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19 avril 2008

Mai 68

Nous sommes à la veille des 40 ans de mai 68, pour moi et les miens cela faisait un moment que nous étions acteurs.

[Pour ceux qui ne connaissent pas mon blog, je reviens vous proposer 3 notes].

En route vers mai 68, en écoutant pousser nos cheveux…

De l’autonomie à la colocation et vers l'union libre

Noël au Hury

Un 24 décembre au milieu des années 1960 avec deux  pots [Chris & …deClaire] sommes allés au refuge du Hury.

C’était une petite cabane sans eau ni électricité, quelques tables, des bancs et une énorme cheminée ouverte.

Tous les trois avions demandé à nos parents si nous pouvions passer deux jours dans ce refuge, nous avions 15 ou 16 ans, je ne sais plus.

La veille de Noël nous voilà entrain de prendre le train avec nos sacs à dos et la joie de nous retrouver ensemble pour fêter Noël différemment.

Quelques boîtes de pâté de marque «Olida», des baguettes, quelques petites sucreries et des raviolis en conserves pour le 25 décembre à midi.

Sans oublier les transistors pour écouter Europe I ou Rtl, surtout écouter la musique, parler de copines, remettre en cause beaucoup de choses et rêver.

Pour l’eau nous faisions fondre la neige, pour nous chauffer le bois dans la cheminée, pour nous éclairer la lueur du feu [nos lampes de poches si besoin], pour les besoins, dehors dans la nature, pas peur et un peu inconscient.

Nous connaissions l’endroit car nous y étions allés avec les Eedf, bien entendu le matin du 25/12 des « chasseurs » sont passés (juste pour voir qui nous étions, ils avaient des fusils !).

Dans l’après midi sommes redescendus à la gare et direction chez nous.

Aujourd’hui cela semble invraisemblable, et pourtant c’est vrai.

Colocation mixte difficile

Collocation à 4 pots

Un"l" ou deux??

Bien avant "l'Auberge Espagnol" ou la série "Friends", j'ai vécu en collocation dans un appartement avec 3 amis (...de Claire, Chris & Cl); en ce temps la majorité était à 21 ans, ainsi le père de l'un des colocataires pris la responsabilité de signer pour nous (le papa de l'ami Chris, Merci).

Notre motivation de vivre en communauté n'était pas vraiment économique (bien que certains mois réunir la somme du loyer, c était un vrai combat), nous voulions vivre entre pots-les copines chez papa & maman-

L'organisation n'était pas toujours simple, surtout à la cuisine, la salle de bain ou les toilettes, l'implication des garçons dans les tâches ménagères n'était pas évidente.

C'était une école de tolérance, il fallait respecter les règles et organiser les "entrées et sorties" du réfrigérateur, être propre [évier & baignoire] et cool avec les colocataires et les visites.

Très beau moment de vie (24h/24), quinze mois inoubliables, transition entre la fin de nos études et l'installation pour deux d'entre nous en couple.

Mais nous étions déjà ensemble auparavant chez les Eedf ! En colocation saisonnière!!

Union libre en 1969

Union libre aujourd'hui

Au début des années 1970 malgré une loi des années 40 qui permettait cette vie en couple, "vivre à la colle" était condamnait pour des raisons liées à la morale religieuse et au symbole du mariage religieux.

Ce n'était pas officiel, la plupart des droits d'un couple classique était impossible, une suspicion de libertinage était ancré dans les mentalités, le concubinage semblait être une relation de courte durée et aussi taxé d'un manque d'engagement.

Vivre en union libre était rare pour un ménage rentrant dans un schéma classique, nous étions un peu hors du système, mais ma belle, adorable, gracieuse future épouse et moi, avons vécus ainsi, avec chance, heureux et prospères pendant plusieurs années avant de nous marier.

1976, mariage à 4 à la mairie, nous et les 2 témoins [Pela.... & ....de Claire], mais le lendemain mariage religieux, classique, suivi d'un repas en musique avec de nombreux convives.

Dans la foulée, "le joli petit garçon" rentrait au cours préparatoire, tout était rentré dans l'ordre car il était difficile d'expliquer une union hors mariage [les mentalités!], avoir des droits, partager le "matériel"...

Mais le représentant de Dieu disait durant la cérémonie que nous avions l'expérience de la vie de couple, des enfants, que nous étions mature et qu'il était heureux de bénir l'union d'un telle paire.

C'était un "Curé" d'une église catholique qui venait de nous "dédouaner" de cette union libre [merci pour cet engagement], devant les gens présentes, nous venions de gagner un nouveau challenge, la stabilité de deux êtres non mariés était possible.

C'était aussi une façon de braver les parents, les carcans en place mais aussi un effet de mode.

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