04 mai 2010
Malgré-Nous le Bonheur
Malgré-Nous
Front Russe
Un berger dans la ville 11
Seconde Guerre Mondiale
Nicolas se retournait, le soleil brûlant balayait son visage à travers cette fenêtre close, il voulait jouir de ce moment, en profiter, par instant il n'avait pas la certitude de vivre la réalité, effacer tous ces démons était irréalisable mais comme ce lit était agréable et Louise si proche...
En ce début de l'automne 1943 Nicolas avait dix-neuf ans, il venait de se marier à la fin du mois de septembre, il était père, sa jambe était guérie, un long voyage et le voilà à nouveau, dans la froidure, en Russie.
Il souhaitait rentrer pour Noël, infaisable ! Ce début d'année 1944 était glacé, beaucoup de soldats mouraient de maladies, de blessures, mais aussi de faim, la rigueur de l'hiver sibérien affaiblissait l'armée allemande jusqu'à la détruire.
Nicolas avait de la chance il avait retrouvé un ami bavarois, Andreas, mais aussi un alsacien qui avait devancé son enrôlement dans cette Wehrmacht, ils l'appelaient Gaston, cet homme était heureux de servir l'Allemagne, ce n'était pas l'ami ni de Klauss, ni de Andréas.
Des morts, des blessés, des désertions, une vie impensable, inimaginable, mon père parlait de Napoléon Bonaparte à ses alter ego, il expliqua comment s'était terminée « la retraite de Russie », cent cinquante ans plus tôt, les soldats allemands croyaient Nicolas car eux aussi ne supportaient plus le climat de cette région.
Après la chaleur de l'été 1944, mais aussi des pluies torrentielles, ils avaient la « satisfaction » de quitter le front, avec trois autres soldats allemands et un cosaque...Ils allaient survivre dans une ferme, attendre un officier qu'il faudra protéger, un noble allemand blessé, accompagné par deux sous-officiers.
......
En 1945 la fuite continuait, une nuit le petit groupe avait trouvé refuge dans un bunker allemand, abandonné depuis peu, avant le levé du jour cet abri bétonné était en partie éclaté par une charge de dynamite...
Ce bunker devait être vide, dans l'explosion, l'un des sous-officiers et l'un des soldats allemands étaient ensevelis dans une masse de béton et l'entrée entièrement obstruée...
17 février 1945, huit hommes, un officier, deux sous-officiers (dont Gaston), cinq soldats (dont le cosaque, Andreas et Nicolas) étaient prisonniers, mais aussi enterrés vivants quelque part en Pologne, personne ne s'en doutait.
Nicolas se bougeait à nouveau, il tentait de se lever sans y parvenir, la camisole était coriace, Louise avait rendez-vous à la Cité Administrative de Strasbourg, une surprise énorme, démesurée et effective...
Le Canada offrait à la ville de Strasbourg quelques dizaines de maisons préfabriquées neuves, en bois avec tout le confort, sanitaires, chauffage, eau chaude...implanté dans un quartier de la ville avec un jardin, Nicolas et Louise allaient pouvoir y habiter, ils avaient une maison à eux.
Le bonheur !
Un berger dans la ville ...à suivre !
Lien d'une réalité
à venir
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19:35 Publié dans Alsace, Alsacien, Biographie, Film, Histoire, Roman | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : malgré-nous, wehrmacht, guerre, soldats |
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Commentaires
Écrit par : Z'Yves | 05 mai 2010
Écrit par : alsacop | 05 mai 2010
Écrit par : noelle | 05 mai 2010
Ça et d'autres mots (maux) dont on peut penser...ou panser.
Écrit par : Z'Yves | 05 mai 2010
Écrit par : alsacop | 05 mai 2010
Écrit par : Z'Yves | 05 mai 2010
Écrit par : noelle | 05 mai 2010
L'actuelle est une maison passive, si les lattes ou planches extérieures sont exactement les même à l'œil, il y a tout de même plus de 60 ans de techniques différentes, elle n'est pas à moi, mais à l'un de mes enfants et les siens.
C'est simplement un drôle de hasard !
Écrit par : alsacop | 05 mai 2010
t'as une photo des 70's ?
bonne journée sous vents et pluies...
le "hasard" n'existe pas ;-D - oui je sias je ne dois pas affirmer, mais affirmer c'est souvent "parler plus court"...
bonjour Nono ! JN !!
Écrit par : doume | 06 mai 2010
J'avais par le passé expliqué dans une notre concernant notre cher Racing, que nous habitions à 200 m de l'entrée arrière du Stade de la Meinau, Place de l'Orphelinat, Strasbourg Neudorf.
Sans la suite de l'histoire seront édités des photos d'il y a 60 ans avec en arrière plan ladite maison en bois.
Surnommée par mon père " Ma cabane au Canada" !! le ramdam du moment.
Écrit par : alsacop | 06 mai 2010
Écrit par : alsacop | 06 mai 2010
bonne continuation
Malgré-Nous le Bonheur !!!
;-D
Écrit par : doume | 06 mai 2010
Qui parle de fiction ?
Écrit par : alsacop | 06 mai 2010
je pensais que les "lieux " étaient choisis ailleurs... mais c'est pas important...
il y a bien plus grave...dans la réalité..
bon dimanche et bonne semaine...je me suis accordé des vacances
;-D
Écrit par : Doume | 09 mai 2010
Écrit par : Z'Yves | 09 mai 2010
Mais pourquoi vous parlez de "hasard" ??
Écrit par : alsacop | 09 mai 2010
C(est ce que l'on appelle l'esprit d'escalier...
Bonne nuit !
Écrit par : Z'Yves | 09 mai 2010
Écrit par : alsacop | 09 mai 2010
Écrit par : noelle | 09 mai 2010
Si Hazard était français, Domenech aurait son milieu offensif.....Pedretti, Valbuena ??
Mais pour Omar ?? Le jeu de mot ??
Écrit par : alsacop | 09 mai 2010
Eden Hazard
Menes a dit à hazard : "Dommage que tu sois pas Français, ...et Omar ( et fred) a dit Belge..hazard...humour!
Écrit par : noelle | 10 mai 2010
Écrit par : noelle | 10 mai 2010
Menez : très bonne connaissance du "foot".....
Je crois encore un peu en Pedretti pour les 23.
Écrit par : alsacop | 10 mai 2010
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