italia

 

Parrochia Como

Parrochia Dongo

Parrochia Stazzona


Questa lettera è stata mandata ad alcune parrochie in Italia. Ho la volontà di rimanere anonimo ma faccio queste ricerche e sono molto interessato nel farmi aiutare da possa essere in grado di farlo.

Re: Informazioni sul mio bisnonno Epifanio P.

Signor, Signora,

Vorrei fare riferimento alla nostra conversazione telefonica sul nostro albero genealogico e mancanti informazioni sul lato italiano del nostro antenato.

"Epifanio P........." , nato il 8 gennaio 1865 in rive al Lago di Como…

Tre Comuni sembrano essere legate alla storia del nostro nonno: Dongo, Stazzona e Como .

Inoltre, i nostri zii hanno sempre mensionato la Provincia di Como.

Ma il ns. nonno parlava spesso di un piccolo villagio di alta montagna, piccolo villaggio di Dongo.

Attraversando le alpi, è venuto a piedi in Alsazia.

Quando è arrivato in Alsazia, la provincia era francese dal 1871 al 1918 e diventata tedesca e di nuovo in Francia dopo 1919...

Morì il 9 dicembre del 1931 a Strasburgo in Francia, Alsazia.

Ora ci rimangono poche informazioni altre che memoria orale, e informazioni che mettiamo a disposizione per voi.

Siamo in grado di rispondere a tutte le domande, trovate la mia mail: ???????? @ wanadoo.fr

Grazie per il vostro sollecito aiuto

Saluto caloroso

 

Editions initiales février & avril 2008, avions aussi transmis des mails à de nombreuses paroisses autour de Lac de Como...Pas une seule réponse !

Nous avons néanmoins avancé dans ce dossier concernant la partie alsacienne.

21 août 2010

Radiothérapie

Radiothérapie hier


Radiothérapie, maintenant

Recommencement


Alors que j'étais au début de mon adolescence, j'ai subi 26 séances d'irradiations de la colonne lombaire au Centre Paul Strauss à Strasbourg.

J'étais hospitalisé durant près de 6 mois à l'ancien pavillon Chirurgical A à l'Hôpital Civil à Strasbourg, ce que l'on nomme aujourd'hui "Les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg".

En contact depuis quelques mois avec un Pôle de Cancérologie, en accord avec les Oncologues Radiothérapeutes je devrais suivre un traitement de Radiothérapie & Chimiothérapie, pour le moment je suis hésitant.

Le Centre Paul Strauss ne sait pas m'informer du degré d'irradiation de mon enfance, malgré leur base historique, les personnes rencontrées m'ont suggéré de me mettre en rapport avec la Direction des Relations avec les Usagers de l'Hôpital Civil de Strasbourg, car il est certain que mon cas était géré par cet hôpital.

J'ai bien expliqué le nouveau challenge, j'ai écrit, j’ai téléphoné continuellement, j’ai envoyé des mails,  je possède aussi un numéro de dossier....Mais personne ne peut ou ne veut m'informer.

Je suis incertain pour reprendre une telle aventure, car en son temps, une partie de mon dos était brûlé par les rayons, du coup j'ai subi une greffe de peau.

Et quelles sont les incidences de l'irradiation initiale? Et quelles seront les conséquences si je renouvelle un autre traitement?

Je me retrouve dans une situation compliquée....

Et je dois me décider promptement.

....

Publication initiale 20 février 2008.

Depuis...J'ai refusé la chimio ainsi que la radiothérapie, des informations je n'en aurais jamais et pourtant il faut se soigner !

Il est quelquefois difficile pour cetains de prendre des responsabilités, j'ai beau expliquer que ma démarche est destinée vers un essai de guérison et non pour "porter plainte"....DOSSIER INTROUVABLE.

......

