16 avril 2008
Orphelin, pupille, victime
Orphelin
Pupille
Victime
Lorsque j’ai démarré le blog, j’avais décidé de rapporter des faits essentiels de ma vie, des aboutissements ou suites d’expériences de mes ascendants, une projection de mon parcours, voir celui de mes enfants.
Trois des quatre articles les plus recherchés concerne les « Orphelins de guerre », les « Pupilles de la Nation », les « Malgré-Nous », il s’agit de souvenirs et de souffrances de (des) générations précédentes.
Je ne pensais pas qu’en 2008, autant de personnes recherchent avant tout le « fric », se payer le prix d’une douleur tout au plus transmise, car ceux qui étaient directement impliqués sont un « peu »dédommagés avec quelques sous.
Si j’exagère, merci de me démontrer le contraire avec courtoisie.
Si vous allez sur un moteur de recherches, si vous « tapez » le premier mot du titre [orphelin], des centaines de milliers de réponses apparaissent, vous pouvez essayer !
Sont relatés des faits tragiques, pénibles, émouvants…Mais presque toujours une demande de reconnaissance, d’honneur et d’argent…Pourquoi cela fonctionne-t-il ainsi ?
En plus de 60 ans, les gens non indemnisées sont trop abondantes, se battre durant des décennies sans aboutir, sans légitimations, c’est dur, mais aussi dur d’y croire.
Ceux qui sont vraiment en souffrance, peuvent éprouver de la « haine » ou de la consternation, vis-à-vis de mes propos, vrai ou faux, sans oublier, tournons nous vers demain.
Pour vous rappeler, pour simplifier je remets ces trois notes…..
Orphelin de père
Orphelin de mère
Mon père est parti alors que je n'avais pas 3 ans, suite a ses blessures de guerre, ma mère a reçu une pension de veuve de guerre, lorsqu'à mon adolescence je me retrouvais seul, l'état m'a versé une pension d'orphelin de guerre pour les 2 parents.
Mon père et ma mère s'étaient fait attraper par les allemands au Col du Bonhomme, alors que tous les deux voulaient rejoindre la France libre, fuir cette occupation allemande.
Mon père se retrouva dans la Wehrmacht (forces armées allemandes) car il était alsacien, ma mère d'abord dans un camp près de Schirmeck, puis par chance (sauvé par un soldat allemand) en Allemagne durant quelques mois dans une unité de travail [Malgrés-Nous & Malgrés-Elles].
Dans les Dna [Dernières Nouvelles d'Alsace], j'ai lu un article concernant ces orphelins de guerre : "Une douloureuse absence" et des témoignages de personnes qui "ont accepté d'ouvrir leurs blessures intimes", des mots très forts sont employés comme "parias""terribles » « départs""dévastés".
Je ne connais pas l'histoire des témoignages réunis par le pasteur Bernard Rodenstein, mais il me semble qu'il s'agit de souffrances et de cas extrêmes; être pupille de la nation ne m'a rien apporté, par contre l'orphelin à touché de l'argent jusqu'à ses 21 ans.
Plus tard, lorsque l' «Allemagne» indemnisa les veuves et orphelins de guerre, je me suis déplacé au Centre Administratif de Strasbourg, une association spécialement crée pour le paiement des indemnisations me permis de remplir un formulaire et me conseilla d'attendre....
J'ai patientais et j'ai obtenu une somme d'environs 7000 francs et quelques mois ou années plus tard, cette association m'a contacté pour me verser un supplément de plus de 1000 francs, j'avais de la chance.
Seul au monde (sans mes parents), j'ai encore eu de la chance avec l'aide de gens (oncles & tantes, pots...), la vie est belle, des cadeaux, des sapins, jeunesse pas vraiment difficiles....La vie de famille avec mon père, ma maman et ma sœur, j'en rêve encore, sans douleur, mais personne ne le sait.
