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15 octobre 2009

Fauteuil Roulant Stationnement Handicapés

Fauteuil roulant

Stationnement

Parking

Handicapés

De base c'est un fauteuil, un meuble relax ou design pour se reposer, se décontracter ....il existe aussi le fauteuil massant et le fauteuil « stressless ».

Me voilà donc dans un fauteuil... « roulant », le progrès ! Mais l'essentiel c'est d'être dans un fauteuil, se déplacer aisément dans un engin sans nuire à l'environnement, un fauteuil roulant électrique, un fauteuil roulant actif (...à l'huile de coude, c'est une chance), un simple fauteuil roulant avec une tierce personne qui pousse le fauteuil roulant avec un humain assis dedans ou dessus.

C'est du transport de personnes, imaginez un peu un sac ou un carton posé délicatement sur un « diable » pour un déplacement de « A » à « Z », l'essentiel c'est de réussir la manutention et d'apporter le colis à bon port, en évitant de trop cogner, d'esquiver le nid de poule et ainsi ne pas briser le verre ou la porcelaine.

La sortie principale d'un fauteuil roulant est généralement liée à l'hôpital, « chouette je suis de sortie », ce matin dans les Dernières Nouvelles d'Alsace, notre quotidien régional, un article de Julia Mangold concernant la logique du parking du Nouvel hôpital civil, voir d'autres parkings strasbourgeois....oui, « Le parcours du combattant » !

Parking extérieur ou parking interne, d'abord trouver un emplacement libre, remercions les ambulances, les taxis, les camionnettes, les baraques de chantier qui squattent allégrement les places spécifiques réservées aux handicapés.

Il ne pleut pas, pas de neige...nous pouvons y aller, tenter d'y parvenir. Assis dans le fauteuil roulant tu es plus bas qu'une voiture ta vision est différente, donc attention car les autres ne le savent pas, même ceux qui décident de l'aménagement de la « piste pour fauteuils roulants », l'abaissement des trottoirs pour te casser le dos, te permettre d'encaisser les chocs...Si pas de grès des Vosges aux descentes des trottoirs. Nous les passons à l'envers, d'abord les grandes roues, plus doux, plus préventifs, le meilleur des « anti-retournements » « anti-basculement ».

Mais tu n'es pas seul, les « collègues fauteuils » les valides, les vélos, les voitures...et l'averse imprévue....et te voilà dans ce grand hôpital (pour ma part, il est très bien), les soignants constatent ton pantalon mouillé, nous parlons des difficultés liés au stationnement et là toujours le même remède, « Prenez un VSL » [Véhicule sanitaire léger], revoilà le débat : je refuse de coûter encore plus cher à la Sécurité Sociale et je veux préserver une partie d'autonomie....

A la sortie tu es certain qu'il y aura une difficulté à la caisse automatique, soit l'une est en panne, soit tu n'accèdes pas à la possibilité de payer tout seul (trop loin, trop haut ou caisse distinctive en arrêt)....et les gens, les autres, certaines sont compatissantes....Mais pas toutes !

Et dans quel état de santé, de motricité se trouve le handicapé, quelquefois c'est terrible...

Les autres services, dans d'autres parkings sont quasi-inexistants, souvent l'abaissement d'un trottoir est fonction de pouvoir le « gravir » ou trop souvent tenter la manœuvre ailleurs, un centimètre peut changer la mobilité d'un fauteuil roulant, une marche une seule, c'est un sens interdit pour le fauteuil roulant, la pente devrait être un peu plus douce....

La vie est belle, j'ai  une voiture aménagée, un dos « en compote », un beau fauteuil roulant actif ( pas d'incapacité aux membres supérieurs), j'ai de la famille, notre maison est agencée pour ma « vie quotidienne », mais les valides devraient tenir compte au moins des lois en place concernant l'accessibilité  des lieux publics, pas pour moi, pour ceux qui sont plus mal, plus pauvres, plus handicapés que moi.

Une question de bon sens ou de 6ème sens !

Grand Corps Malade




Merci d'avoir écouté !