20 août 2010

Septicémie

Septicémie


Septicémie empoisonnement sang

Recommencement


Début des années 1970, ma compagne et moi, un soir, sommes allés au cinéma, durant la nuit j'avais une forte fièvre, le lendemain j'étais très faible, je n'avais plus de volonté....

A 21 ans j'étais très près de la mort, car une plaie torpide de la plante du pied droit s'était infectée et sous la forme d'une pathologie extrêmement complexe liée à des troubles neurologiques, j'avais une septicémie.

Il faut dire que c'était une période formidable...Je marchais pieds nus et j'écoutais pousser mes cheveux! Ma future femme des fleurs partout.

Les BEATLES se séparaient et nous avions un joli petit garçon.

Sous anesthésie générale, le "nettoyage"de la rétention infectée, me permis après plus de 100 piqûres, plusieurs dl de sang, ponction cervicale [lombaire impossible] et 3 semaines d'hôpital de me retrouver à la maison, sur un nuage...

Point de joint, jamais.

....

 

Publication initiale 17 février 2008.

14 mai 2010

Ma cabane au Canada

Ma cabane au Canada


Line Renaud

Question ?


Pour quelle raison je connaissais cette chanson alors que j'étais très petit ? Cette version n'est pas la meilleure, c'est vieux, très vieux, dites moi ?



Youtube : Ma cabane au Canada

04 mai 2010

Malgré-Nous le Bonheur

Malgré-Nous


Front Russe

Un berger dans la ville 11

Seconde Guerre Mondiale


Nicolas se retournait, le soleil brûlant balayait son visage à travers cette fenêtre close, il voulait jouir de ce moment, en profiter, par instant il n'avait pas la certitude de vivre la réalité, effacer tous ces démons était irréalisable mais comme ce lit était agréable et Louise si proche...

En ce début de l'automne 1943 Nicolas avait dix-neuf ans, il venait de se marier à la fin du mois de septembre, il était père, sa jambe était guérie, un long voyage et le voilà à nouveau, dans la froidure, en Russie.

Il souhaitait rentrer pour Noël, infaisable ! Ce début d'année 1944 était glacé, beaucoup de soldats mouraient de maladies, de blessures, mais aussi de faim, la rigueur de l'hiver sibérien affaiblissait l'armée allemande jusqu'à la détruire.

Nicolas avait de la chance il avait retrouvé un ami bavarois, Andreas, mais aussi un alsacien qui avait devancé son enrôlement dans cette Wehrmacht, ils l'appelaient Gaston, cet homme était heureux de servir l'Allemagne, ce n'était pas l'ami ni de Klauss, ni de Andréas.

Des morts, des blessés, des désertions, une vie impensable, inimaginable, mon père parlait de Napoléon Bonaparte à ses alter ego, il expliqua comment s'était terminée « la retraite de Russie », cent cinquante ans plus tôt, les soldats allemands croyaient Nicolas car eux aussi ne supportaient plus le climat de cette région.

Après la chaleur de l'été 1944, mais aussi des pluies torrentielles, ils avaient la « satisfaction » de quitter le front, avec trois autres soldats allemands et un cosaque...Ils allaient survivre dans une ferme, attendre un officier qu'il faudra protéger, un noble allemand blessé, accompagné par deux sous-officiers.

......

En 1945 la fuite continuait, une nuit le petit groupe avait trouvé refuge dans un bunker allemand, abandonné depuis peu, avant le levé du jour cet abri bétonné était en partie éclaté par une charge de dynamite...

Ce bunker devait être vide, dans l'explosion, l'un des sous-officiers et l'un des soldats allemands étaient ensevelis dans une masse de béton et l'entrée entièrement obstruée...

17 février 1945, huit hommes, un officier, deux sous-officiers (dont Gaston), cinq soldats (dont le cosaque, Andreas et Nicolas) étaient prisonniers, mais aussi enterrés vivants quelque part en Pologne, personne ne s'en doutait.

