Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

22 avril 2010

Travail obligatoire Camp disciplinaire

Travail obligatoire


Camp disciplinaire

Un berger dans la ville 7

Seconde Guerre Mondiale

 

soldats-allemands.html

maman-papa-retour.html

louise-nicolas.html

la-camisole-de-nicolas.html

louise-en-dordogne.html

nicolas-et-moi.html



Louise partait en train vers l'Allemagne, citoyenne d'une région annexée par le Reich, elle devait montrer à la belle Allemagne son patriotisme et sa reconnaissance.

La première fois, alors qu'elle était avec sa famille alsacienne évacuée dans le sud-ouest de la France, elle était heureuse d'obéir aux exigences des allemands et revenir vers Strasbourg pour retrouver ses amis et Nicolas.

Mais l'obligation de repartir pendant six mois en Allemagne n'était pas encourageante, en plus les informations du camp disciplinaire, où était enfermé Nicolas, étaient nulles. Louise savait qu'au  ReichArbeitsDienst (RAD) elle allait apprendre à taper à la machine à écrire, sur place elle fit connaissance du télex, de son utilisation, Louise était dans les transmissions [Nachrichtenhelferinnen] !

Les informations provenant de la « machine » s'éditaient en continue sur des bandelettes de un centimètre de haut, elle devait couper, glisser ces rubans sur une éponge enduit de colle, puis encoller les écrits sur des feuilles cartonnées et ainsi les données pouvaient se lire comme sur une page de papier, un cahier ou un livre( les rubans étaient débités durant des heures, très rapidement des tonnes de documents).

Elle apprit aussi à transmettre des textes et nouvelles qu'elle recopiait au clavier.
Plus tard, cette formation, cette technique lui permettra de trouver facilement du travail en France....Une application rigoureuse de la technique du télex; c'était une pionnière.

Louise y resta un peu plus de cinq mois, dans sa chambre des alsaciennes, des allemandes, des autrichiennes....Quelques filles étaient de véritables nazis.

Le matin, levée des couleurs (drapeau hitlérien), un uniforme, une nourriture décente...Les alsaciennes détournaient le règlement pour parler discrètement le dialecte entre elles, c'était strictement défendu.
De la solidarité mais pas de véritables amitiés !!

Elle pu revenir en France, le service de travail obligatoire semblait exceptionnellement terminé, sans mission ou devoirs complémentaires.
....

Nicolas était resté au camp disciplinaire de Schirmeck durant quelques mois, sans véritables conséquences. Etant donné son jeune âge en ce début de Seconde Guerre Mondiale, c'était une espèce de camp de redressement, de petites punitions, se déplacer à genoux les mains sur la tête...Etc...Mais pas de véritables corrections ou châtiments.

Il passa Noël 1941 à la maison, Louise n'était pas revenue, une lettre informait d'un retour avant la fin de l'hiver.
Quelques jours plus tard, Louise et Nicolas étaient réunis pour quelques mois de vrais et grands bonheurs.

Les parents de Louise devaient quitter Strasbourg et toute la famille se posa dans un petit village, Irmstett. Les deux amoureux, insoucieux et légers, sans se préoccuper de l'occupation allemande, vivaient un authentique bonheur, en 1942, en Alsace, entre la ville et la campagne.


Louise & Nicolas, près de la Place de la Bourse ! 1942

IMG_0001.jpg

IMG_0002.jpg

Nicolas...sur le pont ! à Strasbourg 1942

Commentaires

Les amoureux sont seuls au Monde !

Écrit par : Z'Yves | 23 avril 2010

La photo est belle!

Tu vas en parler, j'espère qu'"après" ils ont pu se retrouver pour jours heureux!

Écrit par : noelle | 23 avril 2010

Quelques jours..

Écrit par : noelle | 23 avril 2010

Nous somme début 1942, selon dernier paragraphe de la note, ils sont ensemble à Strasbourg ou à la campagne....Mais la guerre se termine en 1945-46

.....

Écrit par : alsacop | 23 avril 2010

En 1942 : quelques mois....

Écrit par : alsacop | 23 avril 2010

C'est amusant car à la base j'avais posé cette photo qui date de près de 70 ans pour Doume !

Ce technicien de l'image me proposa une version plus travaillée en noir et blanc, je désire laisser celle ci car elle reflète la petite photo portrait que je connais depuis toujours.

Merci Doume !

Écrit par : alsacop | 24 avril 2010

Hé oui Doume un peu têtus et cabots les copains...

Écrit par : Z'Yves | 24 avril 2010

Tu verras il nous dira pourquoi j'avais pensé entre autre à lui !

Écrit par : alsacop | 24 avril 2010

je ne vois pas vraiment Alsa..;
mais si c'est une question d'angle de prise de vue...
ou peut-être d'époque et d'allure..;
mais tu nous le diras ...

bonne journée
à propos : j'adore la (les) photo (s) ! toutes les phhotos...
;-D

Écrit par : Doume | 26 avril 2010

Doume, c'est St Paul ! Je pensais que cela te parlerait...En plus la recherche de l'image il y a 70 ans en pleine occupation !

En plus actuellement une méga rénovation !

Écrit par : alsacop | 26 avril 2010

j'ai reconnu St Paul, mais mon attention était sur le sujet principal... la ressemblance des souvenirs aussi... nos anciens, leur allure, leur présence...sur les photos petits modèles à bord dentelés...
;-D

Écrit par : Doume | 26 avril 2010

@ Doume

Beaucoup en dentelés, mais pas celle-ci, et à peine plus grande qu'une photo d'identité...Je pense que j'ai encore l'appareil !

Quand tu penses que cette photo date de 1942, mon père venait de quitter le camp disciplinaire de Schirmeck, il n'avait pas 18 ans....

Quand tu penses que la photo ou carte postale de l'école du Dragon (une autre note) qui date 1905 ou 6, tu aurais pu la prendre actuellement de la hauteur du presbytère protestant, quasi pas de changement, je suis allé sur place samedi dernier.

Écrit par : alsacop | 26 avril 2010

Les commentaires sont fermés.