Paroles Grand Corps Malade 6ème Sens

La nuit est belle, l'air est chaud et les étoiles nous matent
Pendant qu'on kiffe et qu'on apprécie nos plus belles vacances
La vie est calme, il fait beau, il est 2 heures du mat'
On est quelques sourires à  partager notre insouciance
C'est ce moment là, hors du temps, que la réalité a choisi
Pour montrer qu'elle décide et que si elle veut elle nous malmène
Elle a injecté dans nos joies comme une anesthésie
Souviens-toi de ces sourires, ce sera plus jamais les mêmes
Le temps s'est accéléré d'un coup et c'est tout mon futur qui bascule
Les envies, les projets, les souvenirs, dans ma tête y'a trop de pensées qui se bousculent
Le choc n'a duré qu'une seconde mais ses ondes ne laissent personne indifférent
« Votre fils ne marchera plus à», voilà  ce qu'ils ont dit à  mes parents
Alors j'ai découvert de l'intérieur un monde parallèle
Un monde où les gens te regardent avec gêne ou avec compassion
Un monde où être autonome devient un objectif irréel
Un monde qui existait sans que j'y fasse vraiment attention
Ce monde-là vit à  son propre rythme et n'a pas les mêmes préoccupations
Les soucis ont une autre échelle et un moment banal peut être une très bonne occupation
Ce monde là  respire le même air mais pas tout le temps avec la même facilité
Il porte un nom qui fait peur ou qui dérange : les handicapés
On met du temps à  accepter ce mot, c'est lui qui finit par s'imposer
La langue française a choisi ce terme, moi j'ai rien d'autre à  proposer
Rappelle-toi juste que c'est pas une insulte, on avance tous sur le même chemin
Et tout le monde crie bien fort qu'un handicapé est d'abord un être humain
Alors pourquoi tant d'embarras face à  un mec en fauteuil roulant
Ou face à  une aveugle, vas-y tu peux leur parler normalement
C'est pas contagieux pourtant avant de refaire mes premiers pas
Certains savent comme moi qu'y a des regards qu'on oublie pas
C'est peut-être un monde fait de décence, de silence, de résistance
Un équilibre fragile, un oiseau dans l'orage
Une frontière étroite entre souffrance et espérance
Ouvre un peu les yeux, c'est surtout un monde de courage
Quand la faiblesse physique devient une force mentale
Quand c'est le plus vulnérable qui sait où, quand, pourquoi et comment
Quand l'envie de sourire redevient un instinct vital
Quand on comprend que l'énergie ne se lit pas seulement dans le mouvement
Parfois la vie nous teste et met à  l'épreuve notre capacité d'adaptation
Les 5 sens des handicapés sont touchés mais c'est un 6ème qui les délivre
Bien au-delà de la volonté, plus fort que tout, sans restriction
Ce 6ème Sens qui apparaît, c'est simplement l'envie de vivre.



 

Commentaires

Je pourrai malheureusement répondre:qu'a fait la gauche,qu'a fait la droite pour prendre ce problème à bras le corps depuis des dizaines d'années ? Il y a quand même la Loi handicap de 2005 qui permet d'avancer même si le retard est énorme,en université il reste de nombreuses universités qui ne peuvent pas accueillir des jeunes handicapés tout simplement parce qu il n'y a pas d'ascenseurs ou de rampes d'accés.Certains travaux démarrent et ici à la Mairie on lance des marchés publics pour l'accessibilité.Il faut reconnaitre que l'on a lancé ce plan avec la Loi Handicap 2005 mais cela va prendre du temps entre 5 et 10 ans je crois pour se mettre aux normes de la Loi.Père d'un enfant titulaire de l'AAH (ce n'est pas le même handicap) je partage bien sûr ce que tu dis.