Plus de 60ans après cette guerre, "il ne faut pas oublier"" ok", mais la vie est ailleurs; il faut tenter d'expliquer mais aussi éviter de culpabiliser les générations actuelles.
Juste pour vendre du papier ou la vidéo ?
Pupille de la Nation
Pupille de la Nation majeur, je le suis
Glauque et Anciens Combattants?? Véritable dans l'histoire!!
Etre Pupille de la Nation c'est un titre national décerné par la Nation reconnaissante à ceux dont le père (ou la mère) a donné sa vie pour l'Honneur de la Patrie.
C'est à peu près la définition que j'ai trouvé, mais ce qui me choque c'est un odieux découpage en catégories prouvant l'origine de la réalité des faits décrétés [Mort"bêtement", Enfants de déportés juifs....], mon père était enrôlé de force dans l'armée allemande (les Malgré-nous) et il porte la mention "Mort pour la France".
Cette reconnaissance (ou réparation) donne un droit à la protection et au soutien moral et matériel de l'Etat jusqu'à l'âge de 21 ans (jusqu'à 1975, c'était la majorité). Définition suite & fin.J'affirme n'avoir jamais perçu le moindre sou, donc aucune aide morale ou financière découlant du titre de Pupille de la Nation; moi mon papa c'est dans mes rêves, quant à l'Etat, il a certainement fait un "mix" entre l'orphelin [le chanceux qui a reçu la reconnaissance matérielle] et le pupille [le Titre National!].
Mais je dois en être fier...! Qu'en pensez-vous ?
Lorsque mon père est mort, durant son enterrement, la personne qui me gardait m'a remis un carton de chaussures remplis de "soldats de plomb", m'expliquant que mon père ne voulait pas que je connaisse la guerre....
Je ne suis pas fier, à chaque retour en arrière je suis triste, je ne sais pas mettre des mots sur cette partie de l'histoire, alors lire la lettre de Guy Môquet....Me dérange !
Maintenant "Confier la mémoire" d'un enfant victime de la Shoah à chaque élève de CM2....Je ne sais plus....Je ne suis plus du tout d'accord.
Et vous ?
Malgré-Nous
Malgré-Nous
Dans d'autres articles, "Orphelin de guerre", "Pupille de la Nation", j'ai précisé que mes 2 parents étaient victimes des "décisions ludiques" de l'ennemi durant la Seconde Guerre Mondiale.
Les parents sont toujours restés discrets et les informations ne me sont parvenues que par bribes, mis à part mon père, tel oncle était aussi en Russie, l'autre plus jeune était en 1945 en Pologne alors qu'il n'avait que 17 ans....Tous enrôlés de force dans la Wehrmacht.
Mon père était prisonnier en Russie, malgré une évasion, malgré une grave blessure, malgré les documents en ma possession [André = Andreas]....Je ne sais pas s'il existe des archives qui pourraient permettre de retracer un peu le cheminement des "loisirs" de mes parents alors qu'ils avaient "20 ans".
Si vous avez des sources dites moi vers ou chercher. Merci. [Vous pouvez me les transmettre anonymement].
Mon père est parti rapidement, ma mère aussi, je n'ai pas su ou pu poser les bonnes questions; j'ai bien entendu, étudié cette partie de notre histoire, j'ai visité, lu, visionné, le tout globalement mais je ne voulais pas que mes parents soient acteurs.
A ma naissance, je n'ai parlé que le français, le dialecte alsacien je l'ai appris à "l'école" (Au début du CP, je devais être le seul à savoir parler correctement le français ! Dans mon village pas de maternelle...), plus tard, la langue allemande au lycée.
La volonté des miens était d'appartenir à la France.
Vous savez les alsaciens sont un peu des naufragés, mais heureux d'être enfin à port.
L’Alsace est belle.
