29 avril 2010
Hélène
Hélène née Doderer
Maman de Nicolas
Un berger dans la ville 10
Seconde Guerre Mondiale
Enfermé dans sa camisole, prisonnier dans cette chambre, Nicolas savait qu'il était libre, il n'était plus, séquestré malgré lui, dans cet abri bétonné.
Nicolas jouissait de cette délivrance, paradoxe, il pensait inlassablement au décès accidentel de sa fille [lien : la-camisole-de-nicolas.html ], il gambergeait pareillement en évoquant le départ, sept mois plus tôt, de sa mère, en décembre 1949.
Hélène et Nicolas s'était embrouillés lors de son retour du front russe en 1943, contrainte, elle était venue au mariage de son Nicolas.
Veuve de guerre, avec une fille [* tante Marguerite], conséquence de la 1ère guerre mondiale, Hélène épousa en seconde noces le père de Nicolas, Auguste. Ce dernier, invalide de guerre, jambe raide, était lui aussi parti très vite.
Hélène était contre cette union, elle qui faisait parti de la famille des cheminots français, elle habitait près de la gare de Strasbourg avant la seconde guerre mondiale, rêvait pour son fils d'un tout autre mariage.
Les parents de Louise, l'une mosellane, l'autre italien, de nombreux enfants, un métier d'électricien trop moderne pour Hélène, Luisa était de trois ans l'ainée de son fils...
Et malgré Laura, elle était mécontente ! Des années plus tard Louise, ma maman, me disait que ma grand-mère était dure et jalouse.
Nicolas avait salué sa mère avant de repartir au front, mais Hélène, irritée, l'avait congédié, Hélène ne se doutait pas qu'elle n'allait plus revoir son gamin.
A ce moment là, Nicolas pensait cette séparation mal vécue, insignifiante...
Ne sachant comment gérer cet état, Nicolas se dit en souriant, même à sa mort sa mère l'empêcherait de faire la fête les 31 décembre suivants, il se retourna, sa couche était confortable, il fixa la fenêtre à barreaux.
La veille, Nicolas s'était entretenu avec un médecin, mon père savait aujourd'hui comment avait évolué le quotidien, en Alsace, les années après le 11 septembre 1943.
Nicolas était parti vers le front, il y revenait en homme expérimenté et responsable, il avait 19 ans, portait l'uniforme des autres, de l'ennemi et cependant il voulait vivre et traverser cette guerre, il avait décidé de ne plus être blessé.
Il repensait à ces sept longues et interminables années loin de chez lui...
travail-obligatoire-camp-disciplinaire.html
stupefaction-a-la-fin-de-l-ete-42.html
incorpore-de-force-en-19421.html
Un berger dans la ville...à suivre
21:49 Publié dans Alsace, Alsacien, Biographie, Film, Histoire, Roman | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : guerre, mondiale, mariage, enfants, alsace |
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Commentaires
Écrit par : noelle | 29 avril 2010
Pour mes enfants, mes petits enfants il restera un fil conducteur, des faits, des anecdotes et quelques images.
J'en profite 3 sœurs de Louise sont encore vivantes !
Ma cousine s'amuse en généalogie, du coup ce puzzle se complète., nous échangeons nos informations...Ma cousine a fait un arbre, des arbres remarquables.
J'ai même un mot de passe....
D....si tu passes sur ce commentaire, encore merci.
Écrit par : alsacop | 29 avril 2010
J'ai lu Maman de Nicolas......Le vrai prénom de ta mère apparait......Est-ce voulu?
Bisous.
Écrit par : Pelascini Dominique | 30 avril 2010
Écrit par : alsacop | 01 mai 2010
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