Pierre

Écrit par : Ulm Pierre | 15 octobre 2009

Je n'ai jamais été handicapé moteur, un peu "Aveugle" 3 semaines et je ne dis pas depuis ma régression...
Mais j'ai beaucoup participé à des commissions extra-municipales "handicap". Nous faisions un tour de ville accompagnant un fauteuil et essayons de résoudre les Pbs rencontrés. Pas facile pour le technicien mais pas facile pour le fauteuil...
De plus devant l'individualisme ambiant je présume que c'est un véritable parcours du combattant. Et tu nous parles de Strasbourg alors imagine à Marseille...
Si tu prends ma place prends donc mon handicap...

Écrit par : Z'Yves | 15 octobre 2009

Je ne pense pas à :"Si tu prends ma place prends donc mon handicap...", non je ne souhaite à personne d'être dans mon état.

Pierre, les lois, les décrets ne sont pas respectés, concernant le Nhc de Strasbourg, l'inauguration date de 2008...certaines "petites erreurs" sont impardonnables, comme je le dis un centimètre peut changer l'instantané d'un handicapé !

Écrit par : alsacop | 15 octobre 2009

Il ne s'agit pas de prendre ta place mais de respecter la tienne...

Écrit par : Z'Yves | 15 octobre 2009

Très beau texte : Alsa tu écris vraiment bien et j'avoue que le plaisir de te lire l'emporte.
Ceci dit j'ai passé 48 heures cet été avec une bonne copine, chercheur, spécialiste des lois sur le handicap.
Théoriquement elle travaille pour l'OMS. Mais, m'a-t-elle dit, l'OMS n'en a rien à faire... Pas aussi payant, économiquement ni médiatiquement que le H1N1 !

Écrit par : Rosa | 15 octobre 2009

Yves

J'avais compris, je voulais simplement clarifier, éviter une incompréhension des lecteurs.

Tu sais le "bagnole" garée sur la place des handicapés, "warning" allumés ferait mieux de se garer en double file ! Je pourrais donner des centaines de petits conseils pratiques pour permettre à le handicapé de vivre mieux...

Paroles de Grand Corps Malade
"Ce monde-là vit à son propre rythme et n'a pas les mêmes préoccupations
Les soucis ont une autre échelle et un moment banal peut être une très bonne occupation
Ce monde là respire le même air mais pas tout le temps avec la même facilité"

Tu sais "le moment banal" peut devenir un enfer !

Écrit par : alsacop | 16 octobre 2009

C'est vrai Rosa, c'est vraiment une histoire d'argent, mais en te battant dans ton rôle de handicapé....beaucoup de personnes t'écoutent, si tu restes le seul à quémander tu as encore plus de possibilités de réussite....
Mais là tu es un égoïste, à titre personnel je fonctionne néanmoins en "solo" pour la partie "handicap".

Écrit par : alsacop | 16 octobre 2009

Je rentre de ma première séance de radio et je suis outré.
Dans la cabine de déshabillage juste avant de rentrer au "studio", il n'y a que des malades !
2 affiches :
Interdiction d'Uriner dans la poubelle bon je veux bien admettre un accident pour des gens affaiblis.
Fermer la porte au verrou !
Est-ce possible d'imaginer que des malades cancéreux puissent voler leurs congénères ?
Dans quel monde vivons nous ?

Écrit par : Z'Yves | 16 octobre 2009

Au Nouvel hôpital civil de Strasbourg, la semaine dernière il venait de se faire arrêter, dans ses poches des cartes de crédit, des espèces volés dans des chambres...il a avoué près d'une centaine de vol en moins d'un an dans cet hôpital....tu peux retrouver les détails dans la presse sur le net.

Donc, oui...il faut tirer le verrou !
Si tu as des problèmes de sphincter tu ne t'amuseras pas à viser la poubelle...c'est un peu "gros".

J'espère que tu penses qu'il ne faut pas du tout bouger pendant l'examen...Courage !

Écrit par : alsacop | 16 octobre 2009

Dans les chambres je veux bien mais là, il n'y a que des malades qui y accèdent... Il faut montrer patte blanche pour y accéder...

T'inquiètes pas, sur le dos les bras sous la tête, la sieste quoi !

Écrit par : Z'Yves | 16 octobre 2009

Le "parapluie" ?

Écrit par : AlsaCop | 16 octobre 2009

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