Nicolas se bougeait à nouveau, il tentait de se lever sans y parvenir, la camisole était coriace, Louise avait rendez-vous à la Cité Administrative de Strasbourg, une surprise énorme, démesurée et effective...

Le Canada offrait à la ville de Strasbourg quelques dizaines de maisons préfabriquées neuves, en bois avec tout le confort, sanitaires, chauffage, eau chaude...implanté dans un quartier de la ville avec un  jardin, Nicolas et Louise allaient pouvoir y habiter, ils avaient une maison à eux.

Le bonheur !

Un berger dans la ville ...à suivre !

 

Lien d'une réalité

malgre-nous.html

 

à venir

Les notes concernant "Un berger dans la ville"

de 1 à 10

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travail-obligatoire-camp-disciplinaire.html

stupefaction-a-la-fin-de-l-ete-42.html

incorpore-de-force-en-19421.html

helene.html



 

29 avril 2010

Hélène

Hélène née Doderer


Maman de Nicolas

Un berger dans la ville 10

Seconde Guerre Mondiale


Enfermé dans sa camisole, prisonnier dans cette chambre, Nicolas savait qu'il était libre, il n'était plus, séquestré malgré lui, dans cet abri bétonné.

Nicolas jouissait de cette délivrance,  paradoxe, il pensait inlassablement au décès accidentel de sa fille [lien : la-camisole-de-nicolas.html ], il gambergeait pareillement en évoquant le départ, sept mois plus tôt, de sa mère, en décembre 1949.
Hélène et Nicolas s'était embrouillés lors de son retour du front russe en 1943, contrainte, elle était venue au mariage de son Nicolas.

Veuve de guerre, avec une fille [* tante Marguerite], conséquence de la 1ère guerre mondiale, Hélène épousa en seconde noces le père de Nicolas, Auguste. Ce dernier, invalide de guerre, jambe raide, était lui aussi parti très vite.

Hélène était contre cette union,  elle qui faisait parti de la famille des cheminots français, elle habitait près de la gare de Strasbourg avant la seconde guerre mondiale, rêvait pour son fils d'un tout autre mariage.

Les parents de Louise, l'une mosellane, l'autre italien, de nombreux enfants, un métier d'électricien trop moderne pour Hélène, Luisa était de trois ans l'ainée de son fils...

Et malgré Laura, elle était mécontente ! Des années plus tard Louise, ma maman, me disait que ma grand-mère était dure et jalouse.

Nicolas avait salué sa mère avant de repartir au front, mais Hélène, irritée, l'avait congédié, Hélène ne se doutait pas qu'elle n'allait plus revoir son gamin.

A ce moment là, Nicolas pensait cette séparation mal vécue, insignifiante...

Ne sachant comment gérer cet état, Nicolas se dit en souriant, même à sa mort sa mère l'empêcherait de faire la fête les 31 décembre suivants, il se retourna, sa couche était confortable, il fixa la fenêtre à barreaux.

La veille, Nicolas s'était entretenu avec un médecin, mon père savait aujourd'hui comment avait évolué le quotidien, en Alsace, les années après le 11 septembre 1943.

Nicolas était parti vers le front, il y revenait en homme expérimenté et responsable, il avait 19 ans, portait l'uniforme des autres, de l'ennemi et cependant il voulait vivre et traverser cette guerre, il avait décidé de ne plus être blessé.

Il repensait à ces sept longues et interminables années loin de chez lui...

 

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Un berger dans la ville...à suivre

27 avril 2010

Incorporé de force en 1942

Incorporé de force


Malgré-Nous

Un berger dans la ville 9

Front russe

Seconde Guerre Mondiale


Un matin d'octobre 1942...

Tout se déroula dans un logique rigoureuse et implacable, lors d'une permission Nicolas relata que ses envies d'évasion étaient immédiatement étouffées dès les premières heures, les jeunes alsaciens étaient avertis qu'une loi martiale était appliquée, la peine de mort pour les déserteurs, une déportation des membres de la famille...Non ce n'était pas des rumeurs, ni des racontars.