11:15 Publié dans Alsace, Histoire | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pension, occupation, témoignage, argent
31 mars 2008
Nouvel Hôpital Civil
Afp ce jour 31 mars 2008
Le "Nouvel Hôpital Civil" de Strasbourg accueille ses premiers patients
Le Nouvel Hôpital Civil de Strasbourg (NHC) a accueilli lundi matin ses premiers patients après avoir été pendant six ans le plus grand chantier hospitalier en France, a-t-on appris auprès du responsable du pôle cardiologie.
Selon le professeur Michel Chauvin, le premier patient, âgé de 74 ans, a été admis en début de matinée en provenance d'un hôpital de la périphérie.
Une quinzaine de transferts sont prévus lundi et une centaine dans la semaine, a-t-il précisé.
D'une capacité de 715 lits, dont au moins 450 seront occupés d'ici fin avril, le NHC, un bâtiment ultra-moderne de 90.000 m2 répartis sur huit niveaux, emploie 2.700 agents, dont environ 500 médecins.
"Il s'agit du plus grand centre hospitalier réalisé depuis l'Hôpital européen Georges Pompidou à Paris", selon Jean-François Lanot, directeur-général adjoint des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg.
Son bloc opératoire central comprend 15 salles autour d'un pôle "coeur-poumon" et d'un pôle "chirurgie-médecine".
Huit salles équipées sont dédiées à la chirurgie cardiovasculaire, thoracique et ophtalmologique. Sept salles sont réservées à la chirurgie urologique et digestive. Toutes disposent "d'un équipement dernier cri" notamment en matière de gestion d'images.
Y sont aussi regroupés les pôles néphrologie-urologie, hépato-digestif, imagerie et biologie. Un centre d'endoscopie et de chirurgie ambulatoire prendra en charge 25 patients par jour soit plus de 6.000 actes par an.
Le NHC est installé en coeur de ville sur le site de 24 hectares de l'Hôpital civil, un ensemble de pavillons datant du XIVe siècle et dont certains seront fermés, leurs services intégrant dans les prochaines semaines le nouveau bâtiment.
© 2008 AFP
Pour moi c'est encourageant, mais je préfère attendre le plus longtemps possible.
15:25 Publié dans Alsace | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : patient, médecin, chirurgie, infirmière
17 mars 2008
Mathilde
Mathilde car née en Alsace
Mathilde adore être le point de mire des autres, comédienne innée pour attirer l'attention et l'admiration de tous.D'une énergie inépuisable, surnommée la "pile électrique", Mathilde me semble déjà être une célébrité [Mathilde....des noces et des festins -Jacques Brel- & les 2 Mathilde, les alsaciennes! ], C’est un amour de petite fille.
Mathilde notre petite fille, enfant rigolote, elle sait ce qu'elle veut et impressionne avec ses gestes théâtraux, elle possède des qualités de coeur...C'est la fille du "joli petit garçon", son grand frère [H] passe souvent ses vacances en Picardie chez ses grands-parents [Mamie & Papi- & d’autres - arrières grand-mères -], sa maman nous l'appellerons [F] comme Fatals Picards.
Cela me rappelle l"Amour à la Française", CD dans la voiture du mari de ma belle fille [Encore une réussite française à l'Eurovision ! ].
Je suis Nonno, comme Epifanio (mon SbiNonno, celui qui avait traversé les Alpes à pieds), car la Mum du "jolie petit garçon" est tout simplement italienne.
Italienne du sud du Sud, c'est ma (P) comme pour un texto et "glm", elle aussi d'une énergie inépuisable que l'on pourrait surnommée électrique.....
Un heureux mélange d'italiens, d'allemands, de suisses, de régions françaises, et beaucoup vivent en Alsace ou y passent une bonne partie d'une année....Attention aux pays qui se rajouterons, la planète terre c'est le monde.
L'une des "Mamie" de celle que nous appelons Mathilde est ainsi une vraie belle italienne, tout comme sa SbiNonna.
"Mathilde est revenue", reprise par Florent Pagny et AlsaCop qui rêve de Patagonie & du "Dakar".
