Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

03 juillet 2008

Qui n'a jamais rêvé de faire péter la banque "cinq"

La rubrique de JnJ revient…

 

5e Partie : Mettons un terme à ces contrats

 

 

Les marchés des contrats à terme ont la faculté d’être des marchés organisés autour d’une chambre de compensation qui se porte garante de mettre les vendeurs en face des acheteurs et inversement. Ainsi chaque acheteur de contrat sera certain de trouver un vendeur acceptant de lui vendre ce même contrat si et seulement ils désirent (l’un et l’autre) transiger au même prix. Dans ce cas, l’acheteur et le vendeur seront exercés sur ce prix commun sans jamais se rencontrer ni même se serrer la main. C’est la chambre de compensation qui se porte alors contrepartie pour l’acheteur et le vendeur et garantit la bonne fin des opérations pour chaque investisseur.

 

 

Dans ces conditions tout participant à la certitude que tout achat peut être effectué à un certain prix convenu dès l’origine de la transaction, mais également qu’il n’y aura jamais de défaut de la part d’un vendeur ou d’un acheteur afin que les traders solvables puisse exécuter leurs investissements en toute quiétude. De cette manière si toutes les transactions sont garanties, il n’y a plus besoin de verser la totalité du montant à investir et un simple dépôt suffit à l’initiation de tout achat.

 

 

Ainsi, un acheteur de contrat à terme sur l’indice CAC 40 d’échéance 20 juin devra par exemple payer au début de chaque achat 225 Euros par contrat valant par exemple 4910 Euros. Si quelques jours plus tard, ce contrat traite à 4950, le trader ayant acheté un contrat aura gagné 40 Euros (4950 – 4910) sur un investissement initial de 225 Euros. Ainsi le rendement de cet investissement est de +18% (40/225) au lieu d’un rendement de +0,8% s’il avait fallu payer la totalité de l’indice. Cet exemple retrace le principe d’effet de levier.

 

 

Si on espère tous un jour bénéficier de ce levier, celui-ci se comporte un peu comme un médicament car il peut provoquer certains effets indésirables dit effet massue. En reprenant l’exemple précédent, si le contrat à terme avait été dénoué à 4890 Euros, la perte aurait été de 20 Euros, soit un rendement négatif d’environ 9% (-20/225). En ayant investi la totalité de l’indice soit 4910 Euros, la perte relative n’aurait été que de -0,4%. L’effet massue ne prouve qu’une simple chose : le levier joue autant à la hausse qu’à la baisse et il faut être extrêmement prudent quant aux pertes importantes que cela peut procurer.

 

 

C’est un peu la leçon dont la Société Générale se souviendra pour longtemps…demain la pratique !

 

Les commentaires sont fermés.