Nicolas était devenu Klauss, il parlait parfaitement la langue de Goethe, mais nous étions dans un tout autre contexte, il tenta de se débrouiller pour gérer son sort mais comme tous les alsaciens, tous les mosellans, il ne pu éviter un départ vers le front de l'est, dans le train, Nicolas se souvenait de cette première évasion avec Louise, quasi deux ans plus tôt, les camps, l'amour...Et maintenant cette nouvelle séparation et toujours cette guerre.

Difficile de s'échapper de l'Allemagne nazie à ce moment là, cantonnés à des centaines de kilomètres de la France, en cette fin d'année ils se retrouvaient en Russie, trois alsaciens, l'un de la Robertsau et un autre de Soufflenheim, personne de la Moselle.

C'était l'hiver, par des températures de - 30 voir - 40°, il était impossible de vivre, la nuit le thermomètre pouvait atteindre - 50° ! Une guerre hivernale mais les habits des soldats n'étaient pas appropriés, aucune habitude, pas d'expérience de ces grands froids.

Nicolas avait rapporté quelques anecdotes, certains hommes portaient des uniformes d'été, du givre se formait autour d'un bol de soupe chaude, par peur de ne pas profiter du peu de repas chaud, des soldats se brûlaient la bouche car la soupe était bouillante, la même action pour le quart de marc de café.

Nicolas racontait avec humour que lorsqu'il urinait, l'urine était gelée dès qu'elle touchait terre, il avait froid tout le temps, la nuit ils dormaient à deux ou à trois pour se réchauffer (toujours avec cette pointe d'ironie qui le caractérisait), les hommes, mais aussi les chevaux, les moteurs des tanks....gelaient.

Un peu plus sérieusement, dans un cercle restreint, il expliquait qu'il avait honte d'être un tel soldat, qu'il n'avait pas osé se sauver !

Toujours sur le ton de la vantardise, Nicolas disait que les soldats ne devaient pas lever les jambes lorsqu'ils se mettaient à terre, lors d'assauts....il insistait avoir recherché cette blessure, cet éclat d'obus dans le mollet qui lui permettait ce rapatriement sanitaire, ce retour vers l'Alsace en été 1943.

 

Laura (dans la poussette), Louise & Nicolas le 12 juillet 1943

IMG.jpg

Il était à Irmstett, il n'avait pas 19 ans, il était papa depuis quelques jours, Laura, Monique était née en juin dernier !

A la fin du mois d'octobre 42, Louise savait qu'elle attendait un bébé, Nicolas avait réceptionné deux lettres mais elle n'avait pas voulu écrire qu'elle attendait un enfant.

Durant cette convalescence, cette permission, ils se marièrent, les voilà le jour de l'aniversaire de Nicolas.

 

Laura dans les bras de sa maman et de son papa qui fête ses 19 ans.

Été 1943 à Irmstett (Alsace)

IMG_0001.jpg

Le jour de cette photo, Nicolas se maintenait avec une chaise avec sa main gauche, afin de poser sans béquilles.

Des informations de plus en plus précises parvenaient aux habitants des zones occupées concernant les horreurs et les crimes qui allaient crescendo dans les mois à venir...Louise et Nicolas, bientôt la séparation !

 

 

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Un berger dans la ville...à suivre

 

24 avril 2010

Stupéfaction à la fin de l'été 42

Stupéfaction à la fin de l'été 42


Alsace occupation allemande

Un berger dans la ville 8

Seconde guerre mondiale


Par cette belle soirée de 1950, Louise quittait la chapelle et retourna au village, son père venait de décéder, l'un de ses frères, le plus jeune, né en 1930, était en Indochine, cette autre drôle de guerre.

Jean-Pierre allait lui aussi créer une surprise en 1952, un supérieur lui ordonna de le remplacer dans un avion, alors qu'il devait voler dans le second, ce deuxième appareil se scratcha, le frère de Louise était porté disparu durant une dizaine de jours, un second miracle dans la famille, Jean-Pierre n'était pas mort.