Et une jolie chanson originale : Mathilde de Jacques Brel
18:00 Publié dans Alsace | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : brel, eurovision, nonna, comédienne
25 février 2008
Malgré-Nous
Malgré-Nous
Malgré-Nous
Dans d'autres articles, "Orphelin de guerre", "Pupille de la Nation", j'ai précisé que mes 2 parents étaient victimes des "décisions ludiques" de l'ennemi durant la Seconde Guerre Mondiale.
Les parents sont toujours restés discrets et les informations ne me sont parvenues que par bribes, mis à part mon père, tel oncle était aussi en Russie, l'autre plus jeune était en 1945 en Pologne alors qu'il n'avait que 17 ans....Tous enrôlés de force dans la Wehrmacht.
Mon père était prisonnier en Russie, malgré une évasion, malgré une grave blessure, malgré les documents en ma possession [André = Andreas]....Je ne sais pas s'il existe des archives qui pourraient permettre de retracer un peu le cheminement des "loisirs" de mes parents alors qu'ils avaient "20 ans".
Si vous avez des sources dites moi vers ou chercher. Merci.
Mon père est parti rapidement, ma mère aussi, je n'ai pas su ou pu poser les bonnes questions; j'ai bien entendu étudié cette partie de notre histoire, j'ai visité, lu, visionné, le tout globalement mais je ne voulais pas que mes parents soient acteurs.
A ma naissance, je n'ai parlé que le français, le dialecte alsacien je l'ai appris à "l'école" (Au début du CP, je devais être le seul à savoir parler correctement le français ! Dans mon village pas de maternelle...), plus tard, la langue allemande au lycée. La volonté des miens était d'appartenir à la France.
Vous savez les alsaciens sont un peu des naufragés, mais heureux d'être enfin à port.
Pour d'autres c'était pire, ils ne sont jamais revenus, je vous propose de réécouter ou découvrir Jean Ferrat dans:
Nuit et brouillard [soyez patient merci]
Les paroles pour ceux qui veulent....
Nuit et brouillard Paroles et Musique: Jean Ferrat 1963
Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent
Ils se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres
Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
Dès que la main retombe il ne reste qu'une ombre
Ils ne devaient jamais plus revoir un été
La fuite monotone et sans hâte du temps
Survivre encore un jour, une heure, obstinément
Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs
Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir
Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou
D'autres ne priaient pas, mais qu'importe le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux
Ils n'arrivaient pas tous à la fin du voyage
Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux
Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge
Les veines de leurs bras soient devenues si bleues
Les Allemands guettaient du haut des miradors
La lune se taisait comme vous vous taisiez
En regardant au loin, en regardant dehors
Votre chair était tendre à leurs chiens policiers
On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours
Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour
Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire
Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare
Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter ?
L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été
Je twisterais les mots s'il fallait les twister
Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez
Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants
Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent
Merci à Youtube & Hautetfort qui permettent ces éditions
20:43 Publié dans Alsace | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : guerre, brouillard, parent, archives
20 février 2008
Football
Emile Stahl
Emile Stahl est mort
Hier matin mardi 19 février 2008 j’apprenais que le Président des Pierrots était mort, le lendemain toujours dans les DNA (Dernières Nouvelles d’Alsace), une photo d’Emile Stahl avec André Bord à la une.
Dans mes souvenirs, l’histoire humaine des Pierrots n’a rien à voir avec l’ancien ministre (Président du Racing Club de Strasbourg –RCS-) si ce n’est cette fracture RPSM (Racing Pierrots Strasbourg Meinau), il me semble en 1970.
Dans ma mémoire les Pierrots c’était le stade Vauban, c’était Paco Matéo, c’était un Monsieur Emile Stahl qui donnait une main encourageante, une tape sur l’épaule ou le mot incitant à aller de l’avant, aux très jeunes, même à l’entrée du stade.
