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11 décembre 2009

Routiers Météo Chargeurs

Routiers


Météo

Chargeurs

Le chauffeur s'acclimate

Souvenons nous de notre chauffeur Routier qui était parti un dimanche soir, sinon relisons ses aventures :

chauffeur-routier-temps-travail.html

transports-routiers-marchandises.html

Nous allons raconter le même transport, nous sommes toujours en décembre, mais dès le dimanche après-midi le chauffeur pense qu'il y aura du brouillard, réveillé durant sa sieste par le bruit de la perceuse du voisin.

Pour gagner du temps il décide de partir à 21h, en passant par les villages, s'il devait être contrôlé il serait tout au plus bloqué jusqu'à 22h [heure légale d'autorisation de circuler pour les poids-lourds les dimanches et jours fériés]....en espérant rencontrer aucun autre incident et surtout pas d'accident, car il ne serait couvert par personne.

Il s'avère que le Routier avait raison, du brouillard, heureusement non givrant, pendant la majorité du trajet, au lieu des six heures de la première version, il aura un temps de conduite de huit heures, en plus en arrivant chez le client le chariot élévateur électrique n'avait pas été chargé, il faut tout "dépoter" pour pouvoir vider la remorque, malgré deux personnes supplémentaires, le déchargement ne sera terminé qu'à neuf heures du matin.

Pour ne pas se retrouver bloqué, durant la manutention au quai du chargeur le chauffeur a manipulé le chronotachygraphe en se mettant sur repos à huit heures du matin, il n'aura ainsi que neuf heures de comptabiliser et ainsi pourra recharger selon les instructions de son employeur....Sur le disque neuf heures au lieu de dix heures de temps de travail !

Comme il était neuf heures du matin, le chauffeur décide de continuer le repos, prendre un petit déjeuné et se reposer un peu, le destinataire accepte, il ne lui demande pas de bouger le véhicule...Donc pas de manipulation du disque pour un temps de conduite de quelques minutes, la chance.

Après cet arrêt, vers dix heures le Routier se rend aux quais de chargement pour son retour et là tout se passe sans aucune contrariété, il aura néanmoins onze heures de temps de travail vers midi lorsqu'il prendra son repos d'un minimum de huit heures.

A vingt heures après avoir dormi et mangé il repart vers une nouvelle nuit dans le brouillard, il n'a pas le choix, le destinataire est une grande surface, il y arrive en retard il est sept heures du matin, il négociera, videra la remorque tout seul...il est dix heures du matin, il aura à nouveau mis le mouchard sur repos pendant la moitié du temps de déchargement, il y a tout de même un petit problème, depuis vingt heures la veille, douze de travail effectif sur le disque.

Le temps d'aller au bureau de son entreprise, il comptabilise vingt cinq heures de travail en rajoutant deux heures trente d'un repos "manipuler" cela ferait vingt sept heures trente, sa femme vient le chercher, nous n'abordons toujours pas le temps du trajet [travail-domicile], à midi il est chez lui, il était parti pendant 39 heures, du dimanche soir vingt et une heure au mardi midi.

Concernant les indemnités de déplacement, ce sera un "Grand déplacement + une nuit", exactement les mêmes que dans le premier scénario.

Commentaires

C'est vraiment les "Forcats de la route".

J'ai bien aimé les accords de cette nuit !

Bon aller je te laisse j'ai match...

Écrit par : Z'Yves | 12 décembre 2009

Un début d'espoir mais une fois de plus c'est de la compensation, ce métier fonctionne comme au temps de l'homme des cavernes, une Convention Collective datant d'un autre âge, des descriptions de métiers ressemblent aux transports des diligences avec les trois malles à l'arrière.
Des mises à jour de grilles inexistantes...une vraie tristesse pour un boulot où tu n'as pas souvent beaucoup de choix, si ce n'est une forte capacité d'adaptation.
Il faudrait tout remettre à plat.....
Nous verrons l'an prochain !

Écrit par : AlsaCop | 12 décembre 2009

La grève sera peut-être évitée, tout petit espoir

A la dernière grève, la menace, c'était suppression du permis!

Écrit par : noelle | 12 décembre 2009

@ Noëlle

Avec la restauration, je pense qu'il s'agit de la profession la plus difficile en France...Trop de paramètres régissent ce genre d'activité.
La dernière grande grève remonte à novembre, décembre 1997....Pays bloqué durant des semaines, en plus la neige était au rendez-vous, sur la route des moments ubuesques mais aussi dangereux.
Les questions posées en 1997 sont toujours sans réponses !
Heureusement qu'un accord semble trouvé...Ce petit espoir permettra aux français de déguster la dinde sereinement.
Un rendez vous est pris pour régler les problèmes de fonds en 2010.

Écrit par : AlsaCop | 12 décembre 2009

d'accord avec toi

c'est peut-être pour déguster la dinde qu'il a été trouvé!

Écrit par : noelle | 12 décembre 2009

J'aime pas la Dinde...
Mais j'aime bien et je supporte les hommes debouts !

Écrit par : Z'Yves | 13 décembre 2009

Pour la dinde ce serait peut-être bien de choisir une solution de proximité...
Il y a d'autres aspects difficiles pour le routier : en cette période, les risques d'agression pour vols...

Écrit par : Rosa | 13 décembre 2009

Un cutter pour couper la bâche, "piquer", dans une petite camionnette, ni vu connu !
J'ai eu à traiter un gros bahut disparu chargé avec des produits finis de Haut de gamme.
Le vol se situe aussi au moment des ruptures de charge....

Pour la dinde, le Marché Gare, c'est une bonne solution....Durant des années nous la commandions dans le village

Écrit par : AlsaCop | 13 décembre 2009

Les commentaires sont fermés.