Sa mère et sa dernière sœur allait bientôt retourner à Strasbourg, quitter Irmstett et surtout Nicolas allait revenir, il était vivant...Un revenant qui se faisait soigner dans cette clinique de l'autre côté du Rhin, il allait revenir dans quelques jours...

Elle revoyait ces quelques mois en 1942, danser, chanter, aimer, sous l'occupation allemande



Mon amant de Jean Lucienne Delyle....




Mais surtout des ballades allemandes, au bal  Nicolas faisant le pitre en singeant des danses cosaques, les soldats allemands en permission participaient aussi aux fêtes, la dextérité de son amour pour la danse russe mettait tout le monde d'accord.
Il y avait aussi des « marches germaniques", mais ces danses sont, dans la mémoire de Louise, de Nicolas, de toute une population, du domaine de l'ignoble et du détestable.

L'Alsace était occupée, des informations effrayantes circulées, l'insouciance, la résignation, la bêtise, la peur.....Préféraient évoquer des rumeurs !

Mais vers la fin du mois d'août de ce bel été 42 , la classe 1924 savait qu'elle devait servir la nation allemande, Nicolas allait devenir un incorporé de force dans l'armée allemande dès le mois d'octobre, malgré lui il allait se prénommer Klauss et partir loin au front, du "mauvais côté".

Au début de cet automne, Nicolas 18 ans, ne savait pas que Louise était enceinte...C'était un révolté alsacien qui s'en allait, avec des pensées d'évasion.!

 

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Un berger dans la ville...à suivre !

22 avril 2010

Travail obligatoire Camp disciplinaire

Travail obligatoire


Camp disciplinaire

Un berger dans la ville 7

Seconde Guerre Mondiale

 

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Louise partait en train vers l'Allemagne, citoyenne d'une région annexée par le Reich, elle devait montrer à la belle Allemagne son patriotisme et sa reconnaissance.

La première fois, alors qu'elle était avec sa famille alsacienne évacuée dans le sud-ouest de la France, elle était heureuse d'obéir aux exigences des allemands et revenir vers Strasbourg pour retrouver ses amis et Nicolas.

Mais l'obligation de repartir pendant six mois en Allemagne n'était pas encourageante, en plus les informations du camp disciplinaire, où était enfermé Nicolas, étaient nulles. Louise savait qu'au  ReichArbeitsDienst (RAD) elle allait apprendre à taper à la machine à écrire, sur place elle fit connaissance du télex, de son utilisation, Louise était dans les transmissions [Nachrichtenhelferinnen] !

Les informations provenant de la « machine » s'éditaient en continue sur des bandelettes de un centimètre de haut, elle devait couper, glisser ces rubans sur une éponge enduit de colle, puis encoller les écrits sur des feuilles cartonnées et ainsi les données pouvaient se lire comme sur une page de papier, un cahier ou un livre( les rubans étaient débités durant des heures, très rapidement des tonnes de documents).

Elle apprit aussi à transmettre des textes et nouvelles qu'elle recopiait au clavier.
Plus tard, cette formation, cette technique lui permettra de trouver facilement du travail en France....Une application rigoureuse de la technique du télex; c'était une pionnière.

Louise y resta un peu plus de cinq mois, dans sa chambre des alsaciennes, des allemandes, des autrichiennes....Quelques filles étaient de véritables nazis.

Le matin, levée des couleurs (drapeau hitlérien), un uniforme, une nourriture décente...Les alsaciennes détournaient le règlement pour parler discrètement le dialecte entre elles, c'était strictement défendu.
De la solidarité mais pas de véritables amitiés !!

Elle pu revenir en France, le service de travail obligatoire semblait exceptionnellement terminé, sans mission ou devoirs complémentaires.
....