Les Pierrots étaient plusieurs fois Champions de France Amateurs, c'est-à-dire aux pieds de la seconde division (2ème ligue actuelle), avec des joueurs qui pouvaient, et certains sont devenus « pro ».
C’était une fierté pour toute l’Alsace [Si les DNA pouvaient éditer les meilleurs articles de cette période] avec un capitaine illustre : Hubert Hausser, certainement bien supérieur à de nombreux professionnels, cet homme souhaitait rester « Amateur », et son président Emile Stahl ne voulait pas monter en 2ème division.
Après le désastre RPSM, l’AS Pierrots-Vauban retrouva cet homme disponible, un protecteur, avec à nouveau des résultats illustres, surtout en Coupe de France et d’autres hommes (G.Hausser, Jacky Duguépéroux…& d’autres.) qui rappellent et ravivent l’histoire du football en Alsace.
Qui ne connaissait pas le nom de Stahl, lié au foot, aux Pierrots & à l’immobilier ?
Et Max Hild, Arsène Wenger…
Des hommes avec les mêmes trippes que le Monsieur qui vient de nous quitter, je ne connaissais pas personnellement Emile Stahl, mais dans mes rêves de gosse ou d’ « ado », Emile Stahl et les Pierrots c’était le « vrai » haut de l’affiche.
16:05 Publié dans Alsace | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : champion, division, france, amateur
17 février 2008
Orphelin de guerre
Orphelin de mère
Mon père est parti alors que je n'avais pas 3 ans, suite a ses blessures de guerre, ma mère a reçu une pension de veuve de guerre, lorsqu'à mon adolescence je me retrouvais seul, l'état m'a versé une pension d'orphelin de guerre pour les 2 parents.
Mon père et ma mère s'étaient fait attraper par les allemands au Col du Bonhomme, alors que tous les deux voulaient rejoindre la France libre, fuir cette occupation allemande.
Mon père se retrouva dans la Wehrmacht (forces armées allemandes) car il était alsacien, ma mère d'abord dans un camp près de Schirmeck, puis par chance (sauvé par un soldat allemand) en Allemagne durant quelques mois dans une unité de travail [Malgrés Nous & Malgrés Elles].
Dans les DNA [Dernières Nouvelles d'Alsace], j'ai lu un article concernant ces orphelins de guerre : "Une douloureuse absence" et des témoignages de personnes qui "ont accepté d'ouvrir leurs blessures intimes", des mots très forts sont employés comme "parias""terribles départs""dévastés".
Je ne connais pas l'histoire des témoignages réunis par le pasteur Bernard Rodenstein, mais il me semble qu'il s'agit de souffrances et de cas extrêmes; être pupille de la nation ne m'a rien apporté, par contre l'orphelin à touché de l'argent jusqu'à ses 21 ans.
Plus tard, lorsque l'Allemagne" indemnisa les veuves et orphelins de guerre, je me suis déplacé au Centre Administratif de Strasbourg, une association spécialement crée pour le paiement des indemnisations me permis de remplir un formulaire et me conseilla d'attendre....
J'ai patientais et j'ai obtenu une somme d'environs 7000 francs et quelques mois ou années plus tard, cette association m'a contacté pour me verser un supplément de plus de 1000 francs, j'avais de la chance.
Seul au monde (sans mes parents), j'ai encore eu de la chance avec l'aide de gens (oncles & tantes, pots...), la vie est belle, des cadeaux, des sapins, jeunesse pas vraiment difficiles....La vie de famille avec mon père, ma maman et ma soeur, j'en rêve encore, sans douleur, mais personne ne le sait.
Plus de 60ans après cette guerre, "il ne faut pas oublier"" ok", mais la vie est ailleurs; il faut tenter d'expliquer mais aussi éviter de culpabiliser les générations actuelles.
Juste pour vendre du papier ou la vidéo.
19:45 Publié dans Alsace | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pension, famille, occupation, blessures