Nicolas était resté au camp disciplinaire de Schirmeck durant quelques mois, sans véritables conséquences. Etant donné son jeune âge en ce début de Seconde Guerre Mondiale, c'était une espèce de camp de redressement, de petites punitions, se déplacer à genoux les mains sur la tête...Etc...Mais pas de véritables corrections ou châtiments.

Il passa Noël 1941 à la maison, Louise n'était pas revenue, une lettre informait d'un retour avant la fin de l'hiver.
Quelques jours plus tard, Louise et Nicolas étaient réunis pour quelques mois de vrais et grands bonheurs.

Les parents de Louise devaient quitter Strasbourg et toute la famille se posa dans un petit village, Irmstett. Les deux amoureux, insoucieux et légers, sans se préoccuper de l'occupation allemande, vivaient un authentique bonheur, en 1942, en Alsace, entre la ville et la campagne.


Louise & Nicolas, près de la Place de la Bourse ! 1942

IMG_0001.jpg

IMG_0002.jpg

Nicolas...sur le pont ! à Strasbourg 1942

20 avril 2010

Nicolas et moi

Nicolas et moi.


Cénac Domme

Un berger dans la ville 6

Camp disciplinaire de Schirmeck

 

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Ce bel été 1950 engagea Louise à se rendre à La Chapelle, près du village, elle y allait souvent ces dernières années, se ressourcer, trouver des réponses et des explications!!

« De dirre Herrgott » !

Nicolas n'était pas mort, elle l'avait pleuré à de maintes reprises devant ce petit autel, maintenant elle venait remercier mais aussi y chercher des issues tout en se souvenant.

Plus d'une dizaine d'années auparavant elle allait à l'école du Dragon, Nicolas à l'école St Thomas, elle avait seize ans, lui treize...

ecole du dragon.jpg

école du Dragon Strasbourg

Elève exemplaire, son charisme, sa maturité lui donnait une certaine notoriété, il était grand, châtain bouclé, toujours bien habillé, il paraissait plus âgé.

Ils se fréquentaient bien avant l'évacuation vers la Dordogne...

Louise revivait ce voyage vers Cénac-Domme, trois jours de train en plein été, des familles dans des wagons à bestiaux, une de ses petites sœurs, le buste plâtré à la suite d'une double fracture de l'épaule.

Elle ne savait plus combien de temps ils étaient restés près de Sarlat, dans quel château son père avait installé l'électricité, combien de fois l'un des ses frères étaient tombé de vélo en descendant la côte de Domme, les processions à cheval de trait monté par son troisième frère à Cénac....Neuf mois, quinze mois ?

Un retour à Strasbourg, un recommencement avec Nicolas et cette fuite, à deux, vers la France libre dès 1941, Nicolas avait un peu plus de seize ans..

Ce contrôle de papiers, destination vers le Camp de Schirmeck pour tous les deux.

Un nom et un prénom italien, plus de trois années séparaient Luisa de Nicolas...Heureusement pas de conséquences directes, elle ne resta que quelques semaines au camp disciplinaire, elle pu passer chez ses parents, récupérer des effets personnels, direction la gare centrale, destination....

Le père de Louise était vivant, elle ne savait pas que quelques mois précédemment il était entre la vie et la mort, qu'il la demandait tout le temps, Louise ne venait pas à l'hôpital, elle avait tenté la fuite vers la France avec Nicolas.

Destination vers un service de travail obligatoire en Allemagne, ReichArbeitsDienst(RAD)....Pour Louise

Nicolas était resté au camp disciplinaire de Schirmeck....

 

Un berger dans la ville...à suivre

 

18 avril 2010

Louise en Dordogne

Louise 18 ans


Alsacienne

Un berger dans la ville 5

En Dordogne


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De Luisa à Louise, la famille italo-alsacienne partait vers la France Libre....

Le 11 novembre 1939 à Cénac Louise s'habillait en costume folklorique, le bel habit de l'alsacienne, elle se souvenait du petit Nicolas, une promesse et d'autres amies qui étaient loin....Ils étaient séparés par la guerre !

Boche !

Les habitants d'Alsace se faisaient souvent traiter de sales boches...Tentons d'oublier et proposons d'honorer ce 11 novembre...

Il nous reste une belle image, Louise est à droite....


Louise l'alsacienne (à droite) Cénac 11 novembre 1939

Cénac 11 novembre 1939.jpg

 

Un berger dans la ville...à suivre

17 avril 2010

La camisole de Nicolas

La camisole de Nicolas


Laura

Un berger dans la ville 4

Va falloir s'évader....


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L'instinct, mais surtout l'espoir, le rêve de revoir Louise mais aussi Laura, son bébé qui grandissait sans lui, l'avait motivé.

Mais un médecin expliquait à Nicolas que la petite fille, tel un ange, était partie ; insoutenable, incompréhensible, inimaginable...des émotions incommensurables, mon père devenait méchant, agressif et violent.

Le contenu de la pièce vola par la fenêtre, les portes démontées et brisées, le personnel médical agressé et même meurtri, des dents et des nez cassés, du sang et des regrets.

Il ne supportait pas cette vérité, des éléments chimiques dans les veines et habillait d'une camisole de force, ils avaient su le dompter.

L'été 1950 était caniculaire, il était comme ligoté sur une couche, il avait soif, il ne supportait pas l'eau à la petite cuillère, peut-être aussi un manque d'alcool. Un peu plus calme, il se souvenait....

De ces douze années de lutte, d'arrestation, de séparations, de blessures, de camps, de « belles », de guerre, de froid, d'une vie sans réelle issue dans un trou....Et maintenant cette mort supplémentaire, celle de sa petite fille Laura.

Seul dans ce local, Nicolas savait qu'il devait réagir, qu'il allait revenir pour vivre !

Dehors, la solidarité était en place, l'effort d'après guerre allait en partie survenir du Canada....La communauté internationale allait aider Louise et Nicolas.


Un berger dans la ville à suivre...

15 avril 2010

Louise Nicolas

Louise et Nicolas


Entre 6 et 8 ans

Un berger dans la ville 3

Bunker au quotidien

 

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Toute la famille, les voisins, se posaient des questions, extrapolaient...Une telle vie, dans le noir, des amis qui meurent, la folie, la faim, l'eau, la nourriture, malgré qu'ils avaient des stocks, comment se passait la vie au quotidien ? Une vis sans fin ! Que faisaient-ils ? Que devenaient les soldats morts ? Un zeste d'un syndrome de cannibalisme se réveillait !

Des interrogations, un engouement sans limites, mais aussi du négatif, de la jalousie, même un peu d'envie et surtout des journalistes.
Mais personne ne pouvait vraiment s'exprimer, Louise était heureuse, comment pouvait-elle s'extérioriser, elle venait à peine d'admettre que son amour n'allait pas revenir, et comment accepter la mort de son enfant, le décès de son père, les souvenirs de cette guerre et de la fin de ses vingt ans...Un mélange  d'exaltation mais aussi de désespérance !

Nicolas revient, il est vivant, mais comment a-t-il vécu ? Ses souffrances, les effets....Sur la vie, le couple, la famille, des sujets simples mais inextricables à ce moment là.

Nicolas, prénommé Klauss sur son livret militaire, était toujours en observation dans cette base à Gaggenau près de Baden-Baden ! Pour expliquer, justifier, raconter, sa vie dans un bunker, il avait trouvé en lui des moyens inattendus, des capacités insoupçonnées...Pour savoir réagir dans  cette situation inhumaine.

Et ces examens médicaux qui duraient....Une gendarmerie muette !
Le journal disait : « dans l'abri muré, les enterrés vivants n'avaient pas d'eau potable, mais du vin et de la bière ! ».

 

Un berger dans la ville